mardi 24 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2407174 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | PONS-SERRADEIL |
Vu la procédure suivante :
Par requête, enregistrée le 12 décembre 2024, Mme B A, représentée par Me Sfez, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution des arrêtés des 8,22 et 23 juillet 2024 du maire de Banyuls sur mer qui interdit l'accès à son domicile à l'immeuble situé 4 avenue du général de Gaulle et y impose des travaux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Banyuls sur mer une somme de 5000 euros au titre de l'article L761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie car elle habite le lot 6 et ne peut plus y accéder, et les travaux imposés par l'arrêté ne sont pas prévus par la copropriété ;
- le doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées découle de : l'insuffisante motivation au regard du lot 6 et de l'article L211-2 du code des relations entre le public et l'administration ; le rapport et le danger imminent prévus par l'article L511-19 du code de la construction et de l'habitation n'existent pas ; la mesure prise est disproportionnée au regard du danger constaté et des droits du propriétaire.
Par mémoire, enregistré le 21 décembre 2024, la commune de Banyuls sur mer, représentée par Me Pons-Serradeil, conclut au rejet du recours et à la mise à la charge de la requérante d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- Mme A n'a pas intérêt à agir ;
- elle ne justifie ni de l'urgence ni habiter dans l'immeuble litigieux ;
- aucun des moyens invoqués n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la santé publique;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Rabaté, vice-président, pour statuer sur les requêtes en référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique du 23 décembre 2024 à 10 heures :
- le rapport de M. Rabaté, juge des référés ;
- les observations de Me Gimenez qui substitue Me Sfez, pour la requérante, et de Me Pons-Serradeil, pour la commune de Banyuls sur mer, qui persistent dans leurs écritures.
Après avoir fixé, à l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. En vertu de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre.
2. Pour justifier de l'urgence à suspendre l'arrêté du 8 juillet 2024 du maire de Banyuls sur mer, modifié les 22 et 23 juillet suivant, en tant qu'il interdit l'accès au lot 6 de l'immeuble du 4 avenue du général de Gaulle et y impose des travaux, Mme A soutient qu'elle réside dans ce lot et ne peut y accéder. Toutefois, elle ne produit aucun justificatif démontant qu'elle habite le lot, alors qu'il ressort des pièces du dossier que le plancher du restaurant situé dans l'immeuble présente d'importants désordres et menace de s'effondrer, même si ce n'est pas le cas du balcon. Dès lors, en l'absence d'urgence, la demande de suspension de ces arrêtés, sans qu'il soit utile de statuer sur sa recevabilité, doit être rejetée.
3. Par voie de conséquence, les conclusions du recours à fin d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent aussi être rejetées.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la requérante une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Banyuls sur mer relatives à l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, et à la commune de Banyuls sur mer.
Fait à Montpellier, le 24 décembre 2024.
Le juge des référés,
V. Rabaté
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 24 décembre 2024,
La greffière,
B. Flaesch
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026