mercredi 18 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2405312 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 septembre 2024, M. et Mme A et D C, demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Montpellier d'affecter immédiatement leur fille B dans son lycée de secteur en terminale générale avec options sciences de la vie et de la terre et sciences économiques et sociales.
Ils soutiennent que :
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que, gendarme, il a déménagé de Seine et Marne à Montpellier, et sa fille âgée de 16 ans malgré leurs multiples demandes n'a pas eu d'affectation en terminale, ce qui retarde son apprentissage, la rentrée étant passée ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'instruction et à l'éducation de l'élève qui constitue une liberté fondamentale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Montpellier a désigné M. Rabaté, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, M. et Mme C, qui ont déménagé de Seine et Marne à Montpellier, demandent au juge des référés d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Montpellier d'affecter immédiatement leur fille B dans son lycée de secteur en terminale générale avec options sciences de la vie et de la terre et sciences économiques et sociales.
2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Et il résulte de l'article L.522-3 du même code que le juge des référés peut rejeter sans audience et procédure contradictoire les demandes qui ne présentent pas un caractère d'urgence.
3. L'intervention du juge des référés dans les conditions d'urgence particulière prévues par l'article L. 521-2 du code de justice administrative est subordonnée au constat que la situation litigieuse permet de prendre utilement et à très bref délai les mesures de sauvegarde nécessaires. Or l'absence d'affectation de B C en terminale ne révèle pas, pour regrettable qu'elle soit, une situation d'urgence caractérisée de nature à justifier l'intervention du juge des référés pour ordonner son inscription dans un établissement scolaire, dans un délai de 48 heures. Il s'ensuit que la requête peut être rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A et D C.
Copie en sera transmise à la rectrice de l'académie de Montpellier.
Fait à Montpellier, le 18 septembre 2024.
Le juge des référés,
V.Rabaté
La République mande et ordonne à la rectrice de l'académie de Montpellier en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 18 septembre 2024
Le greffier,
D. Martinier
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