LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2500087

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2500087

vendredi 27 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2500087
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème chambre
Avocat requérantCISSE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral de refus de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. A, incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués incluent l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 janvier 2025, M. C A, représenté par Me Cissé, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 juillet 2024 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et interdiction de retour d'une durée de trois mois, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux du 23 octobre 2024 ;

2°) à titre principal, d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer un certificat de résidence algérien " vie privée et familiale " dans un délai maximum de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de l'Hérault de réexaminer sa situation administrative dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans les 48h suivant sa notification, sous astreinte si nécessaire de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil conformément aux articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du

10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat les dépens et frais de l'instance.

Il soutient que :

Sur l'arrêté attaqué pris dans son ensemble :

- l'arrêté présente une motivation insuffisante et erronée ;

- il est entaché d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

- il est entaché d'erreur de fait ;

- il est entaché d'erreur de droit ;

- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

Sur la décision portant refus de séjour :

- elle est entachée d'un défaut de motivation

- elle présente une motivation erronée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'erreur de fait ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- elle est entachée d'erreur de droit ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du

27 décembre 1968 ;

- le préfet s'est cru à tort en situation de compétence liée, dès lors que rien ne l'empêchait de lui délivrer une carte de séjour, à supposer même qu'il ne remplirait pas toutes les conditions nécessaires à sa délivrance ;

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée ;

- la préfet n'a pas apprécié les conséquences de sa décision sur le droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé ;

- elle est entachée d'erreur de droit en ce que le préfet s'est estimé en situation de compétence liée ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation étant donné qu'elle se fonde sur la décision de refus de titre de séjour dont elle emprunte la motivation ;

Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'erreur de droit ;

- elle est entachée d'erreur d'appréciation de sa situation personnelle dès lors que le préfet n'a pas pris en compte l'ensemble des critères imposés par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mars 2025, le préfet de l'Hérault conclut au rejet du recours.

Il soutient que les moyens invoqués sont infondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 novembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique:

- le rapport de M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant algérien né le 16 mai 2006 à Oran, déclare être entré en France le 20 septembre 2022, muni d'un visa court séjour "Etats Schengen" valable du

11 mars 2022 au 10 mars 2024. Le 15 juillet 2024, le préfet de l'Hérault a pris à son encontre un arrêté portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et interdiction de retour d'une durée de trois mois. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué, qui n'a pas à rappeler de manière exhaustive l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle de l'intéressé, comporte les considérations de droit et de faits fondant chacune des décisions qu'il comporte. Le moyen tiré de l'insuffisante de motivation des décisions attaquées doit, par suite, être écarté.

3. En deuxième lieu, il ne ressort ni de l'arrêté attaqué, ni des autres pièces du dossier que le préfet de l'Hérault n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de

M. A. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A aurait déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Par suite, ces moyens doivent être écartés.

4. En troisième lieu, l'article L. 110-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que les dispositions de ce code s'appliquent " () sous réserve () des conventions internationales () ". Les stipulations de l'accord franco-algérien du

27 décembre 1968 régissent de manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent séjourner en France et les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés. Par suite, un ressortissant algérien ne peut utilement invoquer les dispositions des articles L. 423-22, L. 435-3 et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, M. A ne peut utilement soutenir que le préfet de l'Hérault aurait commis une erreur de droit en ne faisant pas application desdits articles du code.

5. En quatrième lieu, d'une part, l'accord franco-algérien ne contient aucune disposition équivalente à celle prévue aux articles L. 423-22 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permettant d'admettre exceptionnellement au séjour un ressortissant étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance. D'autre part, il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments caractérisant la situation de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation portée sur la situation personnelle de l'intéressé.

6. Il ressort des pièces du dossier que M. A est entré sur le territoire français en septembre 2022, a été placé à l'aide sociale à l'enfance jusqu'à sa majorité, et a été scolarisé en France durant deux ans. Il ressort également des pièces du dossier qu'il n'est pas isolé en Algérie, où vivent ses parents, son frère et sa sœur. En outre, il ressort des bulletins scolaires de l'intéressé, versés au dossier, des absences récurrentes et de faibles notes dans plusieurs matières. Ainsi, nonobstant la réalisation d'un stage, le parcours scolaire du requérant ne constitue pas, à lui seul, un motif exceptionnel d'admission au séjour. De plus, le requérant n'établit ni même n'allègue être dans l'impossibilité de poursuivre sa scolarité dans son pays d'origine, l'Algérie, ni ne pouvoir solliciter un visa de long séjour afin de pouvoir revenir régulièrement sur le territoire français. Dans ces conditions, le préfet de l'Hérault n'a pas méconnu son pouvoir général de régularisation et ne saurait être regardé comme ayant entaché l'arrêté en litige d'une erreur manifeste d'appréciation.

7. En cinquième lieu, si le requérant soutient que le préfet de l'Hérault aurait commis une erreur de fait en mentionnant que sa situation ne lui permet pas de se voir délivrer un certificat de résidence algérien, son placement à l'aide sociale à l'enfance jusqu'à sa majorité ainsi qu'une scolarité en France durant deux ans ne lui donnent aucun droit automatique au séjour. Par suite, le moyen doit être écarté

8. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit () au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus (). "

9. Il ressort des pièces du dossier que M. A est présent sur le territoire national depuis septembre 2022, et qu'ainsi, il a vécu une grande partie de son existence hors de France. De plus, la seule circonstance que l'intéressé établit une scolarité en France depuis deux ans, laquelle peut être poursuivie en Algérie, ne justifie aucunement la délivrance d'un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale ". En outre, si la prise en charge du requérant par l'aide sociale à l'enfance est due à son isolement et à l'absence d'accompagnement familial en France, il ressort des pièces du dossier qu'il n'est pas dépourvu d'attaches en Algérie, où résident ses parents, son frère et sa sœur, et où il peut poursuivre sa vie privée et familiale. Et il demeure loisible au requérant de solliciter un visa long séjour auprès des autorités consulaires en Algérie et de revenir régulièrement sur le territoire national s'il souhaite effectuer des études en France. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 doit être écarté.

10. En septième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des autres pièces du dossier que le préfet de l'Hérault se serait estimé en situation de compétence liée pour édicter le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français en litige. Le moyen doit donc être écarté.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

11. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".

12. En premier lieu, l'arrêté contesté comporte l'indication des considérations de droit et de fait fondant, tant en son principe qu'en sa durée, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français au requérant pendant trois mois, et permet à l'intéressé de comprendre les motifs de cette interdiction. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

13. En second lieu, il ressort des termes de l'arrêté en litige que le préfet de l'Hérault a examiné la situation de M. A au regard des quatre critères prévus à l'article précité, et indiqué qu'ainsi, si la présence du requérant ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, il ne peut se prévaloir d'une longue durée de présence en France, ni n'établit y avoir noué des liens particulièrement intenses. Par suite, c'est sans commettre d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation que le préfet de l'Hérault a fixé la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français à trois mois.

14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation du recours doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique doivent être également rejetées. Aucun dépens n'ayant été exposé dans le cadre de la présente instance, les conclusions tendant à ce qu'ils soient mis à la charge de l'Etat doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A, à Me Cissé et au préfet de l'Hérault.

Délibéré à l'issue de l'audience du 13 juin 2025 à laquelle siégeaient :

M..B, président,

Mme Pastor, première conseillère,

Mme Doumergue, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2025.

Le rapporteur,

V. BL'assesseur le plus ancien,

I. Pastor

Le greffier,

F. Guy

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 27 juin 2025.

Le greffier,

F. Guyfg

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions