jeudi 27 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2403227 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MISSLIN |
Vu les procédures suivantes :
I - Par une requête enregistrée le 7 juin 2024 sous le n° 2403227, Mme C B, représentée par Me Misslin, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de l'Hérault a clôturé, le 15 mai 2024, sa demande de titre de séjour présentée le 20 février 2024 en qualité de parent d'enfant français ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault, à titre principal, d'instruire sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail, dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
II - Par une requête enregistrée le 7 juin 2024 sous le n° 24033228, Mme C B, représentée par Me Misslin, demande au tribunal :
1°) de suspendre l'exécution de la décision par laquelle le préfet de l'Hérault a clôturé, le 15 mai 2024, sa demande de titre de séjour présentée le 20 février 2024 en qualité de parent d'enfant français ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault, à titre principal, d'instruire sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail, dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Par un mémoire enregistré le 17 juin 2024, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête n° 2403228, notamment au motif que la requérante n'établit pas qu'elle demeure dans l'impossibilité d'effectuer sa demande sur la plateforme de l'ANEF.
Par un mémoire enregistré le 26 juin 2024, Mme C B, représentée par
Me Misslin, justifie du blocage de sa demande sur la plateforme de l'ANEF.
Par un mémoire enregistré le 27 juin 2024, le préfet de l'Hérault fait valoir que
Mme B est convoquée le 28 juin 2024 à la préfecture en vue de déposer une demande d'admission au séjour.
Vu :
- les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les deux requêtes de Mme B présentent les mêmes questions à juger et ont fait l'objet d'une instruction commune, il y a donc lieu de les joindre pour statuer par une même décision.
2. Il y a lieu d'admettre Mme B à l'aide juridictionnelle provisoire au titre de ces deux requêtes en référé et au fond.
3. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 3º Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que, le 28 juin 2024, postérieurement à l'enregistrement des présentes requêtes, le préfet de l'Hérault a convoqué Mme B en préfecture en vue de lui permettre de déposer une demande d'admission au séjour en sa qualité de parent d'enfant français, qui, si elle est complète, sera assortie d'un récépissé. Par suite, il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions des présentes requêtes de Mme B tendant à l'annulation et à la suspension de l'exécution de la décision par laquelle le préfet de l'Hérault a clôturé l'enregistrement de sa demande de titre de séjour ainsi que sur les conclusions aux fins d'injonction.
5. Et, il n'y pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la requérante en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
ORDONNE :
Article 1er : Mme B est admise à l'aide juridictionnelle provisoire au titre de ces deux requêtes en référé et au fond.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation, de suspension et d'injonction des requêtes n° 2403227 et n° 2403228 de Mme B.
Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B, au préfet de l'Hérault et à Me Misslin.
Fait à Montpellier, le 27 juin 2024.
Le président de la 4ème chambre,
E. Souteyrand
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 28 juin 2024.
La greffière,
M. A
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026