mercredi 11 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2406341 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 novembre 2024, Mme B A demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision en date du 1er septembre 2024 établissant une rémunération inférieure pour ses interventions effectuées dans le cadre du dispositif " devoirs faits " par rapport à celles de ses collègues réalisant des tâches identiques ;
2°) d'enjoindre à l'Etat de lui verser une rémunération égale à celle de ses collègues ;
3°) de condamner l'Etat à procéder à un rappel de salaires pour compenser la différence de rémunération non perçue depuis le 1er janvier 2024.
Elle soutient que la décision méconnait le principe d'égalité de traitement des agents publics.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ".
2. Mme A, accompagnante des élèves en situation de handicap (AESH), conteste le montant de la rémunération qu'elle a perçue en septembre 2024 suite à ses interventions effectuées dans le cadre du dispositif " devoirs faits " au collège. Elle argue, à l'appui de sa requête, d'une rupture d'égalité de traitement entre les AESH et les enseignants, mieux rémunérés, participant au même dispositif. Cependant, les accompagnants d'élèves en situation de handicap ne sont pas des personnels enseignants. Par suite, et alors même qu'ils accomplissent des fonctions comparables dans le cadre du dispositif " devoirs faits " à celles des personnels enseignants, le moyen avancé par Mme A dans sa requête, tiré d'une différence inégale de traitement, ne peut qu'être écarté comme n'étant assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien. Par suite, la requête de Mme A doit être rejetée, en toutes ses conclusions, en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE:
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à la rectrice de l'académie de Montpellier et au ministre de l'éducation nationale.
Fait à Montpellier, le 11 juin 2025
Le président,
V. Rabaté
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 11 juin 2025
La greffière,
B. Flaesch
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