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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2407414

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2407414

lundi 30 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2407414
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationPROCEDURES 96 H H / 48 H
Avocat requérantFORUM REFUGIES - CENTRE DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE DE PERPIGNAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 décembre 2024, M. B C, représenté par Me Renversez, avocate commis d'office, demande au tribunal

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'ordonner la communication de l'ensemble des pièces sur lesquelles le préfet s'est fondé pour prendre les décisions attaquées ;

3°) d'annuler l'arrêté du 22 décembre 2024 par lequel le préfet de l'Hérault lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de renvoi et prononcé une interdiction de retour d'une durée de deux ans ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ce règlement emportant renonciation de l'indemnité versée au titre de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'un vice d'incompétence dès lors qu'il appartient à l'administration de justifier que le signataire de la décision bénéficiait d'une délégation à cet effet ;

- elle méconnaît les dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile puisque sa présence sur le territoire ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;

- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;

Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :

- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile puisque sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public, qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, et qu'il n'a pas déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ;

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;

- l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans est disproportionnée ;

- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle.

La requête a été communiquée au préfet de l'Hérault, qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Villemejeanne, première conseillère, dans les fonctions de magistrat chargé du contentieux des mesures d'éloignement.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

Le préfet de l'Hérault n'étant pas présent ni représenté, ont été entendus au cours de l'audience publique du 30 décembre 2024 :

- le rapport de Mme Villemejeanne, magistrate désignée

- les observations de Me Renversez représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ;

- et celles de M. C, assisté de M. E, interprète en langue arabe.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A se disant M. B C, ressortissant marocain né le 25 mai 2006, qui déclare être entré en France en 2022, a été interpellé dans l'enceinte de la gare Saint-Roch à Montpellier et n'a pas été en mesure de présenter les pièces et documents l'autorisant à circuler et séjourner sur le territoire. Par un arrêté du 22 décembre 2024, le préfet de l'Hérault lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour de deux ans. M. C, placé au centre de rétention administrative de Perpignan, demande l'annulation de ces décisions.

Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :

2. M. C ayant bénéficié de l'assistance d'un avocat commis d'office, il n'y a pas lieu de faire droit à sa demande d'aide juridictionnelle provisoire

Sur la communication du dossier administration du requérant :

3. Aux termes de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné le concours d'un interprète et la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise. () ".

4. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de l'Hérault a communiqué au tribunal l'ensemble des pièces sur la base desquelles a été pris l'arrêté contesté et que ces productions ont été communiquées au conseil de M. C. Dans ces conditions, les conclusions de ce dernier tendant à obtenir son dossier ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, la décision attaquée est signée, pour le préfet de l'Hérault, par M. F D. Par un arrêté du 7 juin 2024, régulièrement publié le 14 juin 2024 au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, le préfet de l'Hérault a donné délégation à M. F D, sous-préfet chargé de mission auprès du préfet de l'Hérault, secrétaire général adjoint, aux fins de signer notamment les décisions d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'obligation de quitter le territoire français manque en fait et doit être écarté.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L.611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".

7. Bien que le préfet de l'Hérault ait souligné que M. C était défavorablement connu des services de police pour avoir été mentionné à deux reprises dans le fichier de traitement des antécédents judiciaires, il s'est fondé sur les seules dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour prononcer l'éloignement de l'intéressé. M. C ne peut, dès lors, utilement soutenir que sa présence en France ne constituerait pas une menace pour l'ordre public et invoquer les dispositions du 5° de l'article L.611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, alors que le requérant ne conteste pas être entré irrégulièrement sur le territoire français et s'y être maintenu sans solliciter de titre de séjour, c'est sans commettre d'erreur de droit que le préfet de l'Hérault a pu prononcer son éloignement.

8. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. C qui déclare être entré sur le territoire français moins de deux ans avant la mesure d'éloignement est célibataire et sans charges de famille. M. C fait état de la présence de son oncle à Paris sans pour autant l'établir ni même justifier de l'intensité des liens qu'il entretiendrait avec lui. Par les pièces versées au débat, le requérant, qui est sans domicile fixe, ne justifie pas avoir constitué en France le centre de ses intérêts privés et familiaux et ne démontre aucune insertion professionnelle ou sociale particulière. Si M. C soutient que ses parents sont décédés il ne le démontre pas alors, qu'en tout état de cause, il ne justifie pas être isolé dans on pays d'origine où il a vécu la majeure partie de sa vie. Dans ces conditions, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que le préfet de l'Hérault a pu prononcer l'éloignement de M. C. Par suite, ce moyen doit être écarté.

En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :

9. Aux termes des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants :1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; (..) 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".

10. D'une part, pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. C, le préfet de l'Hérault s'est fondé sur le 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et donc sur la circonstance selon laquelle il existerait un risque qu'il se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. M. C ne peut dès lors pas utilement faire état de ce que son comportement ne constituerait pas une menace pour l'ordre public. D'autre part, pour regarder le risque de fuite comme établit le préfet de l'Hérault s'est fondé sur les dispositions du 1°, 4° et 8° de l'article L.612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. M. C ne peut dès lors utilement soutenir qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement. Par ailleurs, ainsi qu'il a été dit, M. C ne conteste ni son entrée irrégulière sur le territoire français ni son absence de droit au séjour. Il ressort également des pièces du dossier, que M. C, qui est sans domicile fixe, ne justifie pas être en possession de documents d'identité ou de voyage en cours de validité. Dans ces conditions, le préfet de l'Hérault a pu, pour ces seuls motifs, et sans commettre d'erreur de droit, refuser d'accorder au requérant un délai de départ volontaire, alors même qu'il n'aurait pas déclarer son intention de ne pas se conformer à la mesure d'éloignement. Par suite, le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne l'interdiction de retour :

11. Aux termes de l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".

12. En premier lieu, il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

13. Pour interdire à M. C de revenir sur le territoire français et fixer à deux ans la durée de cette interdiction, le préfet de l'Hérault s'est fondé sur l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise le même jour à l'encontre de l'intéressé. Cette décision précise les éléments de droit et de fait sur lesquels elle se fonde, à savoir les dispositions de l'article L. 612-6 précité au point 11, et sur un ensemble d'éléments liés à la situation de l'intéressé, notamment le caractère irrégulier de sa présence en France, l'absence de preuve de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et sur la circonstance selon laquelle sa présence en France constituait une menace pour l'ordre public. Une telle motivation atteste de la prise en compte par le préfet de l'Hérault de l'ensemble des critères prévus par la loi. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français doit être écarté.

12. En second lieu, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les motifs qu'invoque l'autorité compétente sont de nature à justifier légalement dans son principe et sa durée la décision d'interdiction de retour et si la décision ne porte pas au droit de l'étranger au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. En revanche, lorsqu'il est saisi d'un moyen le conduisant à apprécier les conséquences de la mesure d'interdiction de retour sur la situation personnelle de l'étranger et que sont invoquées des circonstances étrangères aux quatre critères posés par les dispositions précitées de l'article L. 612-10, il incombe seulement au juge de l'excès de pouvoir de s'assurer que l'autorité compétente n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.

13. D'une part, M. C ne peut être regardé comme justifiant de circonstances humanitaires de nature à faire obstacle au prononcé d'une interdiction de retour. En l'état des pièces du dossier les seules mentions au fichier du Traitement des Antécédents Judiciaires ne peuvent suffire à caractériser une menace pour l'ordre public. Cependant, même s'il ne peut être reproché à M. C d'avoir fait l'objet de précédentes mesures d'éloignement ni de trouble à l'ordre public, eu égard aux circonstances de fait exposées au point 8, le préfet a pu, sans entacher sa décision d'une erreur d'appréciation, assortir la mesure d'éloignement d'une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.

14. D'autre part, M. C n'évoquant aucune circonstance étrangère aux quatre critères posés par les dispositions précitées de l'article L. 612-10, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dirigé contre l'interdiction de retour ne peut qu'être écarté.

15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et celles de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, la somme que M. C demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D E C I D E

Article 1 er: La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet de l'Hérault.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2024.

La magistrate désignée,

P. VillemejeanneLe greffier,

D. Martinier

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne et à ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 3 janvier 2025

Le greffier,

D. Martinier

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