jeudi 10 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2401112 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 23 février et 3 mai 2024, M. I B, Mme C, M. D, Mme D, Mme L, M. H, représentés par Me Brunel, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 22 décembre 2023 par lequel le maire de la commune de Montpellier a délivré un permis de construire à la société Les Hauts de Pinville en vue de construire un immeuble collectif de 60 logements ainsi que la décision du 22 décembre 2023 par laquelle il a rejeté leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Montpellier une somme de 3 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de 253,80 euros en remboursement des frais de reprographie du dossier de permis de construire.
Ils soutiennent que :
- le signataire de l'acte est incompétent ;
- tenant le contexte dans lequel s'insère la construction, soit une concession d'aménagement, une ZAC et une OAP, le projet relevait du permis de construire unique ;
- l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme est méconnu car le plan de masse n'est pas coté en trois dimensions, et ne fait pas figurer les plantations existantes ni celles qui seront maintenues, supprimées ou créées ;
- l'article R. 431-10, b) du code de l'urbanisme est méconnu car les plans de coupe ne font pas apparaître l'état initial puis l'état futur du terrain ;
- ni la notice ni les documents graphiques ne font apparaître les constructions et habitations aux alentours alors que le projet va radicalement modifier le paysage urbain pour les riverains situés à l'est, la transition douce évoquée par la notice ne se faisant qu'avec la voie de circulation située au Nord (rue de Salaison) ;
- l'insuffisance des accès crées un risque pour la sécurité publique compte tenu de l'étroitesse des voies existantes (rue de Salaison) comme de la voirie projetée (rue Élise Baudou), ainsi que du volume d'automobilistes étant amenés à les emprunter ; cette situation contrarie les disposition de l'article 3 de la zone 2U1, les accès n'étant pas adapté à l'opération ni à la défense contre l'incendie et méconnaissant l'obligation de présenter une pente n'excédant pas 5% au débouché de l'alignement ;
- le permis de construire est incompatible avec l'OAP secteur " Plateau de la Pompignane " qui prévoit dans le secteur " Balcons de Pinville ", " une diversification des formes urbaines entre secteurs pavillonnaires et bâtiments d'activités du site " ; le projet ne respecte pas l'obligation d' intégrer aux voiries à la fois du stationnement, des pistes cyclables et de larges trottoirs ni " d'espaces publics généreux " ; le pétitionnaire ne saurait prétendre que cette exigence de l'OAP sera satisfaite par la réalisation des autres lots du projet, sans quoi il aurait donc été nécessaire de présenter un permis de construire global.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 mars 2024, la société de construction-vente Les Hauts de Pinville conclut au rejet de la requête, subsidiairement à la mise en œuvre des dispositions des articles L.600-5 et/ou L.600-5-1 du code de l'urbanisme et demande la mise à la charge solidaire des requérants d'une somme de 3.500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative et 13 euros au titre du droit de plaidoirie, sur le fondement des articles R.652-26, R.652-27 et R.652-28 du code de la sécurité sociale.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable pour être tardive, car à défaut de notification du recours gracieux auprès d'elle, le recours contentieux n'a pas été prorogé
- les moyens soulevés par M. B et autres ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 mars 2024, la commune de Montpellier, représentée par CGCB Avocats et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B et autres requérants une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable car faute d'avoir notifié le recours gracieux au pétitionnaire et d'avoir ainsi prorogé le délai de recours contentieux elle est tardive ;
- les moyens soulevés par M. B et autres ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- les conclusions de M. Goursaud, rapporteur public,
- et les observations de Me Brunel, représentant M. B et autres requérants, de Me Geoffret, représentant la commune de Montpellier, et de Me Monflier, représentant la SCCV Les Hauts de Pinville.
Considérant ce qui suit :
1. Par une demande déposée le 2 juillet 2021, la société en nom collectif Pinville Demain a sollicité un permis d'aménager en vue de la création de 6 lots à bâtir, sur une unité foncière composée des parcelles cadastrées Section RR n° 82, 97, 101 et 113, sise rue de Salaison à Montpellier, en zone 2U1-19w du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Montpellier. Par arrêté du 22 décembre 2021 la commune de Montpellier a délivré le permis d'aménager, dont la légalité a été contestée devant le tribunal de céans. Par un jugement n° 2203116 en date du 5 octobre 2023 devenu définitif, le Tribunal a rejeté la requête dirigée contre ledit permis d'aménager.
2. Le 22 décembre 2022, la société civile de construction vente " Les Hauts de Pinville " a demandé un permis de construire afin d'édifier, sur le lot A issu du lotissement autorisé par le permis d'aménager du 22 décembre 2021, un collectif de 60 logements. Par arrêté du 10 août 2023, le maire de Montpellier a délivré cette autorisation. Par courrier du 26 octobre 2023, M. B et d'autres requérants ont formé un recours gracieux contre ce permis de construire, rejeté par décision du 22 décembre 2023. Par leur requête, les requérants demandent l'annulation de l'arrêté en date du 10 août 2023 par lequel le maire de la commune de Montpellier a délivré un permis de construire à la société Les Hauts de Pinville ainsi que de la décision du 22 décembre 2023 par laquelle il a rejeté leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que, par arrêté n°VAR2023-0120 du 4 juillet 2023 publié le 5 juillet 2023, le signataire de la décision attaquée, M. G J, adjoint au maire, a reçu délégation pour signer notamment les permis de construire en remplacement de Mme F A, 3ème adjointe au maire elle-même délégataire de la fonction " Urbanisme opérationnel ", pour la période du 7 au 14 juillet 2023 et du 31 juillet au 3 septembre 2023.
4. En deuxième lieu, l'article L. 421-6 du Code de l'urbanisme dispose que " Le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé que si les travaux projetés sont conformes aux dispositions législatives et réglementaires relatives à l'utilisation des sols, à l'implantation, la destination, la nature, l'architecture, les dimensions, l'assainissement des constructions et à l'aménagement de leurs abords et s'ils ne sont pas incompatibles avec une déclaration d'utilité publique ".
5. Il résulte de ces dispositions que le permis de construire a pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'il autorise avec la législation et la réglementation d'urbanisme. Il s'ensuit, d'une part, que si une construction constituée de plusieurs éléments formant, en raison des liens physiques ou fonctionnels entre eux, un ensemble immobilier unique, doit en principe faire l'objet d'un seul permis de construire, ces dispositions ne font pas obstacle à ce que, lorsque l'ampleur et la complexité du projet le justifient, notamment en cas d'intervention de plusieurs maîtres d'ouvrage, les éléments de la construction ayant une vocation fonctionnelle autonome puissent faire l'objet de permis distincts, sous réserve que l'autorité administrative ait vérifié, par une appréciation globale, que le respect des règles et la protection des intérêts généraux que garantirait un permis unique sont assurés par l'ensemble des permis délivrés. Il s'ensuit, d'autre part, que lorsque deux constructions sont distinctes, la seule circonstance que l'une ne pourrait fonctionner ou être exploitée sans l'autre, au regard de considérations d'ordre technique ou économique et non au regard des règles d'urbanisme, ne suffit pas à caractériser un ensemble immobilier unique.
6. Les requérants soutiennent que la situation du projet dans un lotissement au sein d'une orientation d'aménagement et de programmation, déclinée notamment en zone d'aménagement concertée (ZAC), portée par un aménageur avec lequel la commune a signé une convention, impliquait de regarder le projet en litige, situé sur le lot A de cette ZAC, comme devant faire l'objet d'un permis de construire unique avec les futures opérations qui prendront place au sein de ce quartier réaménagé. Toutefois, aucune disposition législative et réglementaire, ni la concession d'aménagement signée ni, en l'espèce, les caractéristiques de la ZAC au sein de laquelle l'opération en litige prend place, ni enfin les caractéristiques de l'opération elle-même ne permettent de retenir que les constructions qui prendront place au sein de cette ZAC présentent entre elles des liens physiques ou fonctionnels permettant de les qualifier d'ensemble immobilier unique. Le moyen tiré de ce que le projet impliquait la délivrance d'un permis de construire unique englobant les autres constructions à venir au sein de cette ZAC doit ainsi être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. / Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder. / Lorsque le projet est situé dans une zone inondable délimitée par un plan de prévention des risques, les côtes du plan de masse sont rattachées au système altimétrique de référence de ce plan. ". l'article R. 431-10 dispose que : " Le projet architectural comprend également : b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; () ".
8. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
9. S'il est vrai que le plan de masse du projet en litige ne fait pas figurer la hauteur des immeubles, cette omission n'a pas été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable, dès lors que la hauteur est indiquée sur les plans des façades ainsi que sur les plans de coupes.
10. Un volet paysager PC4 comportant plusieurs pages, particulièrement développé, intitulé " état des lieux d'une friche en cœur de quartier résidentiel " décrit l'état initial du terrain, sa végétation, et comporte des plans repérant la végétation existante, les arbres conservés et ceux abattus, permettant de prendre connaissance de la végétation projetée.
11. Le dossier comporte une pièce cotée PC3 constitué de deux plans de coupes, l'une transversale et l'autre longitudinale, lesquelles figurent le profil du terrain naturel avant travaux et celui du terrain après réalisation du projet.
12. Enfin, bien qu'il ne comporte pas de vues montrant l'intégralité des quartiers pavillonnaires voisins, ceux-ci apparaissent en vue aérienne de bonne qualité, sont décrits dans la notice, qui mentionne qu'au nord et à l'ouest, des tissus pavillonnaires sont présents. La vue figurant au dossier prise depuis la future rue Yvonne Le Tac (cotée PC07 environnement proche) permet bien de visionner les pavillons proches. Rapprochés des vues d'insertion, cotées PC5, ces éléments ont permis au service instructeur d'apprécier l'insertion dans l'environnement pavillonnaire existant.
13. Il en résulte que le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire dans toutes ses branches doit être écarté.
14. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le permis de construire peut-être refusé ou n'être accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation ou leurs dimensions, sont de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique. ". D'autre part, l'article 3 du règlement de zone du plan local d'urbanisme de la commune de Montpellier prévoit que : " Les accès doivent être adaptés à l'opération et aménagés de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique () Les caractéristiques des accès doivent permettre de satisfaire aux règles minimales de desserte : défense contre l'incendie, protection civile, brancardage, ordures ménagères " () Les accès doivent présenter au débouché sur la rue et en retrait de l'alignement sur une distance d'au moins 5 mètres une pente n'excédant pas 5 %. ".
15. Le projet en litige s'insère à l'intérieur d'une opération d'aménagement d'envergure, incluse au sein d'une OAP, prévoyant de repenser un réseau viaire articulé avec les voies extérieures au projet et pour l'exécution de laquelle un aménageur a été désigné. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet en litige, qui s'insère au sein des voieries dont la création appartient à l'aménageur, présente une dangerosité particulière du fait que sa desserte s'effectuera en dernier lieu par les rues de Salaison et la rue Elise Baudou, destinée au trafic concernant les bâtiments des lots A et B qui sera, avec une certitude suffisante, réalisée dans le cadre du permis d'aménager, et dont la bande de roulement sera au minimum de 5 mètres, permet le stockage des véhicules avant leur insertion sur la rue de Salaison, au demeurant rectiligne et n'offre aucun problème de visibilité.
16. Par ailleurs, aucune pièce du dossier ne permet de considérer que la pollution générée par le nouveau trafic induirait un quelconque risque pour la salubrité publique au sens de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
17. Enfin, contrairement à ce qui est soutenu, il ressort des plans du dossier de demande de permis de construire que l'accès au projet présente une pente de 4% sur 5 mètres et qu'il est donc conforme à l'exigence fixée par l'article 3 du règlement précité à 5% au maximum sur 5 mètres.
18. Il résulte de ce qui précède que les moyens tirés de la non-conformité du projet aux dispositions de l'article 3 du règlement de la zone concernée et de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme doivent être écartés.
19. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que le projet en litige est inclus au sein de l'OAP de la Pompignane dans le secteur " Pinville Nord ", destiné à la création d'un secteur de logements au nord du plateau, le long de la rue de Salaison, par le réaménagement de surfaces affectées précédemment à des parcs de stationnement. Les requérants ne sauraient donc utilement invoquer les principes issus de l'OAP du secteur " Balcons de Pinville ".
20. En outre, le projet en litige, qui a pour seul objet l'édification d'un immeuble d'habitation, n'a pas pour objet de réaliser les aménagements visés par le point 4.1 de l'OAP du secteur " Pinville Nord " intitulé " voiries et espaces publics ", qui prévoit " la réalisation de voiries secondaires qui viennent se raccorder sur les axes structurants préexistants () ". Inséré dans l'emplacement prévu au permis d'aménager pour la réalisation des lots A et B, le projet ne présente pas d'incompatibilité avec ce point 4.1. dès lors qu'il n'empêche pas la réalisation des voiries qui viendront le desservir.
21. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que M. B et autres ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté en date du 22 décembre 2023 par lequel le maire de la commune de Montpellier a délivré un permis de construire à la société Les Hauts de Pinville en vue de construire un immeuble collectif de 60 logements, ni de la décision du 22 décembre 2023 par laquelle il a rejeté leur recours gracieux.
Sur les frais liés au litige :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Montpellier, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. B et autres au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens, incluant leurs frais de reprographie.
23. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. B et autres une somme de 1 000 euros au titre des frais non compris dans les dépens exposés respectivement par la commune de Montpellier et la société Les Hauts de Pinville.
Sur le droit de plaidoirie :
24. En application de l'article R. 652-26 du code de la sécurité sociale : " Le droit de plaidoirie prévu au premier alinéa de l'article L. 652-6 est exigible devant les juridictions administratives de droit commun et les juridictions de l'ordre judiciaire () Le droit de plaidoirie ne peut faire l'objet d'aucune dispense. " et aux termes de l'article R. 652-27 du même code : " Le droit de plaidoirie est dû à l'avocat pour chaque plaidoirie faite aux audiences dont la liste est fixée par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice. A défaut de plaidoirie, est considéré comme ayant plaidé l'avocat représentant la partie à l'audience () ". Enfin, en application des dispositions de l'article R. 652-28 de ce code : " Le montant du droit de plaidoirie est fixé à 13 euros. ".
25. La société de construction-vente Les Hauts de Pinville, qui a été représentée à l'audience, est fondée à demander le versement de la somme de 13 euros au titre du droit de plaidoirie.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B et autres est rejetée.
Article 2 : M. B et autres verseront à la commune de Montpellier, une somme de 1 000 euros et à la société Les Hauts des Pinville, une somme de 1 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : M. B et autres verseront la somme de 13 euros à la société de construction-vente Les Hauts de Pinville sur le fondement de l'article L. 723-3 du code de sécurité sociale.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B, premièrement désigné dans la requête, à la commune de Montpellier et à la société de construction vente Les Hauts de Pinville.
Délibéré après l'audience du 26 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Fabienne Corneloup, présidente,
Mme Michelle Couégnat, première conseillère,
Mme Sophie Crampe, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024.
La rapporteure
S. E La présidente,
F. Corneloup
La greffière,
M. K
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Montpellier, le 10 octobre 2024.
La greffière,
M. K
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026