LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2405136

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2405136

lundi 22 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2405136
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantGRAU

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet du préfet des Pyrénées-Orientales concernant sa demande de certificat de résidence "vie privée et familiale". Le tribunal a estimé que M. B... ne justifiait pas d'une résidence stable et continue en France ni de liens personnels et familiaux suffisamment établis pour bénéficier des stipulations du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, le préfet n'a pas commis d'erreur de droit en rejetant sa demande. Toutes les conclusions de M. B..., y compris celles aux fins d'injonction et d'astreinte, ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 septembre 2024, M. A... B..., représenté par
Me Grau, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision par laquelle le préfet des Pyrénées-Orientales a implicitement rejeté sa demande de certificat de résidence d’un an portant la mention "vie privée et familiale" ;

2°) d’enjoindre au préfet des Pyrénées-Orientales de lui délivrer un certificat de résidence d’un an portant la mention "vie privée et familiale", sous astreinte de 100 euros par jour de
retard ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que la décision méconnait les stipulations du 5) de l’article 6 de l’accord franco-algérien.

La requête a été communiquée au préfet des Pyrénées-Orientales qui n’a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Pater, rapporteure ;
- et les observations de Me Grau, représentant M. B....


Considérant ce qui suit :


M. B..., ressortissant algérien né le 12 mai 1997, a, par lettre du 21 mars 2024 reçue le 25 mars suivant, sollicité du préfet des Pyrénées-Orientales un certificat de résidence d’un an sur le fondement des stipulations de l’article 6 5) de l’accord franco-algérien du
27 décembre 1968 modifié. En l’absence de réponse, par la présente requête, M. B... sollicite du tribunal l’annulation de la décision implicite de rejet de cette demande.



M. B... a, par lettre du 21 mars 2024 reçue le 25 mars suivant, sollicité du préfet des Pyrénées-Orientales un certificat de résidence d’un an sur le fondement des stipulations de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié aux termes duquel : « Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. Le certificat de résidence d'un an portant la mention « vie privée et familiale » est délivré de plein droit : 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus. ».

M. B... se prévaut d’une résidence continue depuis 5 ans sur le territoire national, d’une activité professionnelle et de sa famille de nationalité française. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu’en se bornant à produire la décision de rejet de sa demande d’asile faite le
5 décembre 2019, il ne justifie pas d’une résidence stable en France depuis le 2 janvier 2019, date à laquelle il déclare être arrivé sur le territoire national, jusqu’en janvier 2023, date de son embauche en tant que maçon. Il est célibataire, sans enfant et ne saurait en outre par la seule production de cartes d’identité de personnes qu’il désigne comme étant ses cousins et famille de ses cousins, justifier de liens familiaux en France, et n’allègue, ni n’établit, ne plus avoir d’attaches en Algérie où il a passé la majeure partie de sa vie. Dans ces conditions, M. B... ne démontre pas l’existence de liens personnels et familiaux en France. Par suite, en rejetant implicitement sa demande, le préfet des Pyrénées-Orientales n’a pas entaché sa décision d’une erreur de droit.

Il résulte de ce qui précède, que la requête de M. B... doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte et les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.




D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au préfet des Pyrénées-Orientales.


Délibéré après l'audience du 8 septembre 2025, à laquelle siégeaient :
M. Gayrard, président,
Mme Pater, première conseillère,
Mme Bourjade, première conseillère,



Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2025.


La rapporteure,
B. Pater

Le président,
J.P Gayrard


La greffière,




P. Albaret


La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Montpellier, le 23 septembre 2025.
La greffière,



P. Albaret

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions