mardi 25 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2302212 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | PASSET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 avril et 23 novembre 2023, Mme D C, représentée par Me Passet, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 11 avril 2023 par laquelle le département de l'Hérault lui a retiré son agrément d'assistante familiale ;
2°) de mettre à la charge du département de l'Hérault une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision est entachée d'une inexactitude matérielle des faits et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la signature de sa part d'un document relevant de l'autorité parentale ne saurait caractériser une faute d'une gravité suffisante de nature à fonder une mesure de retrait d'agrément ;
- les évaluations dont elle a fait l'objet en 2010, 2015 et 2019 ne confirment aucunement des manquements dans la mise en place des suivis et accompagnements des enfants confiés ;
- elle a montré sa volonté d'améliorer son exercice professionnel, en s'inscrivant à une formation relative à l'analyse des pratiques ;
- ses difficultés ne concernent que ses relations avec Mme A ;
- l'incendie chez elle n'était que mineur et isolé ;
- s'agissant de l'entorse du jeune B elle a informé les services du département le lendemain ;
- l'incident isolé la nuit au bord de la plage ne saurait caractériser une faute d'une gravité suffisante de nature à fonder une mesure de retrait d'agrément ;
- s'agissant de la traversée à la nage de l'Orb, les adolescents, âgés de 12 et 14 ans, savent nager, elle est elle-même titulaire de plusieurs diplômes de natation dont un brevet de surveillant de baignade et elle était présente à leurs côtés ;
- elle a constaté que deux enfants avait volé des objets dans un magasin, ainsi que de l'argent à elle et B ; elle a été obligée de l'enfermer dans sa chambre afin d'éviter qu'elle passe à l'acte suite aux menaces de fugue et de prostitution et non pour la punir ; la jeune fille avait une personnalité difficile et l'a agressée.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 26 juillet et 29 décembre 2023, le département de l'Hérault, représenté par Me Silleres, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme C une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable faute de moyen ;
- les moyens de légalité interne sont irrecevables puisque soulevés après l'expiration du délai de recours ;
- les moyens sont en tout état de cause non fondés.
Par un mémoire enregistré le 17 février 2025, Mme C déclare se désister de sa requête.
Par un mémoire, enregistré le 25 février 2025, le département de l'Hérault déclare accepter ce désistement en maintenant ses conclusions au titre des frais de l'instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lauranson,
- les conclusions de Mme Lorriaux, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D C a été agréée puis recrutée en qualité d'assistante familiale par le conseil départemental de l'Hérault respectivement en mai 2000 et mars 2003. Elle a obtenu un agrément pour l'accueil de trois mineurs le 8 janvier 2020 valable jusqu'au 25 mars 2025. A la suite de l'avis de la commission consultative paritaire départementale du 28 mars 2023, le président du conseil départemental de l'Hérault a retiré son agrément par une décision du 11 avril 2024.
2. Par mémoire enregistré au greffe du tribunal le 17 février 2025, Mme C a fait part au tribunal de son intention de se désister de l'instance qu'elle a introduite. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme C la somme que demande le département de l'Hérault au titre des frais qu'il a exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de Mme C.
Article 2 : Les conclusions présentées par le département de l'Hérault en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C et au département de l'Hérault.
Délibéré après l'audience du 11 mars 2025, à laquelle siégeaient :
M. Jérôme Charvin, président,
M. Mathieu Lauranson, premier conseiller,
Mme Aude Marcovici, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mars 2025.
Le rapporteur,
M. Lauranson
Le président,
J. Charvin La greffière,
A-L. Edwige
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 25 mars 2025
La greffière,
A-L. Edwige
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026