LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2400129

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2400129

jeudi 28 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2400129
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantSCP CHARREL ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 8 janvier 2024, le 1er juillet 2024 et le 2 septembre 2024, Mme H J, Mme B E épouse D, M. F D et Mme I K, représentés par Me Avallone, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 21 juillet 2023 par lequel le maire de la commune de Frontignan-la-Peyrade a accordé à l'OPH Hérault Logement un permis de construire pour la construction de huit bâtiments pour 53 logements au total, ensemble la décision implicite rejetant leur recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Frontignan la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente ;

- le dossier de permis de construire était incomplet en ce que les documents graphiques ne permettent pas d'apprécier l'insertion du projet dans l'environnement et en ce qu'il ne contenait pas de plan de division ;

- l'arrêté méconnaît l'article UB4 du règlement du plan local d'urbanisme en ce qui concerne les eaux pluviales et la prescription est insuffisante ;

- l'arrêté méconnaît l'article UB6 du règlement du plan local d'urbanisme en ce qui concerne les règles de retrait ;

- l'arrêté méconnaît l'article UB7 du règlement du plan local d'urbanisme en ce qui concerne les retraits des constructions par rapport aux limites séparatives ;

- l'arrêté méconnaît l'article UB10 du règlement du plan local d'urbanisme en ce qui concerne la hauteur du bâtiment B ;

- l'arrêté méconnaît l'article UB11 du règlement du plan local d'urbanisme en ce qui concerne les panneaux brises vues :

- l'arrêté méconnaît l'article UB13 du règlement du plan local d'urbanisme en ce qui concerne les plantations des aires de stationnement ;

- l'arrêté méconnaît l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme au titre de la loi littorale ;

- l'arrêté méconnaît l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 15 mai 2024 et le 30 juillet 2024, la commune de Frontignan, représentée par Me Mouakil, conclut :

- au rejet de la requête ;

- à titre subsidiaire, à ce que les procédures de régularisation des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme soient mises en œuvre ;

- et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme J et autres au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par des mémoires enregistrés le 17 mai 2024 et le 30 juillet 2024, l'Office public de l'habitat, Hérault Logement, représenté par la SCP CharreletAssociés, conclut :

- au rejet de la requête ;

- à titre subsidiaire, à ce que les procédures de régularisation des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme soient mises en œuvre ;

- et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme J et autres au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable pour défaut d'intérêt à agir ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. C ;

- les conclusions de M. Goursaud, rapporteur public ;

- les observations de Me Avallone, représentant Mme J et autres ;

- les observations de Me Mouakil, représentant la commune de Frontignan ;

- et les observations de Me Carnelutti, représentant l'OPH Hérault Logement.

Une note en délibéré présentée pour Mme J et autres a été enregistrée le 15 novembre 2024.

Une note en délibéré présentée pour l'OPH Hérault Logement a été enregistrée le 15 novembre 2024.

Considérant ce qui suit :

1. L'office public de l'habitat Hérault Logement a déposé le 6 janvier 2023 une demande de permis de construire un ensemble de huit logements pour 53 logements au total sur les parcelles cadastrées section CI n°77, 286, 287, 529 et 629 au sein de la ZAC des Pielles à Frontignan. Par un arrêté du 21 juillet 2023, le maire de la commune a accordé le permis de construire sollicité. Mme J et autres demandent l'annulation de cet arrêté ainsi que la décision implicite rejetant leur recours gracieux reçu le 19 septembre 2023.

Sur la fin de non-recevoir :

2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager que si la construction, l'aménagement ou les travaux sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation ".

3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Lorsque le requérant, sans avoir contesté le permis initial, forme un recours contre un permis de construire modificatif, son intérêt pour agir doit être apprécié au regard de la portée des modifications apportées par le permis modificatif au projet de construction initialement autorisé. Il appartient dans tous les cas au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.

4. Il est constant que chacun des requérants est voisin immédiat du projet, et que lesdits requérants invoquent une perte d'ensoleillement, la création de vue sur leur propriété, la création de nuisances supplémentaires engendrées par l'aménagement de 53 nouveaux logements et la perte de valeur vénale de leurs biens. Par suite, il ressort des pièces du dossier que la fin de non-recevoir opposée par Hérault Logement doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

5. En premier lieu, par un arrêté du 20 juillet 2020 affiché le 28 juillet 2020, le maire a donné délégation à M. Frédéric Aloy, conseiller municipal délégué à l'urbanisme, à l'aménagement et au développement économique, à l'effet de signer les décisions en matière d'urbanisme, dont les permis de construire. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; () ; c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; () ".

