mardi 17 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2406794 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | S.C.P. CHICHET-HENRY AVOCATS - HG&C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 novembre 2024, la société Hivory, représentée par Me Bon-Julien, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 27 septembre 2024 du maire de la commune de Tresserre portant opposition à la déclaration préalable n° DP 066 214 24 K0050 pour l'installation d'une station de radiotéléphonie sur un terrain sis avenue de Nidolères à Tresserre ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Tresserre de prendre un arrêté provisoire de non-opposition à la déclaration préalable n° DP 066 214 24 K0050 dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Tresserre la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'urgence est caractérisée ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté en litige qui est entaché d'une erreur de droit dès lors que le maire ne pouvait lui opposer les dispositions de l'article A10 du plan local d'urbanisme qui définissent le calcul de la hauteur des constructions par rapport au sol naturel jusqu'au sommet des seuls bâtiments et qui, en tout état de cause, prévoient une exception à la règle de hauteur absolue de 8 mètres pour la catégorie des ouvrages techniques publics dans laquelle rentre un pylône de téléphonie mobile.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 décembre 2024, la commune de Tresserre, représentée par Me Renaudin, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société Hivory une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune soutient que :
- elle sollicite une médiation judiciaire afin de trouver une solution à ce contentieux permettant d'aboutir à la définition d'un autre terrain pour l'implantation de cette nouvelle antenne sur le fondement de l'article L. 213-7 du code de justice administrative ;
- la condition d'urgence n'est pas remplie ;
- le moyen soulevé n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté en litige en aucune de ses branches ;
- elle sollicite également une substitution de motifs fondée sur la méconnaissance de l'article R. 111-27 code de l'urbanisme et des articles 12, 11 et 2 de la zone agricole du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire enregistré le 16 décembre 2024, la société Hivory déclare se désister de l'instance, des pourparlers étant en cours entre l'ensemble des acteurs concernés pour tenter de trouver une issue amiable au litige par la recherche d'un emplacement pour le projet qui conviendrait aux besoins de l'opérateur et aux attentes des parties.
Par un mémoire enregistré le 16 décembre 2024, la commune de Tresserre confirme les discussions en cours, demande au tribunal de donner acte à la société Hivory de son désistement d'instance et déclare renoncer aux demandes qu'elle a formulées dans son mémoire en défense sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- la requête enregistrée le 25 novembre 2024 sous le n° 2406792 par laquelle la société Hivory demande l'annulation de l'arrêté susvisé ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Encontre, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; () ".
2. Le désistement d'instance de la société Hivory ainsi que le désistement de la commune de Tresserre de ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, enregistrés le 16 décembre 2024, sont purs et simples. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la société Hivory et des conclusions présentées par la commune de Tresserre.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Hivory et à la commune de Tresserre.
Fait à Montpellier, le 17 décembre 2024.
La juge des référés,
S. Encontre
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 17 décembre 2024.
La greffière,
L. Rocher lr
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026