lundi 19 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2404689 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | PROCEDURES 96 H H / 48 H |
| Avocat requérant | QUINTARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 10, 13, 16 et 19 août 2024, M. A B, actuellement retenu au centre de rétention administrative de Perpignan, représenté par Me Quintard, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 8 mars 2024 par lequel le préfet de l'Aude lui a retiré son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans ;
3°) d'enjoindre au préfet territorialement compétant de réexaminer sa situation et de renouveler son titre de séjour de séjour portant la mention " travailleur temporaire " ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à son conseil au titre des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991, en cas d'admission à l'aide juridictionnelle totale.
Il soutient que :
Sur les moyens communs aux différentes décisions :
- elles sont entachées d'incompétence ;
- elles sont entachées d'un défaut de motivation :
- elles sont entachées d'erreur d'appréciation, son comportement ne constituant pas une menace à l'ordre public ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle porte atteinte à son droit d'être entendu au regard de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Sur la décision portant retrait de titre de séjour :
- elle méconnaît le principe du contradictoire et les droits de la défense.
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle méconnaît les dispositions de l'art. L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'erreur d'appréciation ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit à la libre circulation.
Le préfet de l'Aude, à qui la requête a été communiquée le 10 août 2024, n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Delon, première conseillère, pour statuer en tant que magistrate désignée en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 19 août 2024 :
- le rapport de Mme Delon, magistrate désignée,
- et les observations de Me Quintard, qui a repris, en les précisant, les moyens présentés par écrit, et celles de M. B.
Le préfet de l'Aude n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant marocain né le 10 septembre 2004 a été placé au centre de rétention administrative de Perpignan le 9 août 2024. Par un arrêté du même jour, dont il demande l'annulation, le préfet des Pyrénées-Orientales l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans. Par une ordonnance du 6 mai 2024, le juge de la liberté et de la détention près le tribunal judiciaire de Perpignan a prononcé son maintien en rétention.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée, relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
3. En premier lieu, les décisions portant retrait de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour pour une durée de trois ans, sont signées, pour le préfet de l'Aude et par délégation, par Mme Lucie Roesch, secrétaire générale de la préfecture, qui a reçu délégation par un arrêté n° DPPPAT-BCI-2023-069 du 11 septembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour, accessible tant au juge qu'aux parties sur le site internet de la préfecture, à l'effet de signer, notamment, tous les actes administratifs relevant des attributions de l'Etat dans le département de l'Aude, à l'exception des réquisitions de la force armée et des arrêtés de conflit. Dès lors, le moyen tiré du vice d'incompétence de l'auteur de l'acte doit donc être écarté.
4. En deuxième lieu, il ressort des termes des différentes décisions attaquées que sont mentionnés les différents textes applicables à la situation de M. B ainsi que l'ensemble des considérations de fait, tenant notamment à ses conditions de séjour en France et à sa vie personnelle. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, soulevé à l'encontre de l'ensemble des décisions attaquées, ne peut qu'être écarté.
5. En troisième lieu, et d'une part, aux termes de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être retirée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public. () ".
6. D'autre part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que, pour prendre les mesures litigieuses, le préfet de l'Aude s'est fondé sur la circonstance que le comportement de M. B constitue une menace à l'ordre public. Si M. B fait valoir l'absence de poursuites pénales à son encontre, il ne conteste pas la matérialité des faits pour lesquels il est défavorablement connu des services de police, soit plusieurs faits de vols réitérés en 2023 et 2024, d'usage de stupéfiants en 2023 et de recel de vol et d'armes en 2024. Pris dans leur ensemble, ces faits, au demeurant récents et réitérés depuis son entrée sur le territoire français, sont de nature à caractériser une menace à l'ordre public, de sorte que l'erreur d'appréciation alléguée par le requérant n'est pas établie. Par conséquent, en procédant au retrait de son titre de séjour et en l'obligeant à quitter le territoire français, sur le fondement des dispositions précitées, le préfet de l'Aude n'a pas commis d'erreur d'appréciation.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° - Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° - Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
9. Si M. B fait valoir sa présence sur le territoire depuis 2021, sa prise en charge par le service d'aide sociale à l'enfance et l'exercice en France de la profession de peintre façadier, il ne verse au débat qu'un bulletin de salaire en qualité d'apprenti ouvrier daté du mois de juillet 2023 mentionnant neuf mois d'ancienneté, un contrat à durée indéterminée signé le 19 juillet 2024 et une attestation d'hébergement chez un tiers. Or, ces seuls éléments sont insuffisants pour démontrer une intégration socio-professionnelle stable et durable sur le territoire, ni davantage l'existence d'attaches personnelles. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées ne peut qu'être écarté, de même que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant retrait de titre de séjour :
10. Aux termes de l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si l'étranger cesse de remplir l'une des conditions exigées pour la délivrance de la carte de séjour dont il est titulaire, fait obstacle aux contrôles ou ne défère pas aux convocations, la carte de séjour peut lui être retirée par une décision motivée. La décision de retrait ne peut intervenir qu'après que l'intéressé a été mis à même de présenter ses observations dans les conditions prévues aux articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration ".
11. Il ressort des termes de la décision attaquée que, avant de procéder au retrait de son titre de séjour, le préfet de l'Aude a adressé un courrier à l'intéressé afin de recueillir ses observations le 7 février 2024, lequel lui aurait été retourné le 5 mars suivant avec la mention " destinataire inconnu à l'adresse ". Si M. B conteste la réception de ce courrier, il ressort des pièces du dossier, notamment du bordereau de La Poste, que le courrier a été adressé à la même adresse que celle renseignée par le requérant sur le contrat de travail qu'il fournit lui-même, et il n'établit, ni même n'allègue, avoir informé la préfecture d'un changement d'adresse. Ainsi, en l'état des pièces versées au dossier, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée a été prise au terme d'une procédure irrégulière et le moyen est écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. Si M. B invoque, dans sa requête sommaire, les moyens tirés de l'erreur de droit et la méconnaissance de son droit d'être entendu au regard de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, il n'assortit ses moyens d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par conséquent, les moyens invoqués ne peuvent qu'être écartés.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. Si M. B invoque la méconnaissance, dans sa requête sommaire, de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il n'assortit son moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par conséquent, le moyen ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
14. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public () ".
15. Il résulte de ce qui a été énoncé précédemment que le préfet de l'Aude a estimé, à bon droit, que le comportement de M. B constituait une menace à l'ordre public. Ainsi, il pouvait légalement, en application de l'article L. 612-2 précité, lui refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire, de sorte que le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
16. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Selon l'article L. 612-10 du même code, pour fixer la durée de l'interdiction de retour, " l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
17. Il ressort des pièces du dossier, et ainsi qu'il a été énoncé précédemment, que la gravité et la réitération des faits commis en 2023 et 2024 établissent que la présence de M. B sur le territoire français représente une menace pour l'ordre public. En outre, le requérant ne fait état d'aucune circonstances humanitaires particulière, ni davantage d'attaches personnelles. Dans ces conditions, et en dépit de l'absence d'édiction de mesures d'éloignement précédentes, l'ensemble des circonstances propres à sa situation personnelle est de nature à justifier légalement dans son principe et sa durée la décision d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans, qui n'est pas en l'espèce disproportionnée. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation, dont serait entachée la décision attaquée, doit être écarté.
18. En dernier lieu, le préfet de l'Aude, en assortissant la mesure d'éloignement d'une interdiction de retour, ne peut être regardé comme ayant porté une atteinte disproportionnée au principe de libre circulation invoqué.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 8 mars 2024 du préfet de l'Aude sont rejetées, sans qu'il soit besoin de statuer sur leur recevabilité. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction ainsi que celles tendant au remboursement des frais d'instance sont également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de l'Aude et à Me Quintard.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 août 2024.
La magistrate désignée, Le greffier,
E. Delon D. Martinier
La République mande et ordonne au préfet de l'Aude en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 19 août 2024
Le greffier
D. Martinier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026