mardi 28 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2406723 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | CHNINIF |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 novembre 2024, et des pièces complémentaires enregistrées le 9 janvier 2025, M. A E, représenté par Me Chninif, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales en date du 21 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi, lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'assignant à résidence ;
2°) d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Orientales de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas motivée ;
- elle est entachée d'erreurs de droit dès lors qu'il n'est pas soumis à l'obligation de détenir un visa pour entrer en France ou dans l'espace Schengen en vertu de l'article 20-1 de la convention de l'application de l'accord Schengen et qu'il est arrivé en France pour la dernière fois le 20 novembre 2024 ; l'article L. 611-1-2° du code de l'entrée, du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est donc pas applicable à sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il réside chez sa fille et son gendre et qu'il dispose d'une adresse et de moyens financiers ;
- le refus de délai de départ volontaire est illégal dès lors qu'il dispose de garanties de représentation suffisantes ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle n'est pas motivée et sa situation n'a pas été examinée au regard de l'ensemble des critères prévus par la loi ;
- la décision portant assignation à résidence est privée de base légale en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement, du refus de délai de départ volontaire et de l'interdiction de retour sur le territoire français ;
- le préfet des Pyrénées-Orientales n'était pas territorialement compétent pour l'assigner à résidence en vertu de l'article R. 732-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il a commis une erreur de droit en l'assignant à résidence pendant un an dans l'attente de son éloignement sur le fondement de l'article L. 731-3 du code de l'entrée, du séjour des étrangers et du droit d'asile et une erreur manifeste d'appréciation en l'assignant à résidence dans le département des Pyrénées-Orientales dès lors qu'il est hébergé par sa famille dans un autre département.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention d'application de l'accord de Schengen du 14 juin 1985, signée le 19 juin 1990 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant colombien né le 18 octobre 1969, a été interpellé par les services de la police aux frontières sur la commune du Boulou le 21 novembre 2024, muni de son passeport colombien en cours de validité mentionnant une déclaration obligatoire aux frontières à Roissy-Charles de Gaulle du 25 avril 2024. Par un arrêté du 21 novembre 2024, le préfet des Pyrénées-Orientales l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a assigné à résidence à Perpignan. Par la présente requête, M. E demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la compétence de l'auteur de l'acte :
2. L'arrêté contesté est signé, pour le préfet des Pyrénées-Orientales et par délégation, par M. D B, directeur de la citoyenneté et de la migration. Par un arrêté n° PREF/SCPPAT/2024298-0005 du 24 octobre 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture et accessible tant au juge qu'aux parties, le préfet des Pyrénées-Orientales a donné délégation à M. B à l'effet de signer tous actes, arrêtés, décisions et circulaires relevant des attributions de l'Etat dans le département des Pyrénées-Orientales, et notamment tous les actes administratifs relatifs au séjour et à la police des étrangers. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque en fait et doit être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. Aux termes de l'article 20-1 de la convention d'application de l'accord de Schengen : " Les étrangers non soumis à l'obligation de visa peuvent circuler librement sur les territoires des parties contractantes pendant une durée maximale de trois mois au cours d'une période de six mois à compter de la date de première entrée () ". Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré () ".
4. D'une part, l'arrêté attaqué vise les conventions internationales et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment celles de l'article L. 611-1 2°, dont il est fait application et mentionne les conditions d'entrée et de séjour de M. E dans l'espace Schengen et les éléments essentiels de sa situation personnelle et familiale. La décision portant obligation de quitter le territoire français se fonde sur ce que le requérant n'a pu justifier de la régularité de sa situation, dès lors qu'il n'a pas respecté les dispositions de l'article 20-1 de la convention d'application de l'accord de Schengen limitant à trois mois la durée pendant laquelle un étranger non soumis à visa peut circuler librement dans cet espace. La motivation de la mesure d'éloignement prise à C du requérant, qui n'est pas stéréotypée, satisfait ainsi aux exigences de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
5. D'autre part, il ressort des motifs de l'arrêté attaqué que M. E, qui a présenté son passeport colombien revêtu du cachet d'entrée dans l'espace Schengen le 25 avril 2024 à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, n'a pas été en mesure de justifier avoir respecté les stipulations de l'article 20-1 de la convention d'application de l'accord de Schengen et être en situation régulière en France. Par suite, il entrait dans le champ d'application des dispositions précitées de L. 611-1 2° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permettant au préfet des Pyrénées-Orientales de lui faire obligation de quitter le territoire. Le moyen tiré des erreurs de droit dont la mesure d'éloignement serait entachée doit donc être écarté.
6. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2- Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
7. Il ressort des motifs de l'arrêté préfectoral que M. E a déclaré, lors de son audition par les services de la police aux frontières, avoir quitté son pays d'origine le 24 avril 2024 pour des raisons économiques, que ses parents résident en Colombie, qu'il est divorcé avec un enfant à charge et qu'il est hébergé en France chez sa fille et son gendre qui le prennent financièrement en charge. Eu égard à la durée et aux conditions du séjour du requérant en France et de ses attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu l'essentiel de son existence, le préfet des Pyrénées-Orientales n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en l'obligeant à quitter le territoire français ni entaché sa décision d'erreur de fait ou d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. E.
Sur la décision refusant au requérant un délai de départ volontaire :
8. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes () ".
9. Il ressort des motifs de l'arrêté attaqué que, pour refuser un délai de départ volontaire à M. E pour quitter le territoire français, le préfet des Pyrénées-Orientales a considéré que le risque de fuite était avéré en retenant qu'il ne disposait pas de garanties de représentation suffisantes dès lors qu'il n'avait pas été en mesure, lors de son interpellation, de produire des justificatifs de la domiciliation chez sa fille et son gendre dont il se prévalait et qu'il se maintenait irrégulièrement sur le territoire français depuis l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France. Dans ces conditions, le préfet a pu, sans commettre d'erreur de droit ou d'erreur d'appréciation, considérer que l'existence d'un risque de fuite devait être regardée comme établie au regard des dispositions précitées des 2° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et refuser d'accorder un délai de départ volontaire au requérant.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
10. D'une part, au regard de ce qui a été exposé aux points précédents, le moyen soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire sans délai, à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an prononcée à C de M. E doit être écarté.
11. D'autre part, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour./ Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. " et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
12. L'arrêté attaqué vise les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour et des étrangers et mentionne la date d'entrée en France de M. E, son maintien irrégulier dans l'espace Schengen et en France au-delà du délai prévu par l'article 20-1 de la convention d'application de l'accord de Schengen et que l'intéressé ne justifie pas de liens personnels et familiaux en France plus anciens, intenses et stables que ceux dont il dispose dans son pays d'origine où il a vécu la majeure partie de sa vie. Dès lors que le préfet n'a pas constaté que l'intéressé aurait fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et que sa présence en France constituerait une menace pour l'ordre public, il n'était pas tenu d'assortir sa décision d'une motivation spécifique sur ces critères. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisante motivation de l'interdiction de retour et de l'erreur de droit tenant à l'absence d'un examen réel et sérieux de la situation du requérant au regard de l'ensemble des critères prévus à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont serait entachée cette décision ne peuvent qu'être écartés. En outre, compte tenu de la situation notamment familiale de M. E, la durée d'un an de l'interdiction de retour ne présente pas un caractère disproportionné.
Sur la décision portant assignation à résidence :
13. Au regard de ce qui a été exposé aux points précédents, le moyen soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire sans délai et interdiction de retour d'une durée d'un an, à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant assignation à résidence doit être écarté.
14. Aux termes de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ". Aux termes l'article L. 732-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'assignation à résidence a été édictée en application des 1°, 2°, 3°, 4° ou 5° de l'article L. 731-3, elle ne peut excéder une durée d'un an. / Elle peut être renouvelée deux fois, dans la même limite de durée. () ". L'article R. 732-2 du même code dispose que : " L'autorité administrative compétente pour assigner un étranger à résidence en application des 1°, 2°, 3°, 4°, 5° ou 6° de l'article L. 731-3 ou de l'article L. 731-4 est le préfet de département où se situe le lieu d'assignation à résidence et, à Paris, le préfet de police. ".
15. En application des dispositions de l'article R. 732-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet des Pyrénées-Orientales était compétent pour assigner à résidence M. E sur le territoire de la commune de Perpignan.
16. Par ailleurs, si M. E fait valoir, dans ses écritures, qu'il se retrouve sans domicile fixe à Perpignan alors qu'il est hébergé par sa fille et son gendre dans un autre département, sans préciser lequel, il ressort des motifs de l'arrêté attaqué qu'il a déclaré, lors de son audition par les services de la police aux frontières, être domicilié 64 lieu-dit Les Prayes à Dauphin (04300), ce dont il ne justifie pas, les seules pièces produites au dossier à l'appui de ses allégations concernant une convention d'hébergement chez un hôte dans une maison meublée située à Maureillas (66480), qui porte au demeurant sur un séjour du 1er mars 2024 au 31 mai 2024, et une attestation d'hébergement au 2 rue de la haute fontaine à Puimichel (04700) et aucune ne mentionnant son nom. Dans ces conditions, M. E n'établit pas que la décision l'assignant à résidence à Perpignan serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, ni que sa durée fixée à an, ainsi que l'autorisent les dispositions de l'article L. 732-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, présenterait un caractère excessif.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. E tendant à l'annulation de l'arrêté du 21 novembre 2024 du préfet des Pyrénées-Orientales doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A E et au préfet des Pyrénées-Orientales.
Délibéré après l'audience du 14 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Sabine Encontre, présidente,
M. Louis-Noël Lafay, premier conseiller,
M. Mathieu Didierlaurent, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 janvier 2025.
La présidente-rapporteure,
S. C
L'assesseur le plus ancien,
L.-N. Lafay
La greffière,
C. Arce
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 28 janvier 2025
La greffière,
C. Arce lr
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026