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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2404825

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2404825

mercredi 30 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2404825
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B contestant une décision de l'ANDPC lui réclamant un indu de 472,64 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante, malgré une demande de régularisation, n'a pas constitué avocat comme l'exige l'article R. 431-2 du code de justice administrative pour les litiges portant sur le paiement d'une somme d'argent. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code, confirme l'irrecevabilité faute de respect des règles de représentation obligatoire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 août 2024, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision du 1er juillet 2024 par laquelle l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) lui demande le paiement d'un indu de 472,64 euros correspondant à la seconde indemnisation de l'agence pour sa seconde participation à la formation " promotion des comportements sains : alimentation et activité physique " auprès de l'organisme de DPC Orion Santé. té pour perte de revenus perçue dans le cadre de formations professionnelles, ensemble la décision du 16 novembre 2022 par laquelle l'ANDPC a partiellement fait droit à son recours gracieux en lui octroyant l'abaissement de l'indu à hauteur de 472.74 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque () elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 431-2 du code de justice administrative : " Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent, à la décharge ou à la réduction de sommes dont le paiement est réclamé au requérant ou à la solution d'un litige né de l'exécution d'un contrat. () ". Aux termes de l'article R. 612-1 de ce même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () / La demande de régularisation mentionne qu'à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

3. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 21 août 2024, et dont Mme B a accusé réception le 27 août 2024, la requérante ne s'est pas faite représenter par un des mandataires mentionnés à l'article R. 431-2 précité du code de justice administrative dans le délai de quinze jours qui lui était imparti. Dès lors, sa requête est manifestement irrecevable et ne peut qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Montpellier, le 30 octobre 2024.

La présidente de la 6ème chambre,

S. ENCONTRE

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

Montpellier, le 30 octobre 2024.

La greffière,

C. Arce

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