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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2404227

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2404227

mardi 15 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2404227
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantBERRY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 juillet et 26 septembre 2024, M. E... A..., représenté par Me Berry, demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’annuler l’arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 23 juillet 2024 prononçant une obligation de quitter le territoire sans délai assortie d’une interdiction de retour d’une durée de deux ans et l’assignant à résidence du 23 juillet 2024 au 22 juillet 2025 ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur l’obligation de quitter le territoire français :
- la décision est entachée d’erreur de fait quant à son identité ; il n’a jamais déclaré être né en 2000 et revendique sa minorité en étant né le 05 juin 2009 ;
- la décision est entachée d’incompétence ;
- elle méconnaît l’article L. 611-1 1° du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dès lors qu’il est entré en France en étant mineur ;
- elle méconnaît l’article L. 611-3 du même code ;
- elle méconnaît l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Sur le refus de délai de départ volontaire :
- il est privé de base légale eu égard à l’illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- il offre des garanties de représentation, puisqu’il est hébergé et s’est conformé aux obligations de pointage ;
- l’article L. 612-3 1° a été méconnu puisqu’il est entré en France en tant que mineur ;
- l’article L. 612-3 4° a été méconnu puisque la procédure de garde à vue en tant que mineur n’a pas été respectée ;
- l’article L. 612-3 8° a été méconnu puisque son identité était établie.

Sur l’interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est privée de base légale eu égard à l’illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d’erreur d’appréciation des faits puisqu’il ne constitue aucune menace pour l’ordre public.

Sur le pays de destination :
- il est privé de base légale eu égard à l’illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Sur l’assignation à résidence :
- il ne s’est jamais soustrait à la procédure.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Lauranson,
- et les observations de Me Berry représentant M. A....


Considérant ce qui suit :

1. M. E... A..., ressortissant malien, demande l’annulation de l’arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 23 juillet 2024 prononçant une obligation de quitter le territoire sans délai assortie d’une interdiction de retour d’une durée de deux ans et l’assignant à résidence du 23 juillet 2024 au 22 juillet 2025.
Sur la demande d’admission à l’aide juridictionnelle :

2. Il ressort des pièces du dossier que, par décision du 17 septembre 2024, le bureau d’aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Montpellier a constaté la caducité de la demande d’aide juridictionnelle de M. A.... Dès lors, il n’y a pas lieu d’admettre le requérant, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Sur les conclusions aux fins d’annulation de l’arrêté :

Sur l’obligation de quitter le territoire français :

3. Par un arrêté du 23 avril 2024, publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, le préfet des Pyrénées-Orientales a donné délégation à M. G... D..., directeur de la citoyenneté et de la migration, et en son absence ou en cas d’empêchement, ainsi qu’en l’absence et en cas d’empêchement du secrétaire général de la préfecture et du directeur de cabinet, à Mme F... B..., cheffe du bureau de la migration et de l’intégration, à l’effet de signer les mesures d’éloignement et les décisions les assortissant. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence de la signataire de la décision attaquée doit être écarté.

4. Aux termes de l’article L. 611-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger mineur de dix-huit ans ne peut faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ». L’article L. 811-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile prévoit que la vérification des actes d’état civil étrangers doit être effectuée dans les conditions définies par l’article 47 du code civil. Cet article dispose quant à lui que : « Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ». Il résulte de ces dispositions que la force probante d’un acte d’état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d’établir que l’acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l’administration de la valeur probante d’un acte d’état civil établi à l’étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l’ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu’un acte d’état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu’il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l’instruction du litige qui lui est soumis. Il en va ainsi lorsqu’il s’agit pour le préfet d’établir qu’un étranger est majeur et ne peut, en conséquence, bénéficier de la protection prévue, en faveur des étrangers mineurs, par l’article L. 611-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

5 Il ressort des pièces du dossier que M. A... s’est déclaré mineur de 15 ans. Il produit, pour établir sa minorité, une copie d’un jugement supplétif n°1876 du tribunal d’instance de Diema du 26 juin 2024 avec comme date de naissance le 5 juin 2009, un acte de naissance et une copie d’extrait d’acte de naissance avec la même date de naissance.

6. D’une part, il est constant que ces actes ne contiennent aucune donnée biométrique, notamment une photographie d’identité sécurisée, et ne permettent pas de s’assurer qu’ils correspondent bien au requérant, qui ne produit aucun autre document d’identité sécurisé avec une photographie d’identité ou des données biométriques lui correspondant.

7. D’autre part, il ressort également des pièces du dossier que M. A... a fait l'objet d’une interpellation en Espagne où il a indiqué avoir 25 ans. Enfin, il est constant que les documents produits ont été rédigés les 26 et 28 juin et 3 juillet 2024 alors que l’intéressé est entré à Ténériffe le 29 janvier 2024 et en France, selon ses déclarations, le 18 juin 2024 et qu’il n’est pas en mesure de justifier les modalités qui lui ont permis de réceptionner ces documents très récemment rédigés dans deux communes C... alors qu’il n’était plus présent dans ce pays.

