lundi 23 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2405353 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par requête, enregistrée le 16 septembre 2024, M. C D et Mme B E demandent au juge des référés d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision qui leur refuse l'autorisation d'instruire leur fils F en famille et de la décision reçue le 12 septembre 2024 leur imposant de le scolariser en établissement.
Ils soutiennent que :
- la condition d'urgence est remplie car un projet agricole durable qui fait vive sept personnes sera compromis ;
- il existe des moyens de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Rabaté, vice-président, pour statuer sur les requêtes en référés.
Considérant ce qui suit :
1. En vertu de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. Les requérants, qui demandent la suspension de la décision qui leur refuse l'autorisation d'instruire leur fils F en famille et de la décision reçue le 12 septembre 2024 qui leur impose de le scolariser en établissement, se bornent à indiquer que leur projet agricole durable qui fait vive leur famille de sept personnes sera compromis. Toutefois, ce fait, en l'absence de liaison établie entre la scolarisation de l'enfant et le projet agricole, ne permet pas de caractériser une atteinte suffisamment grave et immédiate portée aux intérêts des intéressés et de leur fils A s'ensuit que, la condition d'urgence n'étant pas satisfaite, les conclusions du recours à fin de suspension peuvent être rejetées sans audience et sans procédure contradictoire.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. D et de Mme E est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D et à Mme E.
Fait à Montpellier, le 23 septembre 2024.
Le juge des référés,
V.Rabaté
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 23 septembre 2024,
La greffière,
B. Flaesch
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