jeudi 2 octobre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2305662 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL GIL-FOURRIER CROS CRESPY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et mémoire enregistrés le 4 octobre 2023 et 14 février 2024, M. A... et Mme C..., représentée par Me Maillot demande au tribunal :
1°) d’annuler le refus implicite de délivrance de l’arrêté d’alignement individuel du maire de la commune de Montbazin ;
2°) d’annuler l’arrêté d’alignement individuel du maire de la commune de Montbazin du 19 juillet 2023 en tant qu’il comporte la mention d’un délai de validité d’un an ;
3°) d’enjoindre au maire de la commune de Montbazin de délivrer l’arrêté d’alignement individuel sollicité, en supprimant l’article 4, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à charge de la commune de Montbazin la somme de 2 000 euros à leur verser au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le non-lieu à statuer opposé en défense doit être rejeté ;
- l’arrêté d’alignement individuel du 19 juillet 2023 n’a pas fait l’objet d’une transmission au contrôle de légalité ;
- l’arrêté d’alignement individuel du 19 juillet 2023 ne leur a pas été notifié ;
- l’arrêté litigieux est illégal en ce qu’il fixe une durée de validité
Par un mémoire en défense enregistré le 24 janvier 2024, la commune de Montbazin, représentée Me Crespy conclut au rejet de la requête et de mettre à charge de M. A... B... et Mme C... D... à la somme de 2 000 euros à lui verser au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu’il y a plus lieu à statuer à raison de l’intervention de l’arrêté du 3 avril 2025 portant alignement des parcelles cadastrées section AA n° 88 et N° 89.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la voirie routière ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A... et Mme C... sont propriétaires des parcelles cadastrées section AA n°88 et 89 sises 5, Plan du Château dans la commune de Montbazin. Par courrier réceptionné le 24 mai 2023, ils ont sollicité du maire la délivrance d’un arrêté d’alignement individuel au Plan du Château, au droit des parcelles cadastrées précitées. Par la présente requête, les requérants demandent l’annulation de la décision implicite de rejet du 24 juillet 2023 et de l’arrêté d’alignement individuel du 19 juillet 2023.
2. Par arrêté du 3 avril 2025, la commune de Montbazin a adopté un arrêté d’alignement délimitant la limite entre le domaine public routier et la propriété formée par les parcelles cadastrées section AA n°88 et 89.
3. Dès lors, en application du 3° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il y a lieu, par ordonnance, de constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation du refus implicite de délivrance de l’arrêté individuel d’alignement.
4. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de rejeter les conclusions des parties au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la décision implicite de refus, ainsi que celles à fin d’injonction.
Article 2 : Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifié à M. B... A..., Mme D... C... et la commune de Montbazin.
Fait à Montpellier, le 03 octobre 2025.
Le vice-président,
E. Souteyrand
La République mande et ordonne au préfet de l’Hérault en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 3 octobre 2025.
La greffière,
S. Lefaucheur
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Conseil d'État — N° 515333
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.
03/05/2026
Conseil d'État — N° 509298
Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 507528
Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.
09/04/2026