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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2301513

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2301513

mercredi 19 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2301513
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère chambre
Avocat requérantVIENS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 mars 2023, M. D, représenté par Me Viens, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 23 novembre 2022 par laquelle l'Office français de l'intégration et de l'immigration a décidé la cessation des conditions matérielles d'accueil, ensemble la décision implicite du 6 février 2023 rejetant son recours administratif ;

2°) d'enjoindre à l'Office français de l'intégration et de l'immigration de rétablir les conditions matérielles d'accueil depuis le 23 novembre 2022 et de lui verser, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, l'allocation de demandeur d'asile depuis le 23 novembre 2022 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que les décisions :

- sont entachées d'un vice de procédure en ce que le délai de 15 jours de la procédure contradictoire préalable n'a pas été respecté ;

- sont insuffisamment motivées ;

- sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 juillet 2024, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au non-lieu à statuer.

Il soutient qu'il a rétabli les conditions matérielles d'accueil.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 janvier 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par sa requête, M. B, né le 3 septembre 1997 et de nationalité afghane, demande l'annulation de la décision du 23 novembre 2022 par laquelle l'Office français de l'intégration et de l'immigration a décidé la cessation des conditions matérielles d'accueil, ainsi que la décision implicite du 6 février 2023 rejetant son recours administratif.

2. Il ressort des pièces du dossier que les conditions matérielles d'accueil ont été rétablies à titre rétroactif au profit de M. B dès le mois d'avril 2023 ainsi que le fait valoir l'Office français de l'intégration et de l'immigration, lequel en justifie. Par suite, le litige a perdu son objet en cours d'instance et il n'y a dès lors plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et les conclusions à fin d'injonction.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Office français de l'intégration et de l'immigration une quelconque somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et à fin d'injonction de la requête de M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. E B, à Me Viens et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

Délibéré après l'audience du 6 février 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Fabienne Corneloup, présidente,

Mme Sophie Crampe, première conseillère,

M. Nicolas Huchot, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 février 2025.

Le rapporteur,

N. A

La présidente,

F. Corneloup

La greffière,

M. C

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier le 19 février 2025,

La greffière,

M. C

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