vendredi 18 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2405488 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SCP D'AVOCAT FREDERIC SIMON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 septembre 2024, M. A B, expert désigné, demande au juge des référés d'étendre à la société MMA Iard Assurances Mutuelles la mesure d'expertise référencée n° 2302579, ordonnée le 2 août 2023, aux fins notamment de déterminer l'origine et l'étendue des désordres apparus sur voie du secteur Marche Gay sur le territoire de la commune de Pomerols (Hérault), après la réalisation de travaux d'aménagement en 2019.
Il soutient qu'il est apparu en cours d'expertise que les sociétés du groupement de maîtrise d'œuvre, la société Nouvel Bel et la société Prima Groupe, avaient fait l'objet d'une liquidation, rendant utile la mise en cause de leur assureur.
Vu :
- l'ordonnance n° 2302579 rendue le 2 août 2023 par le juge des référés ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Franck Thévenet, vice-président, comme juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. L'article R. 532-1 du code de justice administrative dispose que : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". Il peut, aux termes de l'article R. 532-3 du même code, " () à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance () ".
2. L'expertise ordonnée le 2 août 2023 tend à déterminer l'origine des fissures affectant la voie du secteur Marche Gay à Pomérols, après la réalisation de travaux d'aménagement en 2019. Il ressort des pièces du dossier que les sociétés Nouvel Bel et Prima Groupe, groupement conjoint solidaire titulaire du marché de maîtrise d'œuvre des travaux litigieux, ont fait l'objet d'une liquidation. La responsabilité de la maîtrise d'œuvre étant, aux dires de l'expert, susceptible d'être engagée, la participation aux opérations d'expertise de leur assureur, la société MMA Iard Assurances Mutuelles, présente un caractère d'utilité au sens des dispositions précitées de l'article R. 532-1. Il y a donc lieu de faire droit aux conclusions de l'expert visant à étendre l'expertise ordonnée le 2 août 2023 au contradictoire de cette société.
ORDONNE :
Article 1er : La mesure d'expertise prescrite par ordonnance n° 2302579 du 2 août 2023 est étendue au contradictoire de la société MMA Iard Assurances Mutuelles.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à à M. A B A, à la société MMA Iard Assurances Mutuelles et à la commune de Pomerols.
Fait à Montpellier, le 18 octobre 2024.
Le juge des référés,
F. Thévenet
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 18 octobre 2024,
L'attaché,
Médéric Arias
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026