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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2404645

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2404645

vendredi 9 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2404645
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de retrait d’agrément de contrôleur technique formée par M. A. Le juge a estimé que la requête, bien qu’invoquant une situation personnelle précaire, ne contenait aucun moyen de droit susceptible de créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, la demande a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans audience.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 août 2024, M. B A demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Aude a rejeté son recours présenté le 29 mai 2024 contre une décision de retrait d'agrément de contrôleur technique, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.

Vu :

- la requête n° 2404644 enregistrée le 8 août 2024 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision susvisée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Enfin aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".

2. Il résulte de ces dispositions que l'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

3. A l'appui de sa requête, M. A expose que sa situation actuelle est très précaire, qu'il a dû prendre un avocat dans le cadre d'un litige sur son licenciement, qu'il n'a pas pu s'inscrire à France Travail en l'absence des documents nécessaires, qu'il n'a ni les moyens de se loger ni de payer la pension alimentaire pour sa fille et qu'il a de nombreux crédits impayés. Cependant, la requête de M. A ne comporte aucun moyen de droit ou de fait tendant à démontrer que la décision dont il demande la suspension ne serait pas conforme à une règle de droit ou serait entachée d'une erreur d'appréciation. Ainsi la demande de M. A, qui n'invoque que des arguments de nature gracieuse, est manifestement mal fondée. Il y a lieu, dans ces conditions, de faire application de l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative et de rejeter la requête.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A.

Fait à Montpellier, le 9 août 2024.

Le juge des référés,

M. Besle

La République mande et ordonne au préfet de l'Aude en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 9 août 2024

La greffière,

L. Salsmann

Ls

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