LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2402082

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2402082

jeudi 30 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2402082
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantGALLON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2200405 du 30 mars 2022, le tribunal, statuant sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a fait injonction au préfet de l'Hérault d'attribuer à M. A B un logement de type T5-T6, sous une astreinte de 700 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2022.

Par une requête enregistrée le 9 avril 2024, sous le n° 2402082, le préfet de l'Hérault fait part des mesures prise pour l'exécution de cette ordonnance et demande au tribunal de constater que la demande de M. B a perdu son caractère prioritaire au sens du droit au logement opposable et que l'Etat est en conséquence délié de ses obligations.

Il soutient que M. B a reçu une proposition de logement adaptée à sa situation, le 8 mars 2023, qu'il a refusée le 18 mars 2023 pour un motif non légitime.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 778-8 du code de justice administrative : " Lorsque le président du tribunal administratif () constate, d'office ou sur la saisine du requérant, que l'injonction prononcée n'a pas été exécutée, il procède à la liquidation de cette astreinte en faveur du fonds prévu par l'article L. 300-2 du code de la construction et de l'habitation. / Le président du tribunal administratif () peut statuer par ordonnance, dans les conditions prévues par le chapitre II du titre IV du livre VII du présent code, après avoir invité les parties à présenter leurs observations sur les modalités de l'exécution de l'injonction prononcée. / Il liquide l'astreinte en tenant compte de la période pendant laquelle, postérieurement à l'expiration du délai imparti par le jugement, l'injonction est demeurée inexécutée par le fait de l'administration. Il peut, eu égard aux circonstances de l'espèce, modérer le montant dû par l'Etat voire, à titre exceptionnel, déclarer qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte. ".

2. Aux termes de l'article R. 441-16-2 du code de la construction et de l'habitation : " La commission de médiation, lorsqu'elle détermine en application du II de l'article L. 441-2-3 les caractéristiques du logement devant être attribué en urgence à toute personne reconnue prioritaire, puis le préfet, lorsqu'il définit le périmètre au sein duquel ce logement doit être situé et fixe le délai dans lequel le bailleur auquel le demandeur a été désigné est tenu de le loger dans un logement tenant compte de ses besoins et capacités, apprécient ces derniers en fonction de la taille et de la composition du foyer (), de l'état de santé, des aptitudes physiques ou des handicaps des personnes qui vivront au foyer, de la localisation des lieux de travail ou d'activité et de la disponibilité des moyens de transport, de la proximité des équipements et services nécessaires à ces personnes. Ils peuvent également tenir compte de tout autre élément pertinent propre à la situation personnelle du demandeur ou des personnes composant le foyer () ".

3. Il résulte enfin des dispositions de l'article R. 441-16-3 du même code que le refus, sans motif sérieux, d'une proposition de logement adaptée n'est de nature à faire perdre à l'intéressé le bénéfice de la décision de la commission de médiation que pour autant qu'il ait été préalablement informé de cette éventualité. Il appartient à l'administration d'établir que cette information a été délivrée au demandeur.

4. Par une ordonnance en date du 30 mars 2022, le tribunal a prononcé une astreinte de 700 euros par mois de retard à l'encontre de l'Etat, destinée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, si le préfet de l'Hérault ne justifiait pas avoir, passé la date du 1er juin 2022, exécuté l'injonction qui lui était faite par cette décision d'attribuer à M. B un logement adapté à ses besoins et capacités.

5. A la suite de cette ordonnance, une offre de logement a été présentée le 8 mars 2022 à M. B, que celui-ci a refusée en raison du montant trop élevé du loyer.

6. Toutefois, il résulte d'une part de l'instruction que l'attribution d'un logement de type 5 d'une surface habitable de 99,80 m² et représentant un coût locatif total de 856,35 euros comprenant une provision sur les charges collectives et individuelles incluant notamment la consommation d'eau, correspond aux préconisations de la commission de médiation telles qu'elles avaient été mentionnées dans sa décision du 1er juin 2021 et reprises par l'ordonnance du 30 mars 2022. Ce montant en outre. Le préfet de l'Hérault soutient en outre, sans être contredit, que ce montant, qui correspond au montant maximal que M. B avait déclaré pouvoir consacrer à son loyer, n'excède pas le taux d'effort maximal du foyer au regard des ressources déclarées. Par suite, le motif tiré du montant excessif du loyer ne saurait être regardé comme un motif sérieux de nature à justifier le refus de la proposition de logement présentée dans le cadre du dispositif du droit au logement opposable.

7. Il ressort d'autre part des indications mentionnées sur l'offre du 8 mars 2023 que M. B a été expressément informé du risque qu'il encourait, en cas de refus, de perdre le caractère prioritaire de sa demande.

8. Il résulte de ce qui précède que le préfet de l'Hérault, qui justifie avoir adressé à M. B une offre de logement adaptée à ses besoins et à ses capacités, doit être regardé comme ayant exécuté l'ordonnance du 30 mars 2022. Il y a dès lors lieu de procéder à la liquidation définitive de l'astreinte, ce qui, compte tenu de la période pendant laquelle l'injonction n'a pas été exécutée, du 1er juin 2022 au 8 mars 2023, représente un retard d'exécution de neuf mois plein, soit un montant de 6 300 euros.

ORDONNE :

Article 1er : L'Etat est condamné à verser au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement la somme de 6 300 euros au titre de la liquidation définitive de l'astreinte prononcée par le jugement n° 2200405 du 30 mars 2022.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement, et à M. A B.

Copie en sera adressée au préfet de l'Hérault.

Fait à Montpellier, le 30 mai 2024.

Le président,

D. Besle

La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 30 mai 2024,

La greffière,

C. Arce

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions