LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2405184

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2405184

mardi 8 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2405184
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSCP BOUYSSOU ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, des pièces complémentaires et un mémoire en réplique enregistrés les 9, 17 et 25 septembre 2024, M. D B, représenté par Me Bonnet, demande au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel le maire de la commune de Banyuls-sur-Mer a délivré un permis de construire à Mme C A, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux, avec toutes conséquences de droit ;

2°) de mettre à la charge solidaire de la commune de Banyuls-sur-Mer et de Mme A la somme de 3 500 euros hors taxes en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens, en ce inclus le droit de plaidoirie et le coût des affranchissements correspondant à l'exercice de ses recours gracieux et contentieux et ses notifications à la bénéficiaire du permis de construire.

Il soutient, en l'état de ses dernières écritures, que :

- il a intérêt à agir en sa qualité de voisin immédiat du projet, compte tenu des nouvelles vues qui seront créées, entraînant une perte d'intimité, d'ensoleillement et de valeur vénale de son bien ;

- l'urgence, qui est présumée, est caractérisée dès lors qu'il a été procédé à l'abattage d'arbres et à des travaux de terrassement ; il a été informé oralement du rejet de son recours gracieux ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté en litige dès lors que :

. le maire était en situation de compétence liée pour refuser le permis sollicité dès lors que le dossier de demande était incomplet en ce qu'il ne comportait pas le détail précis de la superficie des constructions présentes sur l'unité foncière dans laquelle se situe le terrain d'assiette du projet pour permettre de vérifier le respect du coefficient d'emprise au sol (CES) fixé par le règlement de la zone UD du plan local d'urbanisme (PLU) et que le plan de masse ne comporte pas les cotes dans les trois dimensions des constructions existantes en méconnaissance de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme ; en outre, dès lors qu'il existera un lien physique et fonctionnel entre le projet et les bâtiments existants, la demande devait porter sur l'ensemble des constructions présentes sur l'unité foncière, sauf à démontrer l'existence d'autorisations d'urbanisme antérieures et la conformité des constructions réalisées, pour pouvoir dissocier le projet des constructions déjà édifiées ;

. le permis a été délivré en méconnaissance de l'article UD 6 du règlement du PLU dès lors que le projet de construction, implanté, au Sud-Ouest, à 8 mètres de la rue Pierre Loti, ne se situe, au Sud-Est, qu'à 4 mètres de la même voie alors que sa résidence, qui est la construction voisine, est située à plus de 8 mètres de cette voie publique ;

. il a été délivré en méconnaissance de l'article UD 7 en ce qui concerne la distance par rapport à la limite séparative Nord-Est de la construction projetée qui, compte tenu des casquettes en béton, d'une profondeur d'un mètre, n'est pas de 4 mètres mais de 3 mètres seulement ; en tout état de cause, l'application de la règle L=H/2 conduit à retenir un recul minimal de 4,25 mètres et non de 4 mètres, ce qui rend la prescription du permis de construire sur ce point impossible à respecter ;

. il a été délivré en méconnaissance de l'article UD 9 du règlement du PLU qui fixe à 0,40 le CES dès lors que la rampe d'accès, les casquettes en béton, qui ne sont pas des " débords de toiture " au sens de l'article R.420-1 du code de l'urbanisme et du lexique du PLU, et la passerelle en bois doivent être incluses dans l'emprise au sol du projet ;

. par son style contemporain, sa volumétrie, le sens de ses toitures, les matériaux utilisés et les clôtures prévues, le projet est entaché d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article UD 11 du règlement du PLU, ainsi que l'a d'ailleurs relevé l'architecte des Bâtiments de France ;

. il a été délivré en méconnaissance de l'article 13 du règlement de la zone UD du PLU, le bâti emportant la suppression de tous les arbres existants au droit de l'emprise du futur bâtiment, au nombre de douze et la prescription de l'arrêté litigieux imposant leur remplacement étant impossible à respecter ;

. il a été délivré en méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme dès lors que le projet, qui consiste à créer de nouveaux logements, dans le prolongement de la construction existante, avec l'utilisation d'espaces communs, constitue une extension de la construction existante qui, compte tenu de sa surface de plancher et de son emprise au sol, ne présente pas un caractère limité.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 septembre 2024, la commune de Banyuls-sur-Mer, représentée par Me Pons-Serradeil, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- M. B, qui ne réside pas à Banyuls-sur-Mer mais en région parisienne, ne justifie pas d'un intérêt à agir ; il n'établit pas, en outre, la réalité des troubles de jouissance dont il se prévaut, notamment une perte d'ensoleillement, lequel était limité par les arbres qui étaient présents sur les parcelles de Mme A ;

- l'urgence n'est pas caractérisée dès lors que les travaux de construction, objet du permis de construire, n'ont pas été entrepris ;

- aucune disposition législative ou réglementaire n'impose, dans le cadre d'une demande de permis de construire portant sur une unité foncière bâtie, de justifier des autorisations d'urbanisme dont le bâti a fait l'objet ; en tout état de cause, les services instructeurs ont été en mesure de s'assurer que la maison d'habitation et la piscine présentes sur l'unité foncière ont été légalement autorisées et, le 5 avril 2024, Mme A a produit au dossier de demande de permis les pièces complémentaires qui lui ont été demandées, relatives au détail de l'emprise au sol des constructions existantes sur les parcelles de l'unité foncière ;

- l'implantation sollicitée a été accordée afin d'assurer une certaine continuité volumétrique dans un souci d'esthétique, eu égard à la courbe de la parcelle et à l'absence de construction existante sur les parcelles situées en face de la zone où le recul ne sera que de quatre mètres ;

- les règles de prospect en matière d'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives ou voies publiques ne sont pas applicables aux casquettes en béton ;

- la rampe d'accès, la dalle en béton autour de la piscine et les casquettes en béton n'entrent pas dans le calcul de l'emprise au sol telle que définie par le lexique du règlement du PLU ;

- la volumétrie de la construction, son style contemporain et les matériaux utilisés ne sont pas en rupture avec les constructions avoisinantes ; les hauteurs des clôtures et les teintes des enduits sont conformes au PLU ;

- conformément à ce qu'imposent le PLU et les prescriptions de l'arrêté du 25 juin 2024, les plantations supprimées seront remplacées, ainsi que cela ressort de la notice du projet.

Par un mémoire en défense enregistré le 24 septembre 2024, Mme C A, représentée par la SCP Bouyssou et Associés, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B la somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa demande de permis de construire portait sur l'ensemble des parcelles de l'unité foncière dont elle est propriétaire et le dossier mentionnait l'emprise des constructions existantes ; en outre, il est constant que le projet ne touche pas aux constructions existantes et la production des autorisations délivrées pour ces constructions, qui sont régulières, n'est pas exigée par le code de l'urbanisme ;

- l'implantation de la construction projetée permet d'assurer une continuité avec l'immeuble situé sur le terrain d'assiette au Nord-Ouest en procédant à un recul de 8 mètres mais également une continuité de volume et de limite d'implantation avec la maison appartenant à M. B sur la partie Sud du terrain, avec un recul de 4 mètres ;

- il n'y a pas lieu de prendre en compte les casquettes en béton pour le calcul des règles de prospect et l'arrêté litigieux comporte une prescription relative à l'obligation de respecter une distance au moins égale à la hauteur divisée par deux par rapport à la limite séparative ;

- l'emprise au sol de l'ensemble des constructions est inférieure à l'emprise maximale de 40 % fixée par l'article UD 9 du règlement du PLU ; la rampe d'accès indiquée dans le projet est en réalité un espace de circulation et de stationnement pour les véhicules, sans aucune surélévation par rapport au terrain naturel ; la passerelle en bois, la terrasse de la piscine et casquettes de béton du projet sont exclues du calcul de l'emprise ; au surplus, la piscine, qui ne s'élève pas à plus de 0,60 mètre au-dessus du niveau du sol naturel, a été intégrée à tort, dans le projet, dans le calcul de l'emprise au sol ;

- la construction s'intègre dans un environnement de constructions traditionnelles ou contemporaines qui ne présentent aucune harmonie particulière, tant en ce qui concerne leur architecture que les clôtures, et les toitures sont conformes aux dispositions de l'article 11 du règlement du PLU ;

- l'arrêté portant permis de construire comporte une prescription relative au remplacement de l'ensemble des arbres supprimés et sept arbres supplémentaires peuvent parfaitement être plantés sur l'unité foncière, dont une très large partie de sa surface demeure en espace vert.

Vu :

- la requête enregistrée le 9 septembre 2024 sous le n° 2405183 par laquelle M. B demande l'annulation des décisions attaquées ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Encontre, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Encontre, juge des référés,

- les observations de Me Bonnet, pour M. B,

- les observations de Me Pons-Serradeil, pour la commune de Banyuls-sur-Mer, et de Me Chevallier, pour Mme A, qui maintiennent leurs écritures et font valoir, en outre, que le patio de 89 m², non couvert, présent sur l'unité foncière a été inclus à tort dans le calcul de l'emprise au sol, de même que la piscine, et que le moyen soulevé dans le mémoire en réplique de M. B, tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, est inopérant dès lors que le projet, situé au sein d'un quartier résidentiel, ne constitue pas une extension de l'urbanisation.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, propriétaire, sur le territoire de la commune de Banyuls-sur-Mer, des parcelles cadastrées section AB n°576 et 580, 581, 584, 585 et 586, a déposé, le 11 mars 2024, une demande de permis de construire, complétée à la demande de la commune le 5 avril 2024, en vue de la réalisation d'une maison individuelle d'une surface de 235,79 m² sur les parcelles AB n°576 et 580. Par la présente requête, M. B, propriétaire d'une maison d'habitation située sur des parcelles qui jouxtent le terrain d'assiette de la construction projetée, demande au juge des référés de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel le maire de la commune de Banyuls-sur-Mer a délivré à Mme C A le permis de construire sollicité et de la décision de rejet de son recours gracieux formé contre cette décision le 7 août 2024, dont il dit avoir été informé oralement par les services communaux.

Sur l'intérêt à agir de M. B :

2. Il ressort des pièces du dossier que M. B est propriétaire d'une maison d'habitation et d'un jardin d'agrément sur les parcelles cadastrées section AB n°577 et 578, qui jouxtent le terrain d'assiette du projet, consistant en la réalisation d'une maison d'habitation sur un terrain non bâti et arboré, ce qui est de nature à modifier les conditions de jouissance de son bien. Par suite, M. B justifie d'un intérêt à agir contre l'arrêté attaqué que ne sauraient remettre en cause les circonstances, dont fait état la commune de Banyuls-sur-Mer en défense, tenant notamment à ce que la résidence principale de M. B se situe en région parisienne et qu'il ne peut se prévaloir d'une perte d'ensoleillement qu'occasionnerait la réalisation de la construction projetée compte tenu des arbres présents sur les parcelles d'implantation du projet. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par la commune de Banyuls-sur-Mer ne peut qu'être écartée.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

En ce qui concerne l'urgence :

4. Aux termes de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme : " " Un recours dirigé contre une décision de non-opposition à déclaration préalable ou contre un permis de construire, d'aménager ou de démolir ne peut être assorti d'une requête en référé suspension que jusqu'à l'expiration du délai fixé pour la cristallisation des moyens soulevés devant le juge saisi en premier ressort. / La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative est présumée satisfaite. () ".

5. En soutenant que les travaux objet du permis de construire litigieux n'ont pas été encore entrepris, la commune de Banyuls-sur-Mer ne remet pas en cause la présomption d'urgence prévue par l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme alors qu'au demeurant, elle ne conteste pas qu'il a été procédé à l'abattage des arbres présents sur la parcelle et des travaux de terrassement. Par suite, la condition d'urgence au sens des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.

En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué :

6. En l'état de l'instruction, les moyens, tels qu'analysés ci-dessus, tirés de la méconnaissance des articles UD 7 et UD 13 du règlement du plan local d'urbanisme sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué.

7. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, en l'état de l'instruction, aucun autre moyen ne paraît susceptible d'entraîner la suspension de l'arrêté attaqué.

8. Il résulte de ce qui précède que, dès lors que les deux conditions prévues par l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont remplies, il y a lieu de prononcer la suspension de l'exécution de l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel le maire de la commune de Banyuls sur Mer a délivré un permis de construire à Mme C A.

Sur les frais liés au litige :

9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme que la commune de Banyuls-sur-Mer demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge solidaire de la commune de Banuyls-sur-Mer et de Mme A la somme de 1 200 euros à verser à M. B sur le fondement des mêmes dispositions.

O R D O N N E :

Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel le maire de la commune de Banyuls-sur-Mer a délivré un permis de construire à Mme C A est suspendue.

Article 2 : La commune de Banyuls-sur-Mer et Mme A verseront solidairement à M.B la somme de 1 200 au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Banyuls-sur-Mer et Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D B, à la commune de Banyuls-sur-Mer et à Mme C A.

Fait à Montpellier, le 8 octobre 2024.

La juge des référés,

S. Encontre

La greffière,

C. Arce

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 8 octobre 2024.

La greffière,

C. Arce lr

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions