jeudi 12 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2304138 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | magistrat COUEGNAT |
| Avocat requérant | BELLOTTI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 13 juillet et 7 août 2023 et le 27 août 2024, complétés par des pièces le 27 août 2023 et le 28 août 2024, Mme A C, représentée par Me Bellotti, demande au tribunal :
1°) d'annuler le solde de sa dette d'aide personnalisée au logement et le remboursement des sommes prélevées sur son compte pendant deux années ;
2°) d'annuler ou de réformer la décision de rejet de remise gracieuse querellée ;
3°) d'accorder en conséquence, à titre principal, une remise gracieuse totale ou, à titre subsidiaire, une remise gracieuse partielle à tel montant qui plaira au tribunal ;
4°) d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales de l'Hérault de rembourser les sommes déjà indûment recouvrées et qui feraient l'objet d'une remise gracieuse totale ou, en cas de remise gracieuse partielle, les sommes que désignera le Tribunal ;
5°) de condamner la caisse à lui verser 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 800 euros à son conseil en application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Elle soutient que :
- depuis le jugement rendu le 22 décembre 2022, elle a reçu un courrier de la caisse d'allocations familiales, qui reconnaît enfin sa responsabilité dans la constitution de l'indu et justifie sa nouvelle requête ;
- elle a rencontré des difficultés financières depuis la notification de cette dette, compte tenu des prélèvements opérés sur les faibles droits dont elle disposait encore, outre le stress permanent occasionné par ce litige ;
- une remise totale, ou à défaut partielle doit lui être accordée, dès lors qu'elle justifie de sa situation de précarité, et que sa bonne foi n'est pas remise en cause par la caisse.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 22 et 28 août 2024, la caisse d'allocations familiales de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable, les indus en litige ayant déjà été soumis à la juridiction qui a rendu un jugement ayant l'autorité de la chose jugée ; en outre le courrier contesté n'a fait l'objet d'aucun recours préalable ;
- en ce qu'elle semble porter sur une demande de dommages et intérêts, la requête est irrecevable, faute d'une demande préalable en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative ;
- si la bonne foi de l'allocataire n'est pas remise en cause, aucune preuve de sa précarité n'est apportée, alors même que la requérante est connue salariée.
Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 23 janvier 2024, Mme C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle (25 %).
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- la code de la sécurité sociale ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Couégnat, première conseillère, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Couégnat, magistrate désignée,
- et les observations de Me Bellotti, représentant Mme C.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par un jugement rendu le 22 décembre 2022, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté le recours formé par Mme C à l'encontre d'indus d'aide personnalisée au logement de 2 538,03 euros et de 216 euros, notifiés par la caisse d'allocations familiales de l'Hérault les 18 février et 2 mars 2021, en statuant tant sur le bien fondé des indus que sur la remise partielle, à hauteur de 1 995,77 euros, accordée à l'intéressée par la caisse d'allocations familiales le 2 juillet 2021. Par un courrier du 1er avril 2023, la caisse d'allocations familiales de l'Hérault a rappelé à l'allocataire le montant du solde de l'indu restant à sa charge. Par un courrier du 22 mai 2023, Mme C a adressé une nouvelle réclamation à la caisse d'allocations familiales. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation de la décision implicite de rejet opposée à cette réclamation.
Sur le bien-fondé du solde des indus :
2. En faisant valoir que la caisse lui a confirmé que la constitution de l'indu est imputable à une erreur de ses services et en demandant au tribunal l'annulation du solde de sa dette d'aide personnalisée au logement et le remboursement des sommes prélevées sur son compte pendant deux années, Mme C doit être regardée comme saisissant à nouveau le tribunal d'une contestation du bien-fondé des indus précités. Par suite la caisse d'allocations familiales de l'Hérault est fondée à opposer l'autorité de la chose jugée par le jugement du 22 décembre 2022 devenu définitif.
Sur la remise gracieuse :
3. Il ne résulte pas des termes de la réclamation adressée par l'allocataire à la caisse d'allocations familiales le 22 mai 2023, qui tendent à contester l'indu au motif qu'elle n'est pas responsable de sa constitution, ni d'aucune autre pièce du dossier, que Mme C aurait saisi la caisse d'allocations familiales de l'Hérault d'une nouvelle demande de remise de dette. En tout état de cause, l'avis d'imposition 2024 sur les revenus de 2023 produit par Mme C fait apparaître un revenu global de 21 583 euros de salaires et 5 388 euros de pensions alimentaires, soit une moyenne mensuelle de 2 270 euros. Les justificatifs des ressources au titre des mois de mai à juillet 2024 font apparaître des revenus en moyenne comparables. Dans ces conditions, même si Mme C fait valoir des charges mensuelles d'un montant de 1 038 euros, elle ne démontre pas qu'elle se trouverait dans une situation de précarité telle qu'il ne pourrait lui être demandé de procéder au remboursement, au besoin échelonné, du solde de sa dette.
4. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité des conclusions portant sur une remise gracieuse, que les conclusions de Mme C tendant à l'annulation de la décision implicite par laquelle la caisse d'allocations familiales de l'Hérault a rejeté sa réclamation du 25 mai 2023 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
DECIDE:
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, à la caisse d'allocations familiales de l'Hérault et à Me Bellotti.
Rendu public par mise à dispositions au greffe le 12 septembre 2024.
La magistrate désignée,
M. Couégnat La greffière,
M. B
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 12 septembre 2024
La greffière,
M. B
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026