lundi 9 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2404877 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 aout 2024, M. A B, représenté par Me Constans, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 5 juillet 2024 et de l'arrêté du 18 juillet 2024 du syndicat de développement local (SYDEL) du pays cœur d'Hérault qui refuse de le réemployer à l'issue du congé pour convenances personnelles, et le place en congé sans rémunération au 1er septembre 2024 ;
2°) d'enjoindre au syndicat de le réintégrer sur son poste ou sur un poste similaire, ou de réexaminer sa demande de réemploi ;
3°) de mettre à la charge du syndicat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie, car bénéficiaire d'un contrat à durée indéterminée il a sollicité sa réintégration à l'issue du congé pour convenances personnelles, et sera sans revenu, avec des charges importantes et ne pouvant bénéficier des allocations chômage ;
- le doute sérieux sur la légalité des décision attaquées découle de 1° la décision du 5 juillet 2024 est entachée d'erreur de fait sur la suppression de son poste ; 2° il excipe de l'illégalité de la délibération du 28 juin 2021 si elle supprime un poste, car la suppression n'est pas motivée par l'intérêt du service ; 3° la décision est entachée d'erreur de fait et de droit sur l'absence d'emploi similaire ; 4° l'arrêté est fondé sur la décision du 5 juillet 2024 illégale ; 5° il ne relève pas du congé sans traitement prévu par l'article 39-5 du décret n° 88-145 du 15 février 1988, qui ne s'applique pas lors de la procédure de licenciement ; 6° l'arrêté est entaché de défaut d'information de la commission consultative paritaire, en méconnaissance du même article 39-5.
Par un mémoire, enregistré le 3 septembre 2024, le SYDEL du pays cœur d'Hérault, représenté par Me Gilliocq, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge du requérant d'une somme de 2000 euros au titre de l'article L761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- l'urgence n'est pas établie ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique;
- le décret n°88-145 du 15 février 1988 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Rabaté, vice-président, pour statuer sur les requêtes en référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 4 septembre 2024 à 10 heures :
- le rapport de M. Rabaté, juge des référés ;
- les observations de Me Constans, pour M. B, qui persiste dans ses écritures ;
- les observations de Me Euzet, pour le SYDEL du pays cœur de l'Hérault, qui persiste dans ses écritures.
Après avoir fixé, à l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. En vertu de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
2. Il ressort des pièces du dossier que M. B, attaché, recruté par le SYDEL à partir du 1er janvier 2011 par contrats à durée déterminée puis à durée indéterminée et en dernier lieu comme chargé de missions informatiques et technologie information et communication, a été placé en congé sans rémunération pour convenances personnelles pour trois ans à compter du 1er septembre 2021, par arrêté du 21 juillet 2021 du président du SYDEL du pays cœur d'Hérault. Par courrier du 18 juillet 2024 le même président l'a convoqué pour un entretien préalable au licenciement le 27 septembre suivant, après que l'intéressé ait demandé le report de l'entretien initialement prévu le 23 juillet 2024. Par sa requête, M. B demande la suspension de l'exécution de la décision et de l'arrêté des 5 et 18 juillet 2024 du président du SYDEL, qui l'un refuse de le réemployer à l'issue de son congé, et l'autre le place en congé sans rémunération jusqu' à la fin de la procédure de licenciement à compter du 1er septembre 2024, du fait de la suppression de son poste et de l'absence d'emploi similaire.
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués pour M. B mentionnés dans les visas n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions qu'il conteste. Par suite, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence, les conclusions du recours à fin de suspension, et par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et celles relatives à l'article L761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du requérant une somme au titre de l'article L761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du syndicat de développement local du pays cœur d'Hérault relatives à l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au syndicat de développement local du pays cœur d'Hérault.
Fait à Montpellier, le 9 septembre 2024.
Le juge des référés,La greffière,
V. Rabaté B. Flaesch
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 9 septembre 2024,
La greffière,
B. Flaesch
2404877
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606980
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Norvège, responsable de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, le préfet ayant visé le règlement et indiqué que Mme B... détenait un visa norvégien périmé depuis moins de six mois. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, incluant sa vulnérabilité, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606981
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant libyen, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant l'accueil au seul motif que M. C... avait présenté une demande de réexamen, et que le requérant n'avait pas démontré que sa vulnérabilité ou la dignité humaine avaient été méconnues. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-15, et la directive 2013/33/UE.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606983
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante burkinabée, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Belgique pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, en application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 3 du règlement (UE) n°604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le visa délivré par les autorités belges.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606985
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant érythréen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Suisse, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel, ainsi que l'existence de défaillances systémiques en Suisse. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle de l'intéressé ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
01/06/2026