jeudi 6 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2400842 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SELARL MAILLOT AVOCATS & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 février et 4 juillet 2024, la société civile constituée en vue de la vente d'immeubles (SCCV) Olympe, représentée par la SCP SVA, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 septembre 2023 par lequel le maire de la commune de Villeneuve-les-Béziers a opposé un sursis à statuer à sa demande de permis de construire n° PC 03433623Z0008, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à la commune de Villeneuve-les-Béziers de lui délivrer le permis de construire sollicité ;
3°) de condamner la commune de Villeneuve-les-Béziers à lui payer la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le 1er motif de la décision de sursis à statuer, fondé, en application du 3° de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme, sur la circonstance que le projet serait de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse la réalisation d'une opération d'aménagement, de densification et de réinvestissement urbain prévue par la révision générale du plan local d'urbanisme, est entaché d'une erreur de droit au regard du 3° de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme dès lors qu'aucune décision de prise en considération n'a été publiée s'agissant de l'opération d'aménagement évoquée dans la décision ;
- en admettant que ce motif soit également fondé sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, la décision a été prise en méconnaissance de ses dispositions et est entachée d'un détournement de procédure ;
- le 2nd motif de la décision de sursis à statuer est fondé, en application du 3° de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme, sur le projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP) : il est illégal dès lors que la décision de prise en considération du préfet de l'Hérault, visée par l'avis du 16 juin 2023 de SNCF Réseau, date du 27 février 2012 et que les travaux de la LNMP n'ont pas débuté à ce jour, de sorte qu'elle avait cessé de produire ses effets à la date de la décision contestée, qui méconnaît dès lors les dispositions du 3° de l'article L. 424-1 ; l'arrêté préfectoral du 2 mai 2022 portant renouvellement de l'arrêté de prise en considération du 27 février 2012, dont se prévaut en défense la commune, est illégal, dès lors qu'il ne pouvait légalement " renouveler " une décision déjà frappée de caducité ;
- le sursis à statuer méconnaît les dispositions de l'article R. 431-4 du code de l'urbanisme dès lors qu'il est motivé par l'absence d'une étude acoustique exigée par SNCF Réseau dans son avis, qui n'est pas au nombre des pièces exigibles en application de cet article ;
- la commune ne pouvait s'estimer en situation de compétence liée dès lors que les avis des 16 et 20 juin 2023 du préfet de l'Hérault et de SNCF Réseau sont illégaux, aux motifs qu'ils ont été pris, d'une part, en méconnaissance de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme dès lors que le terrain d'assiette du projet n'est pas concerné par un périmètre de prise en considération à la date de la décision, compte tenu de la caducité de la décision de prise en considération évoquée, et d'autre part, en méconnaissance de l'article R. 431-4 du code de l'urbanisme, dès lors que ces avis sont fondés sur l'absence d'une pièce au dossier de demande de permis de construire, qui n'est pas prévue par cet article.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juin 2024, la commune de Villeneuve-les-Béziers, représentée par la SELARL Maillot Avocats et Associés, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de la SCCV Olympe à lui verser la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les moyens invoqués ne sont pas fondés ;
- elle était en situation de compétence liée compte tenu de l'avis conforme du préfet du 20 juin 2023.
Par un mémoire, enregistré le 10 octobre 2024, le préfet de l'Hérault indique souscrire aux écritures présentées par la commune de Villeneuve-les-Béziers.
En réponse à la mesure d'instruction adressée aux défendeurs par le tribunal le 16 décembre 2024, une pièce a été produite par la commune le 24 décembre 2024 et un mémoire et des pièces ont été produits par le préfet de l'Hérault les 2 et 3 janvier 2025, toutes ces pièces ont été communiquées.
Par un mémoire, enregistré le 8 janvier 2025, la SCCV Olympe, en réponse aux éléments ainsi communiqués, persiste dans ses conclusions et soutient en outre qu'il ne pouvait être sursis à statuer dès lors que les arrêtés préfectoraux des 27 février 2012 et 2 mai 2022 n'étaient pas exécutoires, faute d'avoir fait l'objet des mesures de publicités prescrites par le code de l'urbanisme.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Couégnat, rapporteure,
- les conclusions de M. Goursaud, rapporteur public,
- les observations de Me Borkowski, représentant la SCCV Olympe,
- les observations de Me Bard, représentant la commune de Villeneuve-les-Béziers,
- et les observations de M. A, représentant le préfet de l'Hérault.
Après avoir pris connaissance de la note en délibéré, enregistrée le 23 janvier 2025, présentée pour la SCCV Olympe.
