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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2406200

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2406200

jeudi 14 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2406200
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantRUFFEL

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur les requêtes de M. A, qui contestait le refus du préfet de l’Hérault de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le tribunal a relevé que l’administration avait finalement remis à l’intéressé une autorisation provisoire de séjour valable du 6 novembre 2024 au 5 février 2025, rendant sans objet les conclusions en annulation, suspension et injonction. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I - Par une requête enregistrée le 30 octobre 2024 sous le n° 2406200, M. B A, représenté par Me Ruffel, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de huit jours, et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.

II - Par une requête enregistrée le 30 octobre 2024 sous le n° 2406199, M. B A, représenté par Me Ruffel, demande au tribunal :

1°) de suspendre l'exécution de la décision par laquelle le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de huit jours, et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991

Par un mémoire enregistré le 13 novembre 2024, le préfet de l'Hérault conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir que M. A, qui s'est vu remettre, une autorisation provisoire de séjour valable du 6 novembre 2024 au 5 février 2025 lui permettant de travailler, a renseigné sa demande de titre de séjour.

Vu :

- les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Les deux requêtes de M. A présentent les mêmes questions à juger et ont fait l'objet d'une instruction commune, il y a donc lieu de les joindre pour statuer par une même décision.

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 3º Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que M. A, qui s'est vu remettre, une autorisation provisoire de séjour valable du 6 novembre 2024 au 5 février 2025 lui permettant de travailler, a renseigné sa demande de titre de séjour. Par suite, il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions des présentes requêtes de l'intéressé tendant à l'annulation et à la suspension de l'exécution de la décision par laquelle le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ainsi que sur les conclusions aux fins d'injonction.

4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y pas lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation, de suspension et d'injonction des requêtes n° 2406199 et n° 2406200 de M. A

Article 2 : le surplus des conclusions des deux requêtes est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au préfet de l'Hérault et à Me Ruffel.

Fait à Montpellier, le 14 novembre 2024.

Le président de la 4ème chambre,

E. C

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 14 novembre 2024.

La greffière,

A. Farell

N° 2406199

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