mardi 17 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2406041 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Magistrat HUCHOT |
| Avocat requérant | BAZIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 23 octobre 2024 et le 5 juin 2025 Mme B A, représentée par Me Bazin, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 juillet 2024 par laquelle le préfet de l'Hérault a refusé de l'admettre dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de faire droit à sa demande d'admission dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros à verser à son conseil, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que la décision :
- est insuffisamment motivée ;
- entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 121-9 et R. 121-12-9 et suivants du code de l'action sociale et des familles ;
- entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet ne pouvait fonder son refus sur l'irrégularité de son séjour.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juin 2025, le préfet de l'Hérault conclut à ce qu'il soit prononcé un non-lieu à statuer et au rejet des conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que si, par décision du 27 novembre 2024 en application de la décision du juge des référés du 31 octobre 2024, il a autorisé de façon temporaire l'entrée dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle de Mme A, il a par la suite renouvelé cette autorisation sans ce caractère temporaire, si bien que la requête a perdu son objet en cours d'instance.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 décembre 2024.
Vu :
- l'ordonnance n°2406042 du 31 octobre 2024 du juge des référés du tribunal administratif de Montpellier ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Huchot, premier conseiller, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Huchot a été entendus au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. L'association agréée " Amicale du Nid " a présenté pour le compte de Mme A, ressortissante nigériane née le 16 juin 1996, une demande d'engagement dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle. Par sa requête, Mme A demande l'annulation de la décision du 8 juillet 2024 par laquelle le préfet de l'Hérault a rejeté sa demande.
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
2. Suite à la décision du 31 octobre 2024 du juge des référés, le préfet de l'Hérault a autorisé, par une décision du 27 novembre 2024, l'entrée de Mme A de façon seulement provisoire dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle. Toutefois, il résulte de l'instruction que par une nouvelle décision du 26 mai 2025, le préfet de l'Hérault a renouvelé cette autorisation pour une nouvelle période de six mois sans le caractère temporaire de l'autorisation initiale. Dans ces conditions à la date du présent jugement, le recours de Mme A a perdu son objet. Il y a lieu par suite d'accueillir l'exception de non-lieu à statuer opposée par le préfet de l'Hérault.
Sur les frais liés au litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une quelconque somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme A.
Article 2 : Les conclusions présentées par Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à Mme B A, à Me Bazin et au préfet de l'Hérault.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 juin 2025.
Le magistrat désigné,
N. Huchot
La greffière,
A. Junon
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 17 juin 2025.
La greffière,
A. Junon.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026