Considérant ce qui suit :
1. Le 10 mars 2023, la SCCV Olympe a déposé en mairie de Villeneuve-les-Béziers une demande de permis de construire, enregistrée sous le numéro PC 034 336 23 Z0008, pour la réalisation de 132 logements locatifs sociaux répartis en cinq bâtiments en R+2, sur un terrain situé au 26 chemin de Boujan, cadastré section AO n° 403. Par un arrêté du 11 septembre 2023, le maire de Villeneuve-les-Béziers a opposé un sursis à statuer à cette demande. Le recours gracieux de la SCCV Olympe, reçu en mairie le 12 octobre 2023, est resté sans réponse. Par la présente requête, la SCCV Olympe demande l'annulation de l'arrêté du 11 septembre 2023, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le premier motif :
2. Aux termes de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis ou, en cas d'opposition ou de prescriptions, sur la déclaration préalable. / Il peut être sursis à statuer sur toute demande d'autorisation concernant des travaux, constructions ou installations dans les cas prévus () aux articles () L. 153-11 et () du présent code () / Il peut également être sursis à statuer : () 2° Lorsque des travaux, des constructions ou des installations sont susceptibles de compromettre ou de rendre plus onéreuse l'exécution de travaux publics, dès lors que la mise à l'étude d'un projet de travaux publics a été prise en considération par l'autorité compétente et que les terrains affectés par ce projet ont été délimités ; 3° Lorsque des travaux, constructions ou installations sont susceptibles de compromettre ou de rendre plus onéreuse la réalisation d'une opération d'aménagement, dès lors que le projet d'aménagement a été pris en considération par la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale compétent et que les terrains affectés par ce projet ont été délimités, sauf pour les zones d'aménagement concerté pour lesquelles l'article L. 311-2 du présent code prévoit qu'il peut être sursis à statuer à compter de la publication de l'acte créant la zone d'aménagement concerté. () ".
3. Il ressort des termes de la décision contestée, que le maire s'est fondé, en application des dispositions de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme, sur la circonstance que le projet était de nature à compromettre ou rendre plus onéreuse la réalisation d'une " opération d'aménagement, de densification et de réinvestissement urbain prévue par la révision générale du plan local d'urbanisme ". Toutefois, il ne ressort pas des termes de la décision, ni des écritures en défense de la commune, qu'un tel projet d'aménagement aurait fait l'objet de la décision de prise en considération exigée par les dispositions citées au point précédent de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme. Dans ces conditions, la SCCV Olympe est fondée à soutenir que ce premier motif est entaché d'une erreur de droit au regard de cet article.
4. En tout état de cause, en admettant que la commune, ait entendu aussi de manière implicite, compte tenu de l'imprécision de la motivation de la décision en litige, se fonder sur la circonstance que le projet décrit dans la demande de permis de construire était de nature à compromettre ou rendre plus onéreuse l'exécution de son futur plan local d'urbanisme en application de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, la requérante fait valoir qu'aucun document opposable du plan local d'urbanisme, arrêté par délibération du 3 juillet 2023, ne fait obstacle à la réalisation de son projet et que la décision contestée se borne à évoquer une " densité supérieure à celle prévue aux études en cours ". Aucun élément n'est apporté par la commune dans son mémoire en défense pour expliquer en quoi le projet serait de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan. Il ressort par ailleurs des pièces produites par la requérante que si l'unité foncière est concernée par l'orientation d'aménagement et de programmation " secteurs d'habitat sud voie ferrée ", celle-ci ne prévoit pas de règle de densité et évoque une hauteur du bâti limitée à R + 2. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur de droit, au regard de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, est également fondé.
En ce qui concerne le second motif :
5. Pour prendre la décision contestée, le maire de Villeneuve-les-Béziers s'est également fondé, en application de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme, de l'article L. 422 - 5 du même code et de l'arrêté préfectoral du 27 février 2012 portant prise en considération des études d'élaboration de la ligne nouvelle ferroviaire de Montpellier Perpignan et aménagement des lignes ferroviaires existantes Montpellier Perpignan, Perpignan-Villefranche et Narbonne-Toulouse, sur la situation du terrain d'assiette du projet dans le périmètre défini par cet arrêté et sur l'avis conforme du préfet de l'Hérault du 20 juin 2023 demandant au maire, sur la base de l'avis SCNF Réseau du 16 juin 2023, de surseoir à statuer sur cette demande.
