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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2406145

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2406145

jeudi 31 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2406145
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête en référé suspension de M. B contre un permis d’aménager, au motif qu’elle était manifestement irrecevable. Le requérant n’avait pas introduit de requête distincte en annulation ni produit de copie de celle-ci, en méconnaissance des articles L. 521-1 et R. 522-2 du code de justice administrative. La juge des référés a donc prononcé le rejet sans instruction ni audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 octobre 2024, M. C B demande au juge des référés de suspendre l'exécution du permis d'aménager accordé le 29 août 2024 pour la parcelle AE 244.

Il soutient que :

- le plan d'aménagement proposé, en créant une nouvelle parcelle enclavée, modifie l'utilisation de la voie existante ; la voie d'accès est déjà étroite et insuffisamment sécurisée ; le projet doit être reconsidéré afin d'inclure la mise en place d'une aire de retournement et d'autres mesures garantissant la sécurité des usagers de cette voie.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Corneloup, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article R. 522-2 du même code : " A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentés par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ". Enfin, en vertu de l'article L. 522-3 de ce code, le juge des référés peut, lorsqu'il apparaît manifeste qu'une requête est irrecevable, la rejeter par ordonnance motivée sans instruction ni audience.

2. Si M. B présente des conclusions à fin de suspension, il n'a pas introduit par ailleurs de requête distincte à fin d'annulation contre la décision dont il demande la suspension et dont il n'a au surplus pas produit de copie. Sa requête est, dès lors, manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à C B.

Copie en sera adressée à la commune de Murviel-lès-Béziers.

Fait à Montpellier, le 31 octobre 2024.

La juge des référés,

F. Corneloup

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 31 octobre 2024.

La greffière,

M. A

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