lundi 22 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2400209 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | BAZIN |
Vu la procédure suivante :
Par requête et mémoire, enregistrés les 15 janvier, 15 mars et 28 mars 2024, M. B A, représenté par Me Bazin, demande au tribunal :
- d'annuler l'arrêté du 2 octobre 2023, par lequel le préfet de l'Hérault a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination ;
- d'enjoindre au préfet de l'Hérault, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, et à titre subsidiaire de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
- de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
M. A soutient :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- la décision est insuffisamment motivée en droit pour ne pas avoir examiné sa situation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision est insuffisamment motivée en fait, en ce qu'elle ne permet pas de comprendre le changement d'avis du collège de l'Office français de l'immigration et de l'intégration entre 2022 et 2023 et ne relate pas l'intégralité de sa situation professionnelle ;
- sa situation n'a pas fait l'objet d'un examen réel et sérieux au regard des dispositions de l'article L. 435-1 et au regard de sa situation professionnelle ;
- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le traitement n'ayant pas changé par rapport à l'avis rendu par l'Office français de l'immigration et de l'intégration le 15 février 2022 et ne figure pas sur la liste de 2016 reconnue par l'OMS des médicaments disponible en Guinée ;
- la décision méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, eu égard à sa présence en France depuis sept ans, à son insertion professionnelle, à son titre professionnel obtenu dans un domaine très recherché, à son activité en tant que bénévole et au suivi médical dont il a besoin ;
- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, outre le fait qu'il est atteint de pathologies graves rendant nécessaire son maintien en France, il présente également des éléments démontrant une insertion exceptionnelle en France, tant sur le plan du travail que sur le plan social ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
Il n'est pas justifié de la compétence du signataire de la décision ;
- la décision méconnait les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 février 2024, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il soutient :
A titre principal : la requête est irrecevable ;
- pour être tardive ; l'arrêté envoyé à l'adresse indiquée dans la demande de titre et dans les documents de travail est revenu " pli non réclamé " est réputé avoir été notifié le 6 octobre 2023 ;
- pour être dépourvue de conclusions et de moyens ;
A titre subsidiaire :
- que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par lettre du 25 mars 2024, les parties sont informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, du moyen relevé d'office susceptible de fonder la décision du Tribunal tiré de la possibilité pour le tribunal de prononcer une injonction de délivrer un titre de séjour, en application des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.
Par mémoires enregistrés les 26 mars et 28 mars 2024, les parties ont répondu au moyen d'ordre public soulevé.
En réponse à la demande de communication adressée par le tribunal, l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a produit le 22 mars 2024 le rapport médical et les autres pièces au vu desquels il a rendu un avis le 7 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pater, rapporteure ;
- et les observations de Me Bazin, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen né le 1er janvier 1995, a formé une demande d'asile le 1er septembre 2017 qui a été définitivement rejetée par décision de la Cour nationale du droit d'asile du 25 novembre 2020. Le 25 janvier 2021, il a demandé un droit au séjour en qualité d'étranger " malade ". Sa demande a été rejetée par un arrêté du 1er février 2021. Le 2 novembre 2021, M. A a fait une nouvelle demande. Après avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, M. A a obtenu un titre de séjour pour raison de santé valable du 16 février 2022 au 15 novembre 2022. Il a ensuite bénéficié de récépissés. Par arrêté en date 2 octobre 2023, le préfet de l'Hérault a rejeté sa demande de renouvellement de son titre, lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, M. A doit être regardé comme demandant au tribunal de prononcer l'annulation dudit arrêté.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
3. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de M. A à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne les fins de non- recevoir opposées en défense :
4. En premier lieu, l'article L. 411-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que : " () En cas de refus de délivrance ou de renouvellement de tout titre de séjour ou autorisation provisoire de séjour, l'étranger est tenu de quitter le territoire () ". Aux termes de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision.
L'étranger peut demander le bénéfice de l'aide juridictionnelle au plus tard lors de l'introduction de sa requête en annulation. Le tribunal administratif statue dans un délai de trois mois à compter de sa saisine. () ".
5. Il ressort des pièces produites par le préfet de l'Hérault que l'arrêté attaqué du 2 octobre 2023, qui comporte la mention régulière des voies et délais de recours, a été notifié au requérant par lettre recommandée avec demande d'avis de réception à l'adresse qu'il avait déclarée auprès des services de la préfecture. Il en ressort également que ce pli a été retourné en préfecture le 24 octobre 2023, avec la mention cochée " pli avisé et non réclamé " avec le cachet de la Poste du 21 octobre 2023 sans toutefois que n'apparaisse la mention de la date de présentation du pli. Dans ces conditions, le préfet n'apporte pas la preuve de la notification régulière le 6 octobre 2023, comme prétendu, de l'arrêté litigieux. Il est en outre mentionné sur l'arrêté " remis au guichet le 14 décembre 2023 ". Par suite, la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête enregistrée le 15 janvier 2024 ne peut être accueillie.
6. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que la requête, présentée par la référente sociale de M. A, hébergé depuis le 31 mai 2023 dans un centre d'hébergement et de réinsertion sociale, est signée du requérant et accompagnée de l'arrêté pris par le préfet de l'Hérault du 2 octobre 2023. La requête, ainsi présentée sans avocat au tribunal administratif doit être regardée comme tendant à l'annulation dudit arrêté. Le requérant insiste sur sa situation professionnelle, en en précisant les contours, ses perspectives et la nécessité de régulariser sa situation administrative aux fins de réembauche en mars 2024. Il déplore avoir vu sa demande de titre rejetée sans avoir pu évoquer ces éléments d'ordre professionnel. Le requérant soulève ainsi le moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux de son dossier et un second mémoire produit par avocat le 15 mars 2024 et communiqué ajoute d'autres moyens. Dans ces circonstances, la fin de non-recevoir tirée de l'absence de conclusions et de moyen ne saurait être accueillie.
En ce qui concerne les moyens :
7. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. () / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ".
8. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser la délivrance d'un certificat, de vérifier, au vu de l'avis émis par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), que cette décision ne peut avoir de conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'intéressé et, en particulier, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait un défaut de prise en charge médicale dans le pays dont l'étranger est originaire. Lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'infection en cause dans son pays d'origine. Si de telles possibilités existent mais que l'étranger fait valoir qu'il ne peut en bénéficier, soit parce qu'elles ne sont pas accessibles à la généralité de la population, eu égard notamment aux coûts du traitement ou à l'absence de modes de prise en charge adaptés, soit parce qu'en dépit de leur accessibilité, des circonstances exceptionnelles tirées des particularités de sa situation personnelle l'empêcheraient d'y accéder effectivement, il appartient à cette même autorité, au vu de l'ensemble des informations dont elle dispose, d'apprécier si l'intéressé peut ou non bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
9. Il ressort des termes de l'arrêté contesté que le requérant a obtenu un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées valable du 16 février au 15 novembre 2022. Pour refuser le renouvèlement litigieux, le préfet s'est fondé sur l'avis émis le 7 février 2023 par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration selon lequel l'état de santé de l'intéressé nécessitait une prise en charge dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité.
10. M. A fait valoir l'avis émis par le même organisme le 15 février 2022 concluait qu'il ne pouvait pas avoir accès en Guinée à la prise en charge médicale dont il avait besoin, que cet avis a été suivi de la délivrance du précédent titre de séjour, que son traitement médicamenteux n'a pas changé, que ses pathologies s'aggravent et que les ressources documentaires auxquelles se rapportent les médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration concernant la disponibilité des traitements en Guinée n'ont pas été actualisées depuis 2021. Par son mémoire en défense, le préfet n'apporte pas d'élément en contradiction et il ressort du dossier transmis dans le cadre de l'instruction par l'Office français de l'immigration et de l'intégration que, si la case de l'imprimé de l'avis " eu égard à l'offre de soins () il peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ", est cochée, il n'apparait pas que cette appréciation, qui va à l'encontre de l'avis précèdent, ait fait l'objet d'une analyse particulière par les médecins. Par suite, en se bornant à se référer à l'imprimé de l'avis de l'Office français de l'immigration et de l'intégration sans rechercher si l'intéressé pouvait effectivement bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement approprié à son état de santé, le préfet de l'Hérault a entaché son arrêt d'une erreur de droit.
11. Il résulte de ce qui précède, que sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens, l'arrêté du 2 octobre 2023, doit être annulé.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Il est enjoint au préfet de l'Hérault de délivrer à M. A un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans un délai d'un mois à compter du présent jugement.
Sur les frais du litige :
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, à verser à Me Bazin, sous réserve d'admission de son client à l'aide juridictionnelle et de sa renonciation à la part contributive de l'Etat relative à l'aide juridique, une somme de 1 200 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : L'arrêté du 2 octobre 2023 du préfet de l'Hérault est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de l'Hérault de délivrer à M. A un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans un délai d'un mois à compter du présent jugement.
Article 4 : L'Etat est condamné à verser à Me Bazin une somme de 1 200 euros dans les conditions prévues au point 13 du présent jugement.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié M. B A et au préfet de l'Hérault.
Copie sera transmise à Me Bazin et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 2 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Rabaté, président,
Mme Pater, première conseillère,
Mme Viallet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 avril 2024
La rapporteure,
B. Pater
Le président,
V. Rabaté
Le greffier,
F. Balicki
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 23 avril 2024.
Le greffier,
F. Balicki
fb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026