LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2404308

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2404308

lundi 19 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2404308
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantPONSOT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 4 juin 2024 par laquelle la présidente de l'université Paul Valéry a refusé l'admission de Mme A en première année de Master "Psychologie clinique". La requérante invoquait l'urgence liée à la rentrée universitaire et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour insuffisance de motivation et irrégularité de la procédure de sélection. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 juillet 2024 et un mémoire enregistré le 14 août 2024, Mme B A représentée par Me Ponsot, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 4 juin 2024, par laquelle la présidente de l'université de Paul Valéry a refusé de l'admettre en première année de Master " Psychologie clinique, psychopathologie et psychologie de la santé " jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) à titre principal, d'ordonner de saisir le jury d'admission afin qu'il la déclare " admis " en première année de Master " Psychologie clinique, psychopathologie et psychologie de la santé " à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et ce sous astreinte de 100 euros par jours de retard ;

3°) à titre subsidiaire, de saisir le jury d'admission afin qu'il statue de nouveau sur son admission en première année de Master " Psychologie clinique, psychopathologie et psychologie de la santé " à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et ce sous astreinte de 100 euros par jours de retard ;

4°) de mettre à la charge l'université de Montpellier III une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991

Elle soutient que :

Sur l'urgence :

- eu égard à l'imminence de la rentrée universitaire et à l'impossibilité pour elle de poursuivre ses études supérieures, résultant de la décision attaquée, la situation d'urgence doit être regardée comme étant remplie ;

Sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'aucun élément ne justifie que le " jury d'admission " ait examiné son dossier conformément aux modalités fixées par le conseil d'administration de l'établissement ;

- elle est dépourvue de base légale ;

* à titre principal, la fixation des places et la définition des critères de sélection des candidatures n'ont pas été approuvées par délibération du Conseil d'administration de l'Université de Montpellier III ;

* à titre subsidiaire, si une délibération a été adoptée, celle-ci n'a pas fait l'objet d'un contrôle de légalité du Recteur d'académie et n'a fait l'objet d'aucune publicité adéquate et suffisante.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 août 2024, l'Université Paul-Valery Montpellier III, représenté par sa présidente, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés.

Vu :

- la requête n° 2404309 enregistrée le 27 juillet 2024 par laquelle Mme A demande l'annulation de la décision susvisée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Villemejeanne, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Villemejeanne, juge des référés, a été entendu au cours de l'audience publique du 13 août 2024 à 10 heures, les parties n'étant pas présentes ni représentées.

Après avoir prononcé, à l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction.

Considérant ce qui suit :

1. Au titre de l'année universitaire 2024-2025, Mme A a présenté sa candidature pour suivre une première année de Master en psychologie, mention " psychologie clinique, psychopathologie et psychologie de la santé " auprès de l'université de Paul-Valery Montpellier III. Par une décision du 4 juin 2024, la présidente de cet établissement a rejeté sa candidature au motif que son " niveau académie présente des fragilités dans au moins une des disciplines jugées fondamentales par le comité de recrutement de la formation ". Mme A demande la suspension de l'exécution de cette décision.

Sur l'aide juridictionnelle :

2. Eu égard aux circonstances de l'espèce et à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la demande du requérant, il y a lieu d'accorder à Mme A le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire pour la procédure de référé introduite devant le présent tribunal.

Sur le surplus des conclusions de la requête :

3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

4. En l'état de l'instruction, aucun des moyens de la requête, tels que visés et analysés dans les visas de la présente ordonnance, n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision du 4 juin 2024.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition relative à l'urgence, que les conclusions à fin de suspension, d'injonction et d'astreinte sont rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées au titre des frais non compris dans les dépens.

ORDONNE:

Article 1er : Mme A est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à l'université Paul Valery Montpellier III

Fait à Montpellier le 19 août 2024.

La juge des référés,

P. VILLEMEJEANNE

La greffière,

B. FLAESCH

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 19 août 2024,

La greffière,

B. FLAESCH

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions