lundi 4 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2406173 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | LEROY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 octobre, Mme B C épouse A, représentée par Me Leroy, demande au juge des référés :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de suspendre, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision implicite par laquelle la commission de médiation de l'Hérault a rejeté sa demande de logement social ;
3°) d'enjoindre à la commission de médiation de l'Hérault de la déclarer prioritaire et devant être relogée d'urgence dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision sous astreinte de 50 euros de retard et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le délai de 15 jours sous la même astreinte ;
4°) de condamner l'Etat à verser à Me Leroy la somme de 1 700 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- son époux a été victime d'un accident vasculaire cérébral le 26 septembre 2023 dont il conserve comme séquelles une hémiplégie droite et une aphasie et se déplace en fauteuil roulant ; il n'est plus en faculté d'exercer son emploi, perçoit l'allocation aux adultes handicapés et sa famille, avec trois enfants dont deux mineurs, bénéficie désormais des prestations sociales ; leurs ressources ne leur permettent pas d'accéder à un logement du parc privé ;
- l'urgence est caractérisée dès lors que le logement dont ils sont propriétaires, situé au 5ème étage d'un immeuble sans ascenseur, est totalement inadapté à l'état de santé de son époux qui ne peut y accéder sans l'aide de proches ; cette situation porte atteinte aux droits élémentaires de son époux, tels que la liberté d'aller et venir et aux principes de la convention internationale relative aux droits des personnes handicapées mentionnés à son article 3 ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée qui est entachée d'erreur de droit ou, à tout le moins, d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que sa famille remplit les conditions d'accès en priorité à un logement social.
Vu :
- la requête enregistrée le 28 octobre 2024 sous le n° 2406120 par laquelle Mme C épouse A demande l'annulation de la décision susvisée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits des personnes handicapées ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Encontre, vice-présidente, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, Mme A demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision implicite par laquelle la commission de médiation de l'Hérault a rejeté sa demande de logement social présentée le 26 juin 2024 en application II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
2. Il y a lieu d'admettre Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en application de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative dispose que " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () " et aux termes de l'article L. 522-3 : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
4. Pour être désigné comme prioritaire et devant se voir attribuer d'urgence un logement social, le demandeur doit être de bonne foi, satisfaire aux conditions réglementaires d'accès au logement social et justifier qu'il se trouve dans une des situations prévues au II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et satisfait à un des critères définis à l'article R. 441-14-1 de ce code. Dès lors que l'intéressé remplit ces conditions, la commission de médiation doit, en principe, reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande.
5. A l'appui de sa demande de suspension de l'exécution de la décision implicite par laquelle la commission de médiation a refusé de reconnaître un caractère prioritaire et urgent à la demande de logement social qu'elle a présentée en juin 2024, Mme A fait valoir, d'une part, que le logement dont son couple est propriétaire, situé au 5ème étage d'un immeuble sans ascenseur, est inadapté au handicap de son époux, qui a été victime d'un accident vasculaire cérébral le 26 septembre 2023 et se déplace en fauteuil roulant et, d'autre part, que la modicité des ressources de son foyer ne lui permet pas d'accéder à un logement dans le parc locatif privé. Si Mme A produit la décision rendue par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Hérault le 24 juillet 2024 reconnaissant, sur recours administratif de l'intéressée, un taux d'incapacité supérieur ou égal à 80 % à M. A et lui attribuant l'allocation aux adultes handicapés, ainsi que deux certificats médicaux, datés des 13 novembre 2023 et 18 décembre 2023, faisant état de la nécessité pour son époux de disposer d'un logement accessible en fauteuil roulant, le troisième certificat médical versé au dossier, établi le 1er octobre 2024, ne fait état que de son incapacité totale d'exercer toute activité professionnelle depuis le 26 septembre 2023. Par ailleurs, si Mme A verse au dossier les justificatifs des ressources de son foyer, elle ne produit en revanche aucun élément relatif au logement dont son couple est propriétaire à Montpellier, autre que sa situation au 5ème étage d'un immeuble sans ascenseur, et ne soutient ni même n'allègue qu'elle serait dans l'impossibilité de procéder à cette vente, qu'elle aurait vainement tenté de vendre son appartement depuis un an ou que la vente de son logement ne lui permettrait pas d'accéder à un logement dans le parc privé. Dans ces conditions, en l'état du dossier, Mme A ne produit pas l'ensemble des pièces qui permettraient d'apprécier la situation d'urgence qu'elle invoque, résultant de l'accident vasculaire cérébral dont a été victime son époux le 26 septembre 2023, pour justifier l'intervention du juge des référés dans de très brefs délais. Dès lors que l'une des conditions prévues par l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut être regardée comme remplie, il y a lieu de rejeter la requête, en toutes ses conclusions, par application de l'article L. 522-3 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme A est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C épouse A et à Me Leroy.
Copie en sera adressée au préfet de l'Hérault.
Fait à Montpellier, le 4 novembre 2024.
La juge des référés,
S. Encontre
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès de la ministre du logement et de la rénovation urbaine, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
A Montpellier, le 4 novembre 2024
La greffière,
L. Rocher
La juge des référés,
S. Encontre
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026