vendredi 13 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2403195 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | RUFFEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 juin 2024, M. D A, représenté par Me Ruffel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 décembre 2023 par lequel le préfet de l'Hérault lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a prononcé une interdiction de retour du territoire français d'une durée de trois mois, ensemble la décision rejetant implicitement son recours gracieux formé le 24 janvier 2024 ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " ou " salarié " dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours :
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et complet et d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation emportant violation de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
Sur la décision portant interdiction de retour du territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision rejetant implicitement son recours gracieux :
- elle est entachée d'un défaut d'examen et d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juillet 2024, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les observations de Me Barbaroux, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant mauritanien né en 1986, a sollicité le 5 décembre 2023 son admission exceptionnelle au séjour. Par arrêté du 19 décembre 2023, le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. A a formé un recours gracieux, implicitement rejeté par le préfet de l'Hérault. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de l'arrêté du 19 décembre 2023 ainsi que du rejet implicite de son recours gracieux.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français et le refus implicite opposé à son recours gracieux :
2. En premier lieu, il résulte des termes de l'arrêté en litige que le préfet de l'Hérault a visé la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code du travail et a précisé que M. A, né en 1986 de nationalité mauritanienne, était entré en France en 2014 pour y suivre des études et a régulièrement obtenu une carte de séjour jusqu'au 25 septembre 2018. Le préfet rappelle qu'il a fait l'objet d'un refus de séjour le 5 décembre 2018 assorti d'une obligation de quitter le territoire français et mentionne sa situation familiale, en couple avec une compatriote en situation irrégulière, mère de leur fils né en 2018 en France. Enfin, il fait état que la demande d'admission au séjour n'était accompagnée d'aucun contrat de travail ou d'une promesse d'embauche. Dans ces conditions, l'arrêté qui comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, est suffisamment motivé.
3. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de l'Hérault aurait omis de procéder à un examen personnalisé de la situation de M. A et n'aurait pas pris en compte notamment la présence de son jeune fils sur le territoire avant de statuer sur sa demande. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation personnelle d'ensemble doit être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
5. M. A se prévaut tant de sa présence en France depuis 2014, de celle de sa compagne et de leur fils né en 2018, que de son insertion professionnelle. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. A se maintient irrégulièrement sur le territoire depuis 2018 et a été destinataire d'un refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. S'il se prévaut de ce qu'il a régulièrement travaillé, de 2016 à 2021 en qualité d'employé de ménage et de 2017 à 2022 dans la restauration rapide, les documents qu'il produit, contrats et bulletins de paie, montrent le caractère accessoire de ses activités professionnelles. En outre, et surtout, il n'apporte aucun élément quant à une insertion sociale sur le territoire national. Enfin, alors qu'il a vécu la majeure partie de sa vie en Mauritanie, que sa compagne, mère de leur enfant, est également mauritanienne, en situation irrégulière, il ne démontre pas que la cellule familiale ne pourrait pas se reconstituer hors de France et notamment en Mauritanie où il n'établit pas être isolé. Dans ces conditions, la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Ainsi, elle ne méconnaît pas les stipulations l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / (). ".
7. En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail, ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
8. D'une part, compte tenu de ce qui a été dit au point 5, le préfet de l'Hérault n'a pas commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que la situation de M. A ne répondait pas à des motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour au titre de sa vie privée et familiale. D'autre part, il ressort des termes de l'acte attaqué que le préfet de l'Hérault a examiné la demande d'admission exceptionnelle au séjour du requérant au titre du travail. Si M. A justifie avoir travaillé depuis l'année 2016 comme employé de ménage puis, depuis 2017, comme " employé polyvalent dans la restauration ", cette expérience professionnelle aussi durable soit-elle ne saurait caractériser l'existence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels, alors d'une part, qu'elle concerne des emplois précaires et d'autre part, que M. A n'a présenté au soutien de sa demande aucune promesse d'embauche. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
9. Aux termes du 1er paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
10. La compagne du requérant possédant la même nationalité que lui et aucune circonstance ne faisant obstacle à ce qu'elle l'accompagne en cas de retour dans son pays d'origine, la décision attaquée n'implique pas de séparer le jeune C de l'un ou l'autre de ses parents. Et il ne ressort pas des pièces du dossier que C ne pourrait suivre une scolarité normale en Mauritanie. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée méconnaîtrait les stipulations citées au point précédent doit être écarté.
11. Enfin, l'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, de la décision rejetant son recours gracieux ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour du territoire français d'une durée de trois mois :
12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans. " Aux termes du 6ème alinéa de l'article L. 251-1 de ce code, à l'application duquel renvoient les dispositions de l'article L. 251-6 du même code pour les interdiction de circulation sur le territoire français : " () L'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à leur situation, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine. ".
13. Pour les mêmes raisons que celles exposées plus haut, M. A ne démontre pas avoir tissé en France des liens particulièrement stables et durables et ne démontre pas que sa cellule familiale ne pourrait pas être recomposée en Mauritanie, dont sa compagne et leur fils sont ressortissants. En outre, il a déjà fait l'objet d'un refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français à laquelle il n'a pas déféré en décembre 2018. Dans ces conditions, la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français qui a été prononcée à son encontre, et qui a été fixée à trois mois, n'apparaît pas disproportionnée.
14. Il résulte de tout ce qu'il précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Hérault du 19 décembre 2023 et de la décision implicite rejetant son recours gracieux. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, au préfet de l'Hérault et à Me Ruffel.
Délibéré après l'audience du 30 août 2024, à laquelle siégeaient :
M. Vincent Rabaté, président,
Mme Isabelle Pastor, première conseillère,
M. Louis-Noël Lafay, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 septembre2024.
La rapporteure,
I. B
Le président,
V. RabatéLa greffière,
E. Tournier
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 13 septembre 2024
La greffière,
E. Tournier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026