7. La circonstance que le dossier de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité la décision de non-opposition qui a été accordée que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

8. Il ressort des pièces du dossier que le dossier de permis de construire propose plusieurs documents graphiques représentant les bâtiments collectifs à construire les plus hauts et les bâtiments de logements individuels depuis la voie publique et les autres documents du permis de construire, dont notamment les plans des façades et la notice descriptive, ont permis au service instructeur d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement. Par ailleurs, plusieurs vues aériennes permettaient de tenir compte des constructions voisines aux alentours de la vaste zone de construction d'environ 4 000m2. Par suite, le moyen tiré de l'incomplétude du dossier quant aux documents graphiques doit être écarté.

9. En troisième lieu, contrairement à ce que soutiennent les requérants, le projet en litige n'emporte aucune division foncière au titre des maisons individuelles créées dans le cadre du projet et le dossier de demande porte sur l'ensemble du terrain d'assiette des parcelles correspondant au lot 7a et 7b créés dans le cadre de la ZAC. Par suite, le moyen tiré de ce que le dossier ne contenait pas de plans de division doit être écarté comme inopérant.

10. En quatrième lieu, aux termes de l'article UB4 du règlement du plan local d'urbanisme, en ce qui concerne les eaux pluviales : " () 3. EAUX PLUVIALES : Le projet doit prendre en compte la gestion quantitative et qualitative de ses rejets. A ce titre, le rejet direct des eaux de ruissellement vers le domaine public ou dans le réseau pluvial est interdit sans mise en place de techniques alternatives (infiltration, dispersion, rétention) au préalable. D'autre part, toute opération doit être conçue de façon à : - ne pas faire obstacle au libre écoulement des eaux pluviales. - éviter de modifier les conditions d'écoulement et / ou la qualité des eaux de ruissellement ; - ne pas aggraver le ruissellement vers l'aval ; - favoriser le ralentissement et l'étalement des eaux de ruissellement sur la parcelle ; - favoriser les techniques alternatives et l'infiltration lorsque les conditions le permettent (nature de sol, qualité, ) ; - justifier du choix du ou des points de rejet en cas de raccordement (après compensation). En l'absence de caniveau ou de fossé ou de réseau suffisamment dimensionné, les eaux pluviales doivent être éliminées sur la propriété, - en aucun cas, les eaux pluviales ne doivent être rejetées dans le réseau d'assainissement des eaux usées s'il existe. Enfin, pour toute urbanisation nouvelle, un dispositif de compensation sera dimensionné sur la base suivante : - Volume minimum = 120 l / m² imperméabilisé - Débit de fuite maximum avant surverse : 30 l/s/ha de parcelle, avec un minimum de 2 l/s. Le débit de fuite est à éliminer en priorité sur la parcelle (infiltration, dispersion, évaporation). Il conviendra en outre de se reporter au cahier de recommandation en matière d'assainissement pluvial de la commune annexé au PLU. () "

11. Tout d'abord, si le projet en litige prend place sur une ancienne friche industrielle après sa destruction, il est toutefois constant qu'il doit être considéré comme une urbanisation nouvelle au sens des dispositions précitées, dès lors que le terrain d'assiette du projet était entièrement nu après destruction totale des anciennes constructions, si bien que les dispositions précitées du plan local d'urbanisme quant à la mise en place d'un dispositif de compensation à hauteur de 120 l par m2 imperméabilisé avec un débit de fuite maximum avant surverse de 30 litres par seconde par hectare de parcelle avec un minimum de 2 litres sont applicables au projet.

12. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que la notice descriptive du projet prévoit, en ce qui concerne les eaux de pluie, que " deux antennes situées le long du boulevard existant permettent d'évacuer les eaux jusqu'au bassin de rétention de la ZAC prévus à cet effet (les deux bassins les plus proches se situent le long du boulevard des républicains espagnoles). Des dispositifs de collecte sont prévus sur la parcelle (caniveaux et avaloirs en extérieurs (pied de rampe et aménagements piétonniers, réseaux EP de collecte des toitures, infiltration dans les espaces libres ". Et il est constant que le permis de construire a été accordé avec une réserve à l'article 2 selon laquelle le pétitionnaire devra se conformer aux dispositions spécifiques de la ZAC des Pielles pour le raccordement de l'opération sur le réseau pluvial mise en en place par l'aménageur. Alors que le dossier de permis de construire ne décrit pas les volumes de compensation prévus pour le projet, le cahier des charges de la ZAC, indique dans la notice hydraulique, que " " () étant donné la position aval de la future ZAC, la MISE 34 n'impose pas le dimensionnement strict des structures de rétention compensatrice (cf p 17) selon le ratio de 100 l/m2 imperméabilisé et/ou selon la méthode des pluies. Toutefois des noues paysagères seront mises en place de manière à traiter la pollution chronique des effluents par décantation des matières en suspension et canaliser le ruissellement secondaire en concertation avec l'architecture primaire projeté (cf SDEP Ville de Frontignan). Trois noues de volume respectif 100 m3, 160 m3 et 150 m3 sont prévues parallèlement à l'axe principal du réseau primaire. () ". Dans ces conditions, le dossier de permis de construire ne permettait pas au service instructeur de s'assurer que les volumes d'eau de pluie générées par l'imperméabilisation du projet pouvaient être effectivement collectés par les noues de rétention de la ZAC dès lors que la notice hydraulique de cette dernière utilise un référentiel de besoin de rétention d'une capacité inférieure au règlement du plan local d'urbanisme et que les trois noues de rétention prévues sont mutualisées à l'ensemble de la ZAC. Par ailleurs, le seul renvoi par une prescription à l'article 2 de l'arrêté en litige est insuffisant pour pallier à ce manque d'informations. Par suite, le moyen tiré de ce que le dossier de permis de construire méconnaît les contraintes de rétention de l'article UB4 du plan local d'urbanisme imposant la mise en place d'un dispositif de compensation à hauteur de 120 l par m2 imperméabilisé, doit être accueilli.

13. En cinquième lieu, aux termes de l'article UB6 du règlement du plan local d'urbanisme concernant les règles de retrait : " () dans le secteur UBz : Les constructions seront implantées à l'alignement ou en retrait, dans les limites de l'emprise maximale constructible fixée sur le document graphique du règlement. () ".

14. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des plans joints à la demande de permis de construire, que l'emprise maximale constructible du projet correspond à une partie de l'emprise de la ZAC des Pielles, elle-même représentée en gris sur le plan de zonage annexé au plan local d'urbanisme de la commune. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UB6 doit être écarté.

15. En sixième lieu, aux termes de l'article UB7 du règlement du plan local d'urbanisme concernant l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives : " () Dans le secteur UBz : Les constructions seront implantées en limite séparative ou en retrait par rapport à celles-ci, dans les limites de l'emprise maximale constructible fixée sur le document graphique du règlement. Sur les limites extérieures du secteur (limite avec la zone UA et UB), la distance comptée horizontalement de tout point d'une construction au point le plus proche des limites séparatives de la parcelle doit être au moins égale à 3 mètres et jamais inférieure à la moitié de la différence d'altitude entre ces deux points (L = H/2 = 3 m). () ".

16. Si ces dispositions, dont l'objet est lié à des préoccupations d'hygiène, d'urbanisme et de protection du voisinage, ne s'appliquent pas à la partie souterraine d'un bâtiment qui ne dépasse pas le niveau du sol naturel, il n'en va pas de même lorsque ce bâtiment excède significativement ce niveau.

17. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, le retrait minimal prévu par les dispositions précitées est de seulement 3 mètres, et la cote de 4,5 mètres apparaissant sur les plans de masse correspond seulement au retrait imposé par la hauteur des bâtiments à réaliser proches des limites séparatives. Par ailleurs, si le plan de masse initial représentait une dalle végétalisée recouvrant la partie terminale de la rampe d'accès au parking souterrain dans cette zone de retrait de trois mètres, il ressort toutefois des pièces du dossier que ce dernier a été remplacé par un nouveau plan de masse daté du 27 avril 2023 lequel a supprimé la dalle végétalisée laissant ainsi la rampe d'accès automobile sans surplomb et en dessous du niveau du sol naturel, si bien que cette rampe ne saurait être qualifiée de construction au sens des dispositions de l'article UB7 précité, permettant ainsi une implantation dans la limite de retrait de trois mètres. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UB7 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.

18. En septième lieu, aux termes de l'article UB10 du règlement du plan local d'urbanisme : " Dans le secteur UBz : La hauteur de la construction est comptée au regard du niveau du sol naturel avant travaux. La hauteur maximale est limitée à 14 mètres à l'égout du toit ou l'acrotère du bâtiment, ouvrages techniques, cheminées et superstructures exclus et le nombre de niveaux autorisés ne peut excéder quatre (R+3) () ".

19. S'il ressort d'un plan de coupe que la hauteur du bâtiment B serait de 14,05 mètres, il ressort des autres documents du permis et en particulier de la notice descriptive et du plan topographique que la hauteur de ce bâtiment est 14 mètres (+16,59 m A) si bien que la mention de la hauteur de 14,05 mètres ne constitue qu'une erreur matérielle sans incidence sur la hauteur réelle de la construction. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UB10 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.

20. En huitième lieu, aux termes de l'article UB11 du règlement du plan local d'urbanisme en ce qui concerne les clôtures : " () Les clôtures doivent, par leurs dimensions et la nature des matériaux, être en harmonie avec la qualité des immeubles et clôtures avoisinantes. La hauteur et la nature des clôtures des parcelles situées près des carrefours ou dans la partie intérieure des virages doit permettre d'assurer la visibilité et la sécurité de la circulation des véhicules et des piétons. Les murs en pierre existants doivent être conservés, sous réserve des besoins de la circulation publique et des accès. Leur confortation devra s'effectuer à l'identique (pierre et mortier bâtard chaux-ciment). La hauteur maximale des clôtures ne devra pas dépasser 1,80 m. Les murs de clôture devront être constitués d'un mur bahut d'une hauteur maximale comprise entre 1,20 m et 1,60m et surmontés ou non de grilles ou lisses de bois. "

21. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, les brises vues séparatifs des jardins privatifs situées dans l'emprise du projet ne constituent pas des clôtures au sens du règlement du plan local d'urbanisme dont l'implantation est définie par rapport à l'alignement ainsi qu'il en résulte du lexique du règlement du plan local d'urbanisme de Frontignan. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UB11 du plan local d'urbanisme en ce qui concerne les clôtures doit être écarté.

22. En neuvième lieu, aux termes de l'article UB11 du règlement du plan local d'urbanisme en ce qui concerne l'aspect extérieur des constructions : " Pour rappel : le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales (cf. art. R111-27 du code de l'urbanisme)() ".

23. Il résulte des dispositions de l'article UB11 du règlement du plan local d'urbanisme précitées, qui reproduisent celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, que, si les constructions projetées portent atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ou encore à la conservation des perspectives monumentales, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales.

24. Pour rechercher l'existence d'une atteinte de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site. Ces dispositions excluent qu'il soit procédé, dans le second temps du raisonnement, à une balance d'intérêts divers en présence, autres que ceux qu'elles mentionnent. Pour apprécier aussi bien la qualité du site que l'impact de la construction projetée sur ce site, il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, de prendre en compte l'ensemble des éléments pertinents et notamment, le cas échéant, la covisibilité du projet avec des bâtiments remarquables, quelle que soit la protection dont ils bénéficient par ailleurs au titre d'autres législations.

25. Il ressort des pièces du dossier que l'assiette du projet se situe en frange d'urbanisation, en remplacement d'une ancienne friche industrielle de production de souffre laissée à l'abandon. Par ailleurs, le site d'implantation est bordé au Sud par une voie de circulation, puis par une voie ferrée située derrière un haut mur de séparation et la zone située plus au Sud, s'étendant jusqu'à la route départementale RD 612 le long de l'étang côtier d'Ingrill, constitue une vaste zone agricole avec l'implantation de serres au plus près de la voie ferrée et faisant ainsi front au projet. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le projet en litige prévoit une alternance de bâtiments collectifs à usage d'habitation et de plus petits ensembles d'habitats individuels, et que les 54 logements sont répartis entre huit bâtiments sur un vaste ensemble foncier d'environ 4 100m2, diminuant ainsi la densité de la construction et son impact visuel, avec un espace libre de 30%. Par ailleurs, les couleurs des façades des bâtiments sont en enduit blanc avec des toitures à toit plats, s'harmonisant avec les constructions existantes aux alentours, la plupart également réalisées dans le cadre de la ZAC des Pielles. Dans ces conditions, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation au titre de l'article UB11 du plan local d'urbanisme et de l'article R. 111- 27 du code de l'urbanisme quant à l'insertion du projet aux lieux avoisinants doivent être écartés.

