mardi 21 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2306517 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Vice-Président CHARVIN |
| Avocat requérant | MARGALL, D'ALBENAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 novembre 2023 et un mémoire enregistré le 24 mars 2024, M. B A demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de Viols-le-Fort a rejeté sa demande de communication d'un certificat de non-opposition à déclaration préalable DP 343434 22 M0020 ;
2°) d'enjoindre au maire de Viols-le-Fort de lui délivrer le certificat sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Viols-le-Fort la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- le document transmis par la commune ne comporte pas les mentions prévues à l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme et ne constitue donc pas le document sollicité mais seulement une attestation de non-contestation de la conformité ; il ne comporte en outre pas la mention des nom, prénoms et qualité de son signataire.
Par un mémoire enregistré le 23 février 2024 et un bordereau de pièces enregistré le 16 décembre 2024, la commune de Viols-le-Fort, représentée par la SELARL Territoires avocats, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
Elle soutient que la requête a perdu son objet dès lors qu'a été délivré à l'intéressé un certificat de non-opposition à déclaration préalable le 20 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, M. Charvin, vice-président, pour statuer sur les litiges visés audit article.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Charvin, rapporteur ;
- les conclusions de Mme Lorriaux, rapporteure publique ;
- et les observations de Me D'Audigier, représentant la commune de Viols-le-Fort.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a sollicité, le 7 juin 2023, la délivrance d'un certificat de décision de non-opposition à la déclaration préalable déposée en mairie le 17 juin 2022. En l'absence de réponse à sa demande, il a saisi, le 11 juillet 2023, la commission d'accès aux documents administratifs (CADA), laquelle a rendu son avis le 18 octobre 2023. Par la présente requête, il demande l'annulation de la décision implicite par laquelle le maire de Viols-le-Fort a refusé de lui communiquer l'attestation sollicitée et qu'il soit enjoint sous astreinte à la commune de lui communiquer ce document.
2. D'une part, sont considérés comme documents administratifs, en vertu de l'article L. 300-2 du code des relations entre le public et l'administration, les documents produits ou reçus par les collectivités territoriales, dans le cadre de leur mission de service public. Aux termes de l'article L. 311-1 du même code : " Sous réserve des dispositions des articles L. 311-5 et L. 311-6, les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de publier en ligne ou de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre. ".
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme : " En cas de permis tacite ou de non-opposition à un projet ayant fait l'objet d'une déclaration, l'autorité compétente en délivre certificat sur simple demande du demandeur, du déclarant ou de ses ayants droit. / Ce certificat mentionne la date d'affichage en mairie ou la date de publication par voie électronique de l'avis de dépôt prévu à l'article R. 423-6. () ".
4. Il ressort des pièces du dossier qu'en réponse à la demande de M. A du 7 juin 2023, la commune de Viols-le-Fort lui a communiqué, le 19 juin 2023, un document par lequel le maire atteste à la fois que la déclaration préalable DP 343434 22 M0020 a fait l'objet d'une autorisation tacite, que les travaux réalisés par le pétitionnaire sont conformes à cette déclaration préalable et qu'ils n'ont fait l'objet d'aucune contestation. M. A n'étant pas satisfait par la communication de ce document, la commune a établi, le 20 février 2024, en application des dispositions de l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme, et versé à l'instance, une attestation de non-opposition à déclaration préalable pour les travaux de pose d'un climatiseur déclarés et réalisés par M. A. Ce document, qui comporte la signature lisible de son auteur, doit être regardé, alors même qu'il ne mentionnerait pas de date de publication de l'avis de dépôt tel que cela est prévu par l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme, comme correspondant au document réclamé par le requérant. Par suite, les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet de la demande de communication de l'attestation de non-opposition à déclaration préalable sont devenues sans objet. Il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer ni d'ordonner aucune mesure d'exécution.
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Viols-le-Fort, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme quelconque au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction présentées par M. A.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Viols-le-Fort.
Copie en sera adressée à la commission d'accès aux documents administratifs (CADA).
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 janvier 2025.
Le vice-président désigné,
J. CharvinLa greffière,
A-L. Edwige
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 21 janvier 2025,
La greffière,
A-L. Edwige
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026