LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2500093

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2500093

mercredi 15 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2500093
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 18 novembre 2024 par laquelle la commune de Montpellier a placé Mme B, auxiliaire de puériculture, en disponibilité d'office pour raison de santé pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de la durée limitée de la mesure et du versement d'un demi-traitement. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 janvier 2025, Mme A B, représentée par Bezaud avocat, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 18 novembre 2024 de la commune de Montpellier la plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé pour six mois ;

2°) d'enjoindre à la commune de Montpellier de lui proposer une période de préparation au reclassement ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Montpellier la somme de 1 500 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que sa candidature à un poste à la direction départementale des territoires et de la mer de l'Hérault a été retenue par courriel du 6 décembre 2024, le poste sera vacant en mars 2025 mais cette direction souhaite la recruter comme contractuelle dès janvier, ce qu'empêchent son placement en disponibilité et l'absence de reclassement;

- il existe des moyens créant un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Rabaté, vice-président, pour statuer sur les requêtes en référés.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, auxiliaire de puériculture employée par la commune de Montpellier depuis juin 2023, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 18 novembre 2024 de la commune de Montpellier qui, suivant l'avis du conseil médical en formation restreinte , se prononce en faveur d'une expertise médicale sur son aptitude aux fonctions d'auxiliaire puéricultrice et la place en disponibilité d'office pour raison de santé pour six mois à compter du 25 septembre 2024.

2. En vertu de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

3. Il ressort de l'examen de la décision attaquée que celle-ci, prise pour six mois, n'est en vigueur que jusqu'au 24 mars 2025, et que la requérante est rémunérée durant ces six mois par un demi-traitement malgré son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé. Si l'