6. Aux termes de l'article L. 111-10 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable à la date de l'arrêté du 27 février 2012, repris à l'article L. 424-1 du même code : " () Le sursis à statuer ne peut être prononcé que si l'acte décidant la prise en considération a été publié avant le dépôt de la demande d'autorisation. / La décision de prise en considération cesse de produire effet si, dans un délai de dix ans à compter de son entrée en vigueur, l'exécution des travaux publics ou la réalisation de l'opération d'aménagement n'a pas été engagée. ". Aux termes de l'article R. 111-47 du même code, dans sa rédaction applicable à la date de l'arrêté du 27 février 2012, repris à l'article R. 424-4 du même code : " La décision de prise en considération de la mise à l'étude d'un projet de travaux publics ou d'une opération d'aménagement est affichée pendant un mois en mairie ou au siège de l'établissement public compétent en matière de plan local d'urbanisme et, dans ce cas, dans les mairies des communes membres concernées. / Mention de cet affichage est insérée en caractères apparents dans un journal diffusé dans le département. / Elle est en outre publiée au recueil des actes administratifs de l'État dans le département, lorsqu'il s'agit d'un arrêté préfectoral. / Chacune de ces formalités de publicité mentionne le ou les lieux où le dossier peut être consulté. / La décision de prise en considération produit ses effets juridiques dès l'exécution de l'ensemble des formalités prévues aux premier et deuxième alinéas ci-dessus, la date à prendre en compte pour l'affichage étant celle du premier jour où il est effectué. ".
7. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des dernières écritures présentées par le préfet de l'Hérault le 2 janvier 2025, que l'affichage de l'arrêté préfectoral du 27 février 2012 dans un journal diffusé dans le département, annoncé comme étant " en cours ", n'a pas été réalisé avant le dépôt de la demande d'autorisation de construire. Ainsi, la décision de prise en considération du 27 février 2012 sur laquelle le maire de Villeneuve-les-Béziers s'est fondé n'était pas entrée en vigueur à la date du dépôt de la demande de permis de construire. Le préfet n'avait ainsi pas à être consulté et le maire, qui ne peut utilement faire valoir qu'il était lié par cet avis, ne pouvait, sans méconnaître le champ d'application de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme, opposer à la demande de permis de construire une décision de sursis à statuer.
8. Si les défendeurs font valoir que, par arrêté du 2 mai 2022, le préfet de l'Hérault a renouvelé son arrêté de prise en considération du 27 février 2012, il résulte de ce qui a été dit aux points précédents, qu'il ne pouvait, à cette date, renouveler une décision de prise en considération qui n'était pas encore entrée en vigueur. Dans ces conditions, les défendeurs ne sont pas fondés à faire valoir que cet arrêté du 2 mai 2022 serait de nature à fonder la décision de sursis à statuer contestée.
9. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'est, en l'état de l'instruction, de nature à entrainer l'annulation de l'arrêté attaqué.
10. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du 11 septembre 2023 du maire de Villeneuve-les-Béziers décidant de surseoir à statuer sur la demande de permis de construire de la SCCV Olympe doit être annulé, ensemble la décision implicite de rejet opposée au recours gracieux de la société requérante.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation d'urbanisme, y compris une décision de sursis à statuer, ou une opposition à une déclaration, après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.
12. Il ne résulte pas de l'instruction que des dispositions du plan local d'urbanisme applicables s'opposeraient au projet en litige. La décision attaquée, qui vise les avis recueillis au cours de l'instruction de la demande, ne contient aucun autre motif. Par ailleurs la commune de Villeneuve-les-Béziers n'a invoqué aucun nouveau motif susceptible de fonder légalement un refus de permis. Dans ces conditions, l'exécution du présent jugement implique nécessairement que le maire de la commune de Villeneuve-les-Béziers délivre le permis de construire sollicité. Par suite, il y a lieu de lui enjoindre d'y procéder dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la SCCV Olympe, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la commune de Villeneuve-les-Béziers au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Villeneuve-les-Béziers une somme de 1 500 euros à verser à la SCCV Olympe au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 11 septembre 2023 par lequel le maire de la commune de Villeneuve-les-Béziers a opposé un sursis à statuer à la demande de permis de construire n° PC 03433623Z0008 déposée par la SCCV Olympe est annulé, ensemble la décision implicite de rejet du recours gracieux de la société requérante.
Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de Villeneuve-les-Béziers de délivrer le permis de construire sollicité dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Villeneuve-les-Béziers versera à la SCCV Olympe la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions de la commune de Villeneuve-les-Béziers présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la SCCV Olympe, à la commune de Villeneuve-les-Béziers et à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche.
Copie en sera adressée au préfet de l'Hérault.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Fabienne Corneloup, présidente,
Mme Michelle Couégnat, première conseillère,
M. Nicolas Huchot, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2025.
La rapporteure
M. Couégnat La présidente,
F. Corneloup
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 6 février 2025.
La greffière,
M. B
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026