jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2305763 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | BEZAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 9 octobre 2023 et le 4 avril 2024, Mme C A et M. F E, représentés par Me Bezaud, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 juin 2023 par lequel le maire de la commune de Montarnaud a accordé un permis d'aménager à la commune pour la création de six lots à bâtir sur les parcelles cadastrées section AH n°18 à 20 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Montarnaud la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que l'arrêté :
- a été signé par une autorité incompétente ;
- est entaché d'un défaut de signature ;
- méconnaît l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme en ce qui concerne la capacité du réseau d'eau potable.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 29 janvier 2024 et le 28 juin 2024, la commune de Montarnaud, représentée par la Selarl Valette-Berthelsen, conclut dans le dernier état de ses écritures au non-lieu à statuer.
Elle soutient que l'arrêté en litige a été retiré par un arrêté du 24 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B ;
- les conclusions de M. Goursaud, rapporteur public ;
- les observations de Me Bezaud, représentant Mme A et M. E ;
- et les observations de Me Valette, représentant la commune de Montarnaud.
Considérant ce qui suit :
1. La commune de Montarnaud a sollicité à son bénéfice un permis d'aménager déposé le 21 avril 2023 pour la réalisation de six lots à bâtir sur les parcelles cadastrées section AH n°18, 19 et 20 lui appartenant. Par un arrêté du 29 juin 2023, le maire de la commune a accordé le permis d'aménager sollicité. Par leur requête, Mme A et M. E, voisins immédiats, demandent l'annulation de l'arrêté du 29 juin 2023.
2. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du pourvoi dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à procéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet le pourvoi formé à son encontre, à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive.
3. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 24 juin 2024, le maire de la commune de Montarnaud a procédé au retrait du permis d'aménager en litige, et que cet arrêté n'a pas été contesté dans le délai de recours contentieux. Par suite, l'exception de non-lieu à statuer opposée par la commune de Montarnaud doit être accueillie.
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Montarnaud, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Mme A et M. E la somme qu'ils réclament au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 29 juin 2023 par lequel le maire de la commune de Montarnaud a accordé un permis d'aménager à la commune.
Article 2 : Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à Mme C A, à M. F E et à la commune de Montarnaud.
Délibéré après l'audience du 12 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Fabienne Corneloup, présidente,
Mme Michelle Couégnat, première conseillère,
M. Nicolas Huchot, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.
Le rapporteur,
N. B
La présidente,
F. CorneloupLa greffière,
M. D
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 26 septembre 2024,
La greffière,
M. D
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026