mardi 24 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2404955 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 août 2024, Mme D B, épouse C, représentée par Me Mislin, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision laquelle le préfet de l'Hérault a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet, dans un délai de 15 jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de lui délivrer une carte de résident et, subsidiairement, un titre portant la mention vie privée et familiale et, très subsidiairement, de réexaminer sa demande ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des article 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- il y a urgence à prononcer la suspension de l'exécution de la décision de rejet en litige ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité d'une telle décision implicite de refus.
Par un mémoire enregistré le 19 septembre 2024, le préfet de l'Hérault conclut au non-lieu à statuer sur la requête, il fait valoir que, le 17 septembre 2024, la demande de renouvellement du titre de séjour de Mme D B a fait l'objet d'une décision favorable et que le titre, valable du 16 mai 2023 au 15 mai 2025, est en cours de fabrication.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : 3°- Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ".
2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 17 septembre 2024, postérieure à l'introduction le 23 août 2024 de la présente requête, le préfet de l'Hérault a décidé de délivrer un titre de séjour à Mme D B, valable du 16 mai 2023 au 15 mai 2025. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la présente requête de Mme B tendant à la suspension de l'exécution de la décision par laquelle le préfet de l'Hérault a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour et sur les conclusions aux fins d'injonction.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des article 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction de la requête de Mme B.
Article 2 : Les conclusions de la requête en application des dispositions combinées de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative et des article 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D B, épouse C, au préfet de l'Hérault et à Me Mislin.
Fait à Montpellier, le 24 septembre 2024.
Le président de la 4ème chambre
E. Souteyrand
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 24 septembre 2024.
La greffière,
M. A
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