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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2306088

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2306088

lundi 23 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2306088
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montpellier, saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Pyrénées-Orientales de lui délivrer un titre de séjour, a pris acte de son désistement pur et simple. Le requérant, qui invoquait notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 423-21 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, a abandonné son action après l’octroi d’un rendez-vous pour déposer sa demande. Le tribunal a donc constaté le désistement sans examiner le fond du litige.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 octobre 2023, M. A B, représenté par Me Summerfield, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Pyrénées-Orientales a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet des Pyrénées orientales de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, ou, à défaut, de saisir la commission du titre de séjour et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'irrégularité en ce que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

Par un mémoire en défense enregistré le 30 juillet 2024 le préfet des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête puisqu'un rendez-vous pour qu'il puisse déposer sa demande d'admission au séjour lui a été octroyé.

Par un mémoire enregistré le 30 août 2024, M. A B déclare se désister purement et simplement de sa requête.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 septembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée, relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Les parties n'étants pas présentes ni représentées, le rapport de Mme Villemejeanne a été entendu, au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant albanais né le 14 juin 1974, déclare être entré en France le 8 mars 2013. Il a sollicité le 4 juillet 2023, une demande de titre de séjour. En raison du silence gardé pendant quatre mois sur sa demande, M. B demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle le préfet des Pyrénées-Orientales a refusé de l'admettre au séjour.

2. Par un mémoire enregistré le 31 août 2024, M. B a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple, rien ne fait obstacle à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1 er: Il est donné acte du désistement de M. B.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, et au préfet des Pyrénées-Orientales.

Délibéré après l'audience du 9 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Gayrard, président,

Mme Pater, première conseillère,

Mme Villemejeanne, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 septembre 2024.

La rapporteure,

P. Villemejeanne

Le président,

J-P. GayrardLe greffier,

S. Sangaré

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées orientales en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 23 septembre 2024.

Le greffier,

S. Sangaré

sa

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