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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2405355

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2405355

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2405355
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Celui-ci demandait l'autorisation de réparer une canalisation privative sous voie publique et la suspension du refus du département des Pyrénées-Orientales. Le juge a estimé que les pièces du dossier n'établissaient pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, au droit de propriété ou à la sécurité publique, la fuite d'eau n'étant pas démontrée comme menaçant la stabilité de la route départementale. La requête a été rejetée comme manifestement infondée, sans instruction ni audience.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 septembre 2024, M. B A demande au juge des référés :

1°) de l'autoriser à réparer une canalisation privative sous voie publique ;

2°) d'ordonner la suspension du refus du département des Pyrénées-Orientales du 6 septembre 2024 ;

3°) d'ordonner que le déplacement de son compteur soit validé à la charge de ce département.

Il soutient que :

- il a constaté une fuite dans le réseau privatif de sa parcelle située à Pia, et le département le 6 septembre 2024 a refusé à la société Canatec l'autorisation de faire des travaux sur la voie publique ;

- la condition d'urgence est remplie dès lors que la fuite provoque une consommation de 28059 litres d'eau à compter du 22 aout 20224, 1680 litres d'eau par jour, qui peut fragiliser le soubassement et l'affaissement de la route départementale 1 proche, et il ne pourra payer sa facture d'eau si on lui interdit de réparer la fuite ;

- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de propriété, assurer les réparations nécessaires, et à la prévention des dommages sur la voie publique.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Rabaté, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. Il ressort des pièces versées au dossier que M. A a constaté en aout 2024 une fuite d'eau dans le réseau de sa parcelle située à Pia, que le département des Pyrénées-Orientales, par courrier du 6 septembre 2024, lui a demandé de déplacer son compteur du domaine public à sa propriété, faute de quoi il n'aurait pas de permission de voierie. et que la société Canatec lui a refusé les 9 et 18 septembre 2024 de réparer la fuite d'eau faute de permission de voierie. Par sa requête M. A demande, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, à être autorisé à réparer une canalisation privative sous voie publique, la suspension du refus du département du 6 septembre 2024, et d' ordonner que le déplacement de son compteur soit à la charge de ce département.

3. Les seules pièces mentionnées au point précédent n'établissent pas qu'une atteinte grave et manifestement illégale ait été portée à une liberté fondamentale, au droit de propriété, ou à la sécurité publique, rien n'indiquant que la fuite comme le prétend l'intéressé menace la stabilité d'une route départementale. Il s'ensuit que la requête de M. A, manifestement infondée, peut être rejetée sans instruction ni audience.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Montpellier, le 20 septembre 2024.

Le juge des référés,

V. Rabaté

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 20 septembre 2024.

Le greffier,

D. Martinier

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