Le Tribunal administratif de Montpellier a constaté le désistement d’office de la requête de Mme D... et M. B..., qui contestaient un refus d’autorisation d’instruction dans la famille pour leur fille. Saisi en excès de pouvoir, le tribunal a appliqué l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, les requérants n’ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions malgré une demande en ce sens. Par ordonnance du 9 décembre 2025, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement et clos l’instance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 août 2024, Mme C... D... et M. E... B..., représentés par Me Vocat, demandent au tribunal :
1°) d’annuler la décision leur refusant le bénéfice d’une autorisation d’instruction dans la famille pour leur fille A... ;
2°) de leur accorder le bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Montpellier a désigné Mme Pastor, première conseillère, pour statuer sur les litiges relevant de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Vu :
- le courrier du 5 juin 2025 adressé à Me Vocat, représentant Mme D..., l’invitant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; (…) ». Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ».
2. Par un courrier du 5 juin 2025 envoyé par le biais de l’application télérecours et dont Me Vocat est réputé en avoir accusé réception deux jours après sa mise à disposition dans l’application, ce dernier a été invité à confirmer expressément le maintien de ses conclusions, ce qu’il n’a pas fait à l’expiration du délai imparti. Il doit, par suite, en application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, être réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Il y a lieu, dès lors, de donner acte de son désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme D... et M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... D..., M. E... B... et à la rectrice de l'académie de Montpellier.
Fait à Montpellier, le 9 décembre 2025.
La magistrate désignée,
I. Pastor
La République mande et ordonne à la rectrice de l’académie de Montpellier en ce qui la concerne où à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 9 décembre 2025.
Le greffier,
F. Guy