26. En dixième lieu, aux termes de l'article UB13 du règlement du plan local d'urbanisme : " () Dans le secteur UBz : la surface devant être laissée libre de construction, en pleine terre et plantée d'arbres à hautes tiges doit représenter au moins 10% de l'assiette foncière de l'opération. Les aires de stationnement doivent être plantées à raison d'un arbre au moins par 50 m2. ".

27. Il ressort des pièces du dossier que les espaces de pleine terre représentent 33,5% de la surface de l'assiette du projet, soit bien au-delà du minimum requis. Par ailleurs, les surfaces de stationnement du projet sont en quasi-intégralité souterraine, si bien que les dispositions précitées d'un arbre planté pour 50m2 de surface de stationnement sont inapplicables. Enfin, il n'est pas contesté que la surface de stationnement extérieure est de seulement 33 m2 et que le projet prévoit la plantation de 16 arbres sur l'emprise totale du projet. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UB13 doit être écarté.

28. En onzième lieu et d'une part, aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 121-3 du code de l'urbanisme : " Le schéma de cohérence territoriale précise, en tenant compte des paysages, de l'environnement, des particularités locales et de la capacité d'accueil du territoire, les modalités d'application des dispositions du présent chapitre. Il détermine les critères d'identification des villages, agglomérations et autres secteurs déjà urbanisés prévus à l'article L. 121-8, et en définit la localisation ". Aux termes de l'article L. 121-8 de ce code : " L'extension de l'urbanisation se réalise en continuité avec les agglomérations et villages existants./ Dans les secteurs déjà urbanisés autres que les agglomérations et villages identifiés par le schéma de cohérence territoriale et délimités par le plan local d'urbanisme, des constructions et installations peuvent être autorisées, en dehors de la bande littorale de cent mètres, des espaces proches du rivage et des rives des plans d'eau mentionnés à l'article L. 121-13, à des fins exclusives d'amélioration de l'offre de logement ou d'hébergement et d'implantation de services publics, lorsque ces constructions et installations n'ont pas pour effet d'étendre le périmètre bâti existant ni de modifier de manière significative les caractéristiques de ce bâti. Ces secteurs déjà urbanisés se distinguent des espaces d'urbanisation diffuse par, entre autres, la densité de l'urbanisation, sa continuité, sa structuration par des voies de circulation et des réseaux d'accès aux services publics de distribution d'eau potable, d'électricité, d'assainissement et de collecte de déchets, ou la présence d'équipements ou de lieux collectifs () ".

29. D'autre part, aux termes de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme : " L'extension limitée de l'urbanisation des espaces proches du rivage ou des rives des plans d'eau intérieurs désignés au 1° de l'article L. 321-2 du code de l'environnement est justifiée et motivée dans le plan local d'urbanisme, selon des critères liés à la configuration des lieux ou à l'accueil d'activités économiques exigeant la proximité immédiate de l'eau. Toutefois, ces critères ne sont pas applicables lorsque l'urbanisation est conforme aux dispositions d'un schéma de cohérence territoriale ou d'un schéma d'aménagement régional ou compatible avec celles d'un schéma de mise en valeur de la mer. (). "

30. Il ressort des pièces du dossier que le schéma de cohérence territoriale du bassin de Thau a réglementé l'urbanisation dans les espaces proches du rivage, incluant les parcelles assiette du projet, comme appartenant à la délimitation des agglomérations et supports d'extension urbaine et que le document d'orientations et d'objectifs de ce SCOT prévoit au titre des orientations et objectifs pour la protection et la mise en valeur du littoral, de contenir les extensions d'urbanisation au sein des espaces proches du rivage, en appréciant leur caractère limité au regard des secteurs d'extension urbaine définis à l'échelle du SCOT. Dans ces conditions, l'extension de l'urbanisation au sein des espaces proches du rivage n'avait pas à faire l'objet d'une motivation et d'une justification particulière dans le plan local d'urbanisme de la commune de Frontignan.