8. Enfin et surtout, il ressort des pièces du dossier que l’analyse documentaire effectuée par un analyste de la SIPAF de Perpignan précise que si le jugement supplétif malien délivré le 25 juin 2024 peut être rédigé sur un support non sécurisé, ce qui peut être le cas dans certaines juridictions au Mali, le tampon utilisé est celui du 3ème adjoint au lieu du maire et il comporte des fautes d’orthographe. S’agissant de la copie d’extrait d’acte de naissance, le rapport d’analyse documentaire précise qu’il ne respecte pas les prescriptions du code des personnes et de la famille C... dès lors qu’il manque le numéro du NINA et que le format de la date de naissance et celle de l’établissement de l’acte ne sont pas conformes. Les actes provenant des centres principaux sont signés par le maire et non le 3ème adjoint. S’agissant de l’analyse de l’acte de naissance, il ne respecte pas les prescriptions du code des personnes et de la famille C... en raison de l’absence de numéro de série et du numéro NINA et du format de la date d’établissement de l’acte. De même, les actes provenant des centres principaux sont signés par le maire et non le 3ème adjoint. Dans ces conditions, les seuls documents produits par l’intéressé, qui mentionnent comme date de naissance le 5 juin 2009, mais dont rien ne certifie qu’ils concernent bien l’intéressé, ne présentent pas de garanties d’authenticité, ne permettent pas d’établir la réalité sur son âge et ne sont pas de nature à mettre en cause les éléments recueillis par l’administration, qui a pu estimer, sans erreur de droit ou de fait, ni erreur d’appréciation, que M. A... n’entrait pas dans le champ d’application de l’article L. 611-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en ce qu’il n’était pas mineur de dix-huit ans à la date de la décision en litige.

9. Il résulte du paragraphe précédent que M. A... ne peut se prévaloir de la protection prévue à l’article L. 611-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et, étant entré irrégulièrement en France sans passeport ni visa, sa situation entrait bien dans le champ des dispositions de l’article L. 611-1 1° du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

10. Aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / 2. Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ».

11. Il ressort des pièces du dossier que M. A... est présent sur le territoire français depuis seulement deux mois à la date de l’arrêté attaqué et qu’il est célibataire et sans charge de famille en France. Ainsi, l’arrêté par lequel le préfet a obligé M. A... à quitter le territoire français n’a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels il a été pris. Par suite, cette décision n’a pas méconnu les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Sur le refus de délai de départ volontaire :

12. L’obligation de quitter le territoire français n’étant pas entachée des illégalités alléguées, le moyen tiré de ce que la décision portant refus de délai de départ volontaire serait illégale en conséquence de l’illégalité de l’obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle se fonde, ne peut qu’être écarté.

13. Aux termes de l’article L. 612-2 du code déjà cité : « Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants (…) 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ». Aux termes de l’article L.612-3 : « Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; (…) 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ;(…) 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ».

14. Le préfet a motivé sa décision refusant un délai de départ volontaire sur les 1°, 4° et 8° de l’article précité. Il ressort des pièces du dossier que M. A... est entré irrégulièrement sur le territoire français sans passeport ni visa en cours de validité et n’a pas sollicité un titre de séjour avant la décision contestée. Le 1° de l’article précité, lui, était bien applicable. L’intéressé ne peut utilement contester le fait qu’il ne remplissait pas les conditions des 4° et 8° dès lors que la circonstance qu’il se trouvait dans le cas prévu au 1° suffisait à justifier légalement la décision de refus de lui accorder un délai de départ volontaire.

Sur l’interdiction de retour sur le territoire français :

15. L’obligation de quitter le territoire français n’étant pas entachée des illégalités alléguées, le moyen tiré de ce que la décision fixant l’interdiction de retour sur le territoire français serait illégale en conséquence de l’illégalité de l’obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle se fonde, ne peut qu’être écarté.

16. Aux termes de l’article L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Lorsqu’aucun délai de départ volontaire n’a été accordé à l’étranger, l’autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d’une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l’autorité administrative n’édicte pas d’interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l’expiration d’une durée, fixée par l’autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l’exécution de l’obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l’ordre public. » Aux termes de l’article L. 612-10 de ce code : « Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l’autorité administrative tient compte de la durée de présence de l’étranger sur le territoire français, de la nature et de l’ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu’il a déjà fait l’objet ou non d’une mesure d’éloignement et de la menace pour l’ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / (...) ».

17. Il ressort des pièces du dossier que M. A... est entré en France irrégulièrement en juin 2024 et ne justifie d’aucune famille, ni d’une quelconque intégration dans la société française. Dans ces conditions, quand bien même l’intéressé ne serait pas une menace pour l’ordre public, en édictant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans, l’autorité administrative n’a pas commis d’erreur d’appréciation.

Sur le pays de renvoi :

18. L’obligation de quitter le territoire français n’étant pas entachée des illégalités alléguées, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi serait illégale en conséquence de l’illégalité de l’obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle se fonde, ne peut qu’être écarté.

Sur l’assignation à résidence :

19. Aux termes de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; (...) ». Aux termes de l’article L. 731-2 du même code : « L'étranger assigné à résidence en application de l'article L. 731-1 peut être placé en rétention en application de l'article L. 741-1, lorsqu'il ne présente plus de garanties de représentation effectives propres à prévenir un risque de soustraction à l'exécution de la décision d'éloignement apprécié selon les mêmes critères que ceux prévus à l'article L. 612-3 ».

20. M. A... soutient qu’il ne s’est jamais soustrait à la procédure et présente ainsi des garanties de représentation. Toutefois, il ressort des termes mêmes de l’article L. 731-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile qu’une telle mesure est précisément prévue lorsque l’étranger présente des garanties de représentation suffisantes.

21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation de M. A... doivent être rejetées. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions à fin d’injonction ainsi que celles présentées au titre des frais du litige.




D E C I D E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la demande de M. A... tendant au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus de la requête de A... est rejeté.



Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. E... A... et au préfet des Pyrénées-Orientales.


Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Charvin, président,
M. Lauranson, premier conseiller,
Mme Doumergue, première conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024.


Le rapporteur,

M. Lauranson

Le président,

J. Charvin


La greffière,






A-L. Edwige

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Montpellier, le 15 octobre 2024
La greffière,




A-L. Edwige


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