vendredi 16 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2303146 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 31 mai 2023, M. B A, représenté par Me Yamova, demande au juge des référés :
1°) de suspendre l'exécution de la décision du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) en date du 31 mars 2023 portant rejet de sa demande de délivrance d'une carte professionnelle ;
2°) d'enjoindre au CNAPS de réexaminer sa demande dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'ordonnance sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et de lui délivrer une autorisation provisoire d'exercer dans l'attente de ce réexamen, ou à défaut, d'enjoindre au CNAPS de lui délivrer une autorisation provisoire d'exercer dans l'attente du jugement au fond ;
3°) de condamner le CNAPS à lui verser la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que l'exécution de la décision contestée l'empêche d'exercer son activité professionnelle d'agent de sécurité ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée : elle a été prise par une autorité incompétente ; elle est entachée d'erreur de droit, d'erreur de fait et d'une erreur d'appréciation dès lors que son comportement n'est pas incompatible avec une activité privée de sécurité.
Par un mémoire enregistré le 7 juin 2023, le CNAPS conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que par décision du 31 mai 2023 il a été fait droit à la demande de renouvellement de la carte professionnelle de M. A.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Jérôme Charvin, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. A demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) en date du 31 mars 2023 portant rejet de sa demande de délivrance d'une carte professionnelle.
2. Il résulte de l'instruction que le directeur du CNAPS a, par décision du 31 mai 2023, fait droit à la demande de M. A tendant à la délivrance de la carte professionnelle qu'il sollicitait. Dans ces conditions, les conclusions de M. A tendant à la suspension de la décision portant rejet de sa demande de délivrance d'une carte professionnelle et à ce qu'il soit enjoint au CNAPS de lui délivrer ladite carte sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge du CNAPS la somme demandée par M. A en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction présentées par M. A.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au Conseil national des activités privées de sécurité.
Fait à Montpellier, le 16 juin 2023.
Le juge des référés,
J. Charvin
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 16 juin 2023
La greffière,
A. Lacaze
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