31. D'autre part, il résulte des dispositions précitées aux points 28 et 29 qu'une opération conduisant à étendre l'urbanisation d'un espace proche du rivage ne peut être légalement autorisée que si elle est, d'une part, de caractère limité et, d'autre part, justifiée et motivée dans le plan local d'urbanisme selon les critères qu'elles énumèrent. Cependant, lorsqu'un schéma de cohérence territoriale comporte des dispositions suffisamment précises et compatibles avec ces dispositions législatives qui précisent les conditions de l'extension de l'urbanisation dans l'espace proche du rivage dans lequel l'opération est envisagée, le caractère limité de l'urbanisation qui résulte de cette opération s'apprécie en tenant compte de ces dispositions du schéma concerné. Doivent être regardées comme une extension de l'urbanisation au sens de ces dispositions l'ouverture à la construction de zones non urbanisées ainsi que la densification significative de zones déjà urbanisées. En revanche la seule réalisation dans un quartier urbain d'un ou plusieurs bâtiments qui est une simple opération de construction ne peut être regardée comme constituant une extension au sens de la loi.

32. Ainsi, qu'il a été dit au point 30, les parcelles assiettes du projet se situent en zone périphérique de la zone délimitée par le SCOT des agglomérations et supports d'extension urbaine. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que cet ensemble prend place sur une ancienne friche industrielle dans une zone déjà urbanisée dès lors que le projet est desservi sur sa face Sud-Ouest par le boulevard des républicains espagnols et sur les trois autres côtés par d'autres constructions de type pavillonnaire ou d'autres bâtiments collectifs réalisés dans le cadre de la ZAC des Pielles. Enfin, le projet en litige concerne l'édification de huit bâtiments composés de 53 logements au total sur une parcelle de 4 000 m2 avec un espace libre de plus de 30% si bien que cette opération de construction dans un milieu urbain présente un caractère limité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme doit être écarté.

Sur l'application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme :

33. Aux termes de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non- opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé. ".

34. Il résulte de ces dispositions que lorsque le ou les vices affectant la légalité de l'autorisation d'urbanisme dont l'annulation est demandée, sont susceptibles d'être régularisés, le juge doit surseoir à statuer sur les conclusions dont il est saisi contre cette autorisation. Il invite au préalable les parties à présenter leurs observations sur la possibilité de régulariser le ou les vices affectant la légalité de l'autorisation d'urbanisme. Un vice entachant le bien-fondé de l'autorisation d'urbanisme est susceptible d'être régularisé, même si cette régularisation implique de revoir l'économie générale du projet en cause, dès lors que les règles d'urbanisme en vigueur à la date à laquelle le juge statue permettent une mesure de régularisation qui n'implique pas d'apporter à ce projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même.

35. La régularisation du vice affectant la légalité du permis de construire en litige relevés aux points 10 à 12 du présent jugement, tiré de la méconnaissance de l'article UB4 du règlement du plan local d'urbanisme en ce qui concerne la gestion des eaux de pluie et la capacité de rétention n'implique pas d'apporter au projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même. Il peut donc faire l'objet d'une mesure de régularisation en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme. Par suite, il y a lieu de surseoir à statuer sur les conclusions de la requête dirigées contre l'arrêté en litige du 21 juillet 2023 et d'impartir à Hérault Logement un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement aux fins de justifier de la régularisation de ces vices.

D E C I D E :

Article 1er : Il est sursis à statuer sur la requête de Mme J et autres jusqu'à l'expiration d'un délai de trois mois, à compter de la notification du présent jugement, imparti à Hérault Logement pour justifier auprès du tribunal de la régularisation du vice retenu aux points 10 à 12 tiré de la méconnaissance de l'article UB4 du règlement du plan local d'urbanisme en ce qui concerne la gestion des eaux de pluie et la capacité de rétention.

Article 2 : Tous droits et moyens sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à Mme H J, premièrement désignée dans la requête, à la commune de Frontignan et à Hérault Logement.

Délibéré après l'audience du 14 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Fabienne Corneloup, présidente,

Mme Michelle Couégnat, première conseillère,

M. Nicolas Huchot, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2024.

Le rapporteur,

N. C

La présidente,

F. CorneloupLa greffière,

M. G

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier le 28 novembre 2024,

La greffière,

M. G

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions