Le Tribunal Administratif de Montpellier, par une ordonnance du 16 décembre 2024, a donné acte du désistement de M. B... qui contestait un arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire. Le juge a constaté que, suite au rejet de sa demande de suspension en référé pour défaut de moyen sérieux, M. B... n'avait pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En application de ces dispositions, le requérant est donc réputé s'être désisté.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 juin 2024, M. A... B... demande au tribunal d’annuler l’arrêté préfectoral n°VI/2024-74/S portant suspension de son permis de conduire.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 septembre 2024, le préfet de l’hérault conclut au rejet de la requête.
Vu :
- le courrier de notification de l’ordonnance n° 2303201 du 11 juin 2024 par laquelle le juge des référés du tribunal a rejeté, pour défaut de moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision, la requête de M. B... tendant à la suspension de l’exécution de cette décision ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; (…) ». Aux termes de l’article R. 612-5-2 du même code : « En cas de rejet d’une demande de suspension présentée sur le fondement de l’article L. 521-1 au motif qu’il n’est pas fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu’un pourvoi en cassation est exercé contre l’ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d’annulation ou de réformation dans un délai d’un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s’être désisté. - Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l’ordonnance de rejet mentionne qu’à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d’un mois, le requérant est réputé s’être désisté ».
2. Par un courrier du 11 juin 2024 envoyé par le biais de l’application télérecours le même jour et dont M. B... n’a pas accusé réception, ce dernier a été invité à confirmer expressément le maintien de ses conclusions, ce qu’il n’a pas fait à l’expiration du délai imparti. Il doit, par suite, en application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, être réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Il y a lieu, dès lors, de donner acte de son désistement.
DECIDE
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à A... B... et au préfet de l’Hérault.
Fait à Montpellier, le 16 décembre 2024.
Le président,
Jérôme Charvin
La République mande et ordonne au préfet de l’Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 16 décembre 2024,
La greffière,
L. Salsmann