jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2405847 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | PROCEDURES 96 H H / 48 H |
| Avocat requérant | ZWERTVAEGHER ALEXANDRE |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 11 octobre 2024, le président du tribunal administratif de Nîmes a transmis au tribunal administratif de Montpellier, la requête, enregistrée le 10 octobre 2024, présentée par M. C E, au motif de son placement au centre de rétention administrative de Sète.
Par cette requête, M. C E, représenté par Me Zwertvaegher, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté n° 2024-BSE-274 du 1er octobre 2024 par lequel le préfet du Gard a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire à destination de son pays d'origine, lui a fait interdiction de retour sur le territoire national pour une durée de deux ans ;
3°) d'enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour portant la mention vie privée et familiale.
Il soutient que :
A titre liminaire que son recours est recevable ;
- l'arrêté est entaché d'un vice d'incompétence de son auteur ;
- l'arrêté est entaché d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;
- l'arrêté est insuffisamment motivé au regard de la menace à l'ordre public ;
- l'arrêté est entaché d'un vice de procédure pour défaut de saisine de la commission du titre de séjour ;
- il n'a pas été entendu avant que l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour ne soient prises à son encontre, en méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux ;
-l'administration n'a pas tenu compte des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avant d'édicter l'interdiction de retour sur le territoire français ;
- la décision de refus de séjour porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- les décisions de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire français et d'interdiction de retour sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle ;
- c'est à tort que le préfet a considéré que sa présence constituait une menace pour l'ordre public.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2024, le préfet du Gard conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Couégnat, première conseillère, dans les fonctions de magistrate chargée du contentieux des mesures d'éloignement.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Couégnat, magistrate désignée ;
- les observations de M. E, assisté de M. D, interprète en langue arabe, qui indique qu'il réside chez son frère, qu'il n'a pas de famille dans son pays d'origine, qu'il a été sous récépissé jusqu'en 2024, qu'il a toujours travaillé et qu'il n'a jamais menacé sa mère avec un couteau ; il précise qu'il a besoin de se soigner avant de pouvoir travailler à nouveau.
Le préfet du Gard n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
1. M. E, ressortissant marocain né le 2 février 1974, a sollicité le renouvellement de sa carte de séjour temporaire valable du 9 novembre 2021 au 8 novembre 2022 sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 1er octobre 2024, qui lui a été notifié le 4 octobre 2024 à la maison d'arrêt de Nîmes, le préfet du Gard a refusé de renouveler son titre de séjour et l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, à destination de son pays d'origine, avec une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Par un arrêté du 7 octobre 2024 le préfet du Gard a décidé son placement en rétention. Par la présente requête, M. E, qui a été maintenu en rétention administrative par ordonnance du juge des libertés et de la détention du 12 octobre 2024, demande l'annulation de l'arrêté du 1er octobre 2024 en tant qu'il refuse de renouveler son titre de séjour, l'oblige à quitter le territoire français et lui fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. () ". En l'espèce, en raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. E au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. L'arrêté attaqué a été signé pour le préfet du Gard par M. B A, sous-préfet et secrétaire général adjoint de la préfecture du Gard. Par arrêté n° 30-2024-05-06-00001 du 6 mai 2024 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour n°30-2024-071, le préfet du Gard a accordé à M. A une délégation à l'effet de signer tous actes, arrêtés, décisions, relevant des attributions de l'Etat dans le département du Gard, à l'exception de certaines matières au nombre desquelles ne figurent pas les décisions en litige, en cas d'absence ou d'empêchement de M. Gerard, secrétaire général. Il n'est pas établi, ni même allégué, que M. Gérard n'aurait pas été absent ou empêché. Par suite, le moyen tiré du vice d'incompétence de l'auteur de l'acte manque en fait et doit être écarté.
4. Il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de l'arrêté contesté que le préfet du Gard n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. E avant de prendre les décisions contestées. Le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté.
5. En indiquant que M. E avait été condamné le 26 février 2024 à 10 mois d'emprisonnement avec sursis pour violence avec usage ou menace d'une arme sans incapacité et menace de mort réitérée ainsi que violence sur un ascendant sans incapacité et le 19 avril 2024 à 6 mois d'emprisonnement dont 4 mois avec sursis probatoire de 2 ans pour violence sur un ascendant sans incapacité en récidive, et que cette condamnation est notamment assortie d'une interdiction d'entrer en relation avec la victime, et en précisant qu'au regard de son comportement et des violences intrafamiliales dont il est l'auteur, la présence en France de M. E représentait une menace grave pour l'ordre public, le préfet a suffisamment motivé sa décision au regard de la menace à l'ordre public. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté au regard de la menace à l'ordre public, au soutien duquel le requérant ne peut utilement contester l'appréciation portée sur cette menace, doit être écarté.
6. Le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Toutefois, dans le cas prévu par le 3° l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, où la décision faisant obligation de quitter le territoire français est prise concomitamment au refus de délivrance d'un titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français découle nécessairement du refus de titre de séjour. Le droit d'être entendu n'implique alors pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français, dès lors qu'il a pu être entendu avant que n'intervienne la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour. Lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français qui est prise concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour.
7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la décision obligeant M. E à quitter le territoire a été prise concomitamment à la décision lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, qu'il avait lui-même sollicité. Il n'allègue pas avoir sollicité en vain un entretien auprès des services préfectoraux, ni même avoir été empêché de présenter des éléments qui auraient pu influer sur le contenu de la décision portant obligation de quitter le territoire français en litige. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il aurait été privé de son droit à être entendu.
8. La décision d'interdiction de retour sur le territoire français mentionne l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle atteste de la prise en compte par le préfet, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, notamment la durée de son séjour en France, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence d'une précédente mesure d'éloignement ainsi que les raisons pour lesquelles il a estimé que la présence de l'intéressé sur le territoire français devait être regardée comme présentant une menace pour l'ordre public. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'interdiction de retour sur le territoire français doit être écarté.
9. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Par ailleurs, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Il ressort des pièces du dossier que M. E est célibataire et sans charge de famille. S'il a séjourné régulièrement en France en tant que conjoint de française, entre le 13 février 2013 et le 17 octobre 2017, puis sous couvert d'un titre de séjour à partir de juillet 2020, renouvelé jusqu'en novembre 2022, l'intéressé ayant été maintenu sous récépissé jusqu'à l'arrêté contesté, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait fait l'objet d'une présence continue sur le territoire français sur l'ensemble de la période alléguée. Les éléments produits ne permettent pas de considérer qu'il justifierait de la réalité de son intégration. S'il a effectivement travaillé, de façon saisonnière, entre 2012 et 2017, il ne justifie que d'une activité professionnelle très ponctuelle en 2022, année au cours de laquelle il a également, et seulement, débuté une formation d'apprentissage du français. Si, avant son incarcération, il résidait avec sa mère, titulaire d'une carte de résident, il a fait l'objet de deux condamnations successives, par le tribunal correctionnel de Nîmes, les 26 février 2024 et 19 avril 2024 pour des faits de violence avec usage ou menace d'une arme sans incapacité et menace de mort réitéré et violence sur un ascendant et a interdiction d'entrer en relation avec sa mère, victime des infractions, pendant une durée de deux ans. Il n'apporte en outre pas d'élément de nature à établir qu'il serait isolé dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 37 ans, alors même selon ses déclarations à l'audience qu'il y exerçait une activité professionnelle et que ses parents et ses frères de nationalité français résidaient déjà en France. Dès lors, c'est sans méconnaître les dispositions et stipulations précitées ni commettre d'erreur manifeste d'appréciation que le préfet a pu refuser de renouveler son titre de séjour.
11. Ainsi qu'il l'a été dit au point 5, M. E a fait l'objet les 26 février 2024 et 19 avril 2024 de deux condamnations pour des faits de violence sur la personne de sa mère. Si le préfet évoque en outre plusieurs autres signalements dans le fichier des antécédents judiciaires en 2022 et 2023, il ne l'établit pas. En tout état de cause, eu égard à la nature des faits reprochés au requérant, à leur caractère très récent et à leur réitération malgré une première condamnation avec sursis, ainsi qu'aux mesures d'interdiction accompagnant la seconde condamnation, et même si le requérant a respecté un suivi médical en détention, le préfet a pu, sans méconnaître les dispositions précitées estimer que le comportement de l'intéressé constituait, à la date de son arrêté, une menace à l'ordre public. Le moyen tel qu'il est invoqué doit donc être écarté.
12. Aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; () ". Si le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues par ces textes auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les étrangers qui s'en prévalent, la circonstance que la présence de l'étranger constituerait une menace à l'ordre public ne le dispense pas de son obligation de saisine de la commission.
13. En se bornant à soutenir que le préfet ne mentionne ni ne justifie des motifs pour lesquels il n'a pas saisi la commission du titre de séjour, le requérant n'assortit pas son moyen tiré du vice de procédure qui en résulterait, de précisions suffisantes pour permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Il résulte en tout état de cause de ce qui a été dit au point 5 que M. E ne remplissait pas les conditions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour se voir renouveler son titre de séjour. Dans ces conditions, le préfet du Gard n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. E tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet du Gard du 1er octobre 2024 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution. Les conclusions du requérant tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour doivent donc être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : M. C E est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C E, au préfet du Gard et à Me Me Zwertvaegher.
Décision communiquée aux parties le 15 octobre 2024, en application de l'article R. 922-25 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
La magistrate désignée,
M. CouégnatLa greffière,
C. Touzet
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 17 octobre 2024
La greffière,
C. Touzet
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026