LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2403484

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2403484

mercredi 3 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2403484
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantAARPI CARBONE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de M. et Mme C... qui demandaient l'annulation d'un arrêté municipal de non-opposition à déclaration préalable pour l'installation d'un container de restauration rapide. Le tribunal a relevé que le container, installé temporairement pour la saison estivale 2024, avait été retiré après l'introduction de la requête, rendant les conclusions à fin d'annulation sans objet. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater qu'il n'y a plus lieu de statuer. Les demandes accessoires des parties, notamment celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 20 juin 2024, 13 février 2025 et 13 juin 2025, M. et Mme C... demandent au tribunal :
- d’annuler l’arrêté n° DP 034 210 24 0029 du 31 mai 2024 en date du 31 mai 2024 par lequel le maire de la commune de Pouget ne s’est pas opposé à la déclaration préalable présentée par M. A... en vue de l’installation d’un container dédié à la création d’une activité de restauration rapide extérieure ;
- de débouter la commune de sa demande de condamnation des frais de l’instance ;

Ils soutiennent que :
- les travaux ont été entrepris avant l’obtention de l’autorisation d’urbanisme ;
- l’aménagement n’est pas conforme aux dispositions prévues dans le règlement de la zone UT4 relatif au raccordement et à l’évacuation des réseaux ;
- l’aménagement n’est pas conforme aux dispositions prévues dans le règlement de la zone UT6 relatif au retrait par rapport aux limites séparatives ;
- le dossier de déclaration préalable était incomplet et comportait des erreurs ;
- le projet n’est pas conforme au cahier des charges et au compte rendu du conseil municipal du 30 mai 2024 ;
- la non-conformité sur le retrait par rapport à la limite publique induit une non-conformité sur le système d’extraction cuisine ;
- l’affichage de l’autorisation d’urbanisme n’est pas conforme ; l’enseigne apposée sur l’installation ne respecte pas la réglementation ;
- l’aggravation du trouble de voisinage est caractérisée.


Par un mémoire, enregistré le 7 février2025, la commune de Le Pouget, représenté par Me Bonnet, conclut :
- au rejet de la requête pour irrecevabilité ;
- au non -lieu à statuer ;
- au rejet de la requête au fond,
- à titre infiniment subsidiaire, de faire application des dispositions des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l’urbanisme ;
- en tout état de cause, de condamner solidairement les consorts C... à lui verser la somme de 1 800 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- les requérants qui ne sont pas voisins immédiats n’ont pas d’intérêt à agir ;
- la décision qui visait à installer temporairement pour la saison estivale 2024 un container de 15m² dédié à la création d’une activité de restauration rapide a été entièrement exécutée ; le container a été retiré fin septembre 2024 ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.



Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ;(…)5° statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…). ».

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, le container faisant l’objet de la déclaration préalable en litige installé pour la saison estivale 2024 pour les besoins d’une convention d’occupation temporaire du domaine public afin de déployer une activité de restauration légère et de vente à emporter sur son équipement touristique l’Affenage, a été enlevé. Par suite, et alors que les troubles de voisinage allégués relèvent de la compétence du juge judiciaire, les conclusions à fin d’annulation présentées par M. et Mme C... sont devenues sans objet.

3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Le Pouget présentées sur le fondement de l’article L.761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. et Mme C....

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.







Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme B... C... et à la commune de Le Pouget.

Fait à Montpellier, le 3 décembre 2025.


La présidente de la 1ère Chambre,



F. Corneloup

La République mande et ordonne au préfet de l’Hérault en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Montpellier le 3 décembre 2025.

La greffière,



A. Junon

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions