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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2406477

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2406477

vendredi 24 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2406477
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantROSE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 novembre 2024, M. C B, représenté par Me Rose, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 31 mai 2024 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans et a fixé la Côte d'Ivoire comme pays de destination ;

2°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour salarié ou vie privée et familiale dans un délai d'un mois, au besoin sous astreinte à compter de la notification du présent jugement et à défaut d'enjoindre au préfet de l'Hérault de réexaminer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour et dans l'attente la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à payer à son avocat en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 34 et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

* s'agissant de la décision portant refus de séjour :

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et complet de sa situation personnelle et professionnelle ;

- elle méconnait l'article L. 432-1-1 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur de droit, le préfet s'est estimé à tort lié par l'absence de détention d'un visa ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

* s'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences sur sa situation personnelle.

* s'agissant de la décision portant interdiction de retour :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

* s'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 décembre 2024, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 octobre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Côte d'Ivoire du 21 septembre 1992 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- et les observations de Me Rose, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. C B, de nationalité ivoirienne né le 20 juillet 1984, déclare être entré sur le territoire français le 15 août 2014. Le 30 avril 2024, M. B a sollicité la délivrance d'un titre de séjour " vie privée et familiale " ou en qualité de salarié. Par un arrêté du 31 mai 2024, le préfet de l'Hérault a rejeté cette demande, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans et a fixé la Côte d'Ivoire comme pays de destination. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 31 mai 2024.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, contrairement à ce que soutient M. B, l'arrêté en litige mentionne notamment son arrivée en France en 2014, et la promesse d'embauche dont il a fait l'objet. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen réel et complet de sa situation doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance ou le renouvellement d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être refusé à tout étranger : 1° N'ayant pas satisfait à l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français dans les formes et les délais prescrits par l'autorité administrative () ".

4. L'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est entré en vigueur le 28 janvier 2024. Par suite le préfet a pu légalement fonder le motif de son refus sur ses dispositions, alors même que les précédentes obligations de quitter le territoire français ont été émises à l'encontre de M. B antérieurement à cette entrée en vigueur. Par suite, le moyen doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article 14 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Côte d'Ivoire du 21 septembre 1992 : " Les points non traités par la convention en matière d'entrée et de séjour des étrangers sont régis par les législations respectives des deux États. " L'article 3 du même accord stipule que : " Pour un séjour de plus de trois mois : () - les ressortissants ivoiriens à l'entrée sur le territoire français doivent être munis d'un visa de long séjour et des justificatifs prévus aux articles 5 à 9 ci-après, en fonction de la nature de leur installation. " Aux termes de l'article 6 de ce même accord : " Les ressortissants de chacun des États contractants désireux d'exercer sur le territoire de l'autre État une activité professionnelle industrielle, commerciale ou artisanale doivent être munis du visa de long séjour prévu à l'article 4 après avoir été autorisés à exercer cette activité par les autorités compétentes de l'État d'accueil. " Aux termes de l'article L. 412- 1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412- 3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1. ".

6. Il résulte de la combinaison des textes précités que, si la situation des ressortissants ivoiriens souhaitant bénéficier d'un titre de séjour portant la mention salarié est régie par les stipulations de la convention franco-ivoirienne, la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié reste subordonnée, en vertu de l'article 4 de cette convention, à la condition prévue à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile de la production par ces ressortissants d'un visa pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois.

7. En l'espèce, pour rejeter la demande de titre de séjour présentée par M. B, le préfet de l'Hérault, après avoir visé l'accord franco-ivoirien, a considéré que l'intéressé étant, à la date de sa demande, dépourvu du visa long séjour requis pour obtenir un titre de séjour en qualité de salarié, il n'était pas tenu de statuer sur la demande d'autorisation de travail présentée conformément aux dispositions des articles R. 5221-14 et R. 5221-15 du code du travail. Et il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que le préfet a procédé à un examen particulier de la demande de M. B en indiquant que la production d'une promesse d'embauche en qualité de couvreur ne peut être considérée comme un motif exceptionnel d'admission au séjour. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit en ce que le préfet se serait estimé en compétence liée doit être écarté.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. "

9. Il ressort des pièces du dossier que si M. B a sollicité son admission au séjour sur le fondement des dispositions citées au point précédent, le préfet a relevé qu'il ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires. Si le requérant fait valoir qu'il se trouve dans une situation particulière du fait de ce qu'aucun des projets de recrutement pour le métier de couvreur n'a pu aboutir, cette circonstance ne suffit pas à caractériser un motif humanitaire ou exceptionnel d'admission au séjour au sens des dispositions précitées. Par suite, c'est sans méconnaître l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le préfet a pu refuser de lui délivrer un titre de séjour sur ce fondement.

10. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. Par dérogation aux dispositions de l'article L. 433-1, elle est prolongée d'un an si l'étranger se trouve involontairement privé d'emploi. Lors du renouvellement suivant, s'il est toujours privé d'emploi, il est statué sur son droit au séjour pour une durée équivalente à celle des droits qu'il a acquis à l'allocation d'assurance mentionnée à l'article L. 5422-1 du code du travail. "

11. Il ressort des pièces du dossier et il n'est pas contesté que M. B ne justifie pas d'un contrat à durée indéterminée, exigé par les dispositions et stipulations précitées pour l'obtention d'un titre de séjour salarié. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en en refusant de lui délivrer ce titre.

12. En sixième lieu, aux termes de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".

13. M. B se prévaut d'une résidence en France prolongée et ininterrompue depuis 2014, de la fixation de ses attaches personnelles et familiale en France et de son insertion professionnelle sur le territoire national. Toutefois, il est constant que le pacte civil de solidarité conclu le 31 mai 2023 avec une ressortissante française a été dissous le 6 novembre 2023 après la séparation du couple. Si M. B soutient résider en France depuis 2014, il n'établit pas la continuité de son séjour par les pièces éparses qu'il produit au titre des années 2014 à 2017. En outre, les pièces produites au titre des années suivantes, constituées principalement de documents médicaux et d'affiliation à l'aide médicale d'Etat ou d'impôts sur le revenu, sont insuffisantes pour prouver sa présence effective et continue sur le territoire national entre 2018 et 2024. M. B ne justifie pas davantage ne plus avoir de liens avec son pays d'origine où il a vécu une grande partie de sa vie et où résident ses trois frères. Le requérant est, à la date de l'arrêté attaqué, célibataire et sans charge de famille et l'exercice d'une activité professionnelle, à la supposer établie, ne caractérise pas une intégration suffisante en France alors que M. B a fait l'objet de précédentes mesures d'éloignement les 22 février 2018, 6 août 2019 et 18 mai 2021 qu'il n'a pas exécutées, qu'un arrêté d'assignation à résidence a été pris à son encontre le 15 janvier 2021, et que sa demande d'asile a été rejetée par l'office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 12 juillet 2017, confirmée par la cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 23 septembre 2017. Dans ces conditions, le préfet de l'Hérault n'a pas porté au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée. Il n'a pas non plus entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux effets de sa décision sur sa situation.

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

14. D'une part, en l'absence d'illégalité relevée à l'encontre de la décision portant refus de titre de séjour, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait privée de base légale doit être écarté.

15. D'autre part, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 13, le moyen tiré de ce que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux effets de sa décision sur la situation du requérant doit être écarté.

S'agissant de la décision portant interdiction de retour :

16. D'une part, en l'absence d'illégalité relevée à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de ce que la décision portant interdiction de retour serait privée de base légale doit être écarté.

17. D'autre part, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".

18. Pour édicter une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans, le préfet a examiné avec précision chacun des quatre critères énoncés par la loi en les mettant en regard de la situation administrative, personnelle et familiale de M. B. Il a relevé que, bien que ne représentant pas une menace pour l'ordre public, le requérant a fait l'objet de trois mesures d'éloignement non exécutées, qu'il ne justifie ni de liens familiaux en France ni être démuni d'attaches familiales dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en édictant la décision attaquée. Par suite, ce moyen doit être écarté.

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

19. En l'absence d'illégalité relevée à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de ce que la décision fiant le pays de destination serait privée de base légale doit être écarté.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du 31 mai 2024 doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

21. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. B la somme qu'il réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, au préfet de l'Hérault et à Me Rosé.

Délibéré après l'audience du 10 janvier 2025, à laquelle siégeaient :

M. Vincent Rabaté, président,

Mme Isabelle Pastor, première conseillère,

Mme Camille Doumergue, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 janvier 2025.

Le président-rapporteur,

V. A

L'assesseure la plus ancienne,

I. Pastor

La greffière,

B. Flaesch

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier le 24 janvier 2025.

La greffière,

B. Flaesch

sa

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