LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2405668

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2405668

jeudi 24 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2405668
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d’un certificat de résidence opposée à M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé que le refus d’enregistrement de la demande, motivé par le caractère incomplet du dossier déposé sur la plateforme de l’ANEF, ne constituait pas une décision susceptible de recours. En conséquence, la condition d’urgence et l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision n’ont pas été retenues. Cette solution s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 octobre 2024, M. B A, représenté par

Me Ruffel, demande au juge des référés :

1°) de suspendre l'exécution de la décision née le 18 mai 2024 par laquelle le préfet de l'Hérault a implicitement refusé de lui délivrer un certificat de résidence ;

2°) d'enjoindre au préfet, dans le délai de quinze jours et sous astreinte de 300 euros par jour de retard, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

3°) de condamner le préfet de l'Hérault à lui verser la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'urgence est caractérisée dès lors qu'il est entré régulièrement en France en 2018 et est le conjoint depuis le 4 mars 2023 d'une française avec laquelle il vit et qui est tombée enceinte de leur enfant au mois de juillet suivant, et que le préfet n'a pas poursuivi l'instruction de la demande de titre de séjour qu'il a présentée le 17 janvier 2024 au motif erroné, opposé le 18 juillet 2024 au moment de sa convocation à la prise biométrique, que le dossier qu'il avait déposé sur la plateforme de l'ANEF était incomplet ;

- la légalité de la décision est entachée d'un doute sérieux :

. elle n'est pas motivée en dépit de la demande du 29 mai 2024,

. la décision méconnaît l'article 6-2 de l'accord franco-algérien,

. le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Par un mémoire, enregistré le 24 octobre 2024, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- il a été demandé à M. A de réitérer sa demande déposée le 17 janvier 2024 sur la plateforme de l'ANEF qui, pourtant indispensables à l'instruction de celle-ci, était illisibles, ce qu'il n'a toujours pas fait ;

- sa demande étant incomplète, aucune décision de refus ne lui est opposée, et la requête est irrecevable.

Vu :

- la requête au fond ;

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Montpellier a désigné M. Souteyrand, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Souteyrand, vice-président ;

- les observations Me Carbonnier pour le requérant.

L'instruction a été close à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant algérien, qui est entré régulièrement en France en octobre 2018, demande au juge des référés la suspension de l'exécution de la décision par laquelle le préfet de l'Hérault a implicitement refusé de l'admettre au séjour.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () " ; qu'aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. // Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ".

3. Le silence gardé par le préfet sur une demande de titre de séjour fait en principe naître, au terme du délai de quatre mois, une décision implicite de rejet de cette demande. Il en va autrement lorsqu'il est établi que le dossier de la demande était incomplet, le silence gardé par l'administration valant alors refus implicite d'enregistrement de la demande, lequel ne constitue pas une décision susceptible de recours.

4. Il ressort des pièces du dossier que M. A justifie d'une relation de couple avec une française, avec laquelle il s'est marié le 4 mars 2023 et qui est tombée enceinte de leur enfant au mois de juillet suivant. Pour refuser, le 18 juillet 2024, le jour de sa convocation à la prise biométrique, de poursuivre l'instruction de la demande de titre de séjour que M. A avait présentée le 17 janvier 2024, en qualité de conjoint de française, et lui proposer de présenter une nouvelle demande, le préfet de l'Hérault fait valoir, en défense, qu'il lui a été opposé que le dossier qu'il avait déposé sur la plateforme de l'ANEF était incomplet, faute de caractère lisible de deux pièces, dont le visa d'entrée sur le territoire français, lequel est en effet bien indispensable pour permettre la délivrance de la carte de séjour dont il sollicité la délivrance. Toutefois, alors que la date de rejet de la pièce justificative dont le préfet se prévaut est indéterminable ( 29/0), d'une part, il est constant que M. A a, par l'entremise de son conseil, transmis notamment la pièce en cause par messagerie, le 18 mars puis, à nouveau, le 6 juin 2024, au service des étrangers de la préfecture compte-tenu des problèmes techniques rencontrés sur la plateforme, d'autre part, celui-ci expose, sans être utilement contesté, n'avoir pas pu procéder à une nouvelle demande identique sur la plateforme en raison précisément de la première clôture de son dossier. Par suite, M. A doit être regardé comme établissant qu'au 18 juillet 2024, est née une décision expresse de refus de délivrance d'un titre de séjour. Par suite, la fin de non-recevoir opposée à la requête de M. A en tant qu'elle est dirigée contre une décision inexistante, doit être écartée.

5. Eu égard à la situation de blocage d'instruction de sa demande qu'il rencontre, alors qu'il justifie, sans être contesté, de la stabilité de sa situation maritale depuis le 4 mars 2023 et de la naissance de son enfant, M. A, qui réside, en l'état, en situation irrégulière en France, établit l'urgence à statuer sur les conclusions de la requête aux fins de suspension de l'exécution de la décision par laquelle le préfet de l'Hérault a refusé de l'admettre au séjour au titre de sa vie privée et familiale.

6. Compte tenu à la fois de son entrée régulière en France et de la stabilité de la vie maritale de M. A avec une française, le moyen, tiré de la méconnaissance de l'article de l'article 6-2 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Hérault a refusé de l'admettre au séjour.

7. Il y a donc lieu de suspendre l'exécution de la décision de refus du préfet de l'Hérault et, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, de lui enjoindre, dans un délai n'excédant pas quinze jours à compter de la notification de la présente décision, de délivrer à M. A un récépissé à sa demande de carte de séjour l'autorisant à travailler dans l'attente du réexamen de sa demande et de la décision du Tribunal sur la requête au fond

n° 2405666 pendante.

8. Il n'y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 650 euros à verser à M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er r : L'exécution de la décision implicite de refus du préfet de l'Hérault est suspendue.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de l'Hérault de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la présente décision, dans l'attente du réexamen de sa demande.

Article 3 : L'Etat versera à M. A une somme de 650 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. B A, à Me Ruffel et au préfet de l'Hérault.

Fait à Montpellier, le 24 octobre 2024.

Le juge des référés, La greffière,

E. Souteyrand M. C

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 25 octobre 2024.

La greffière,

M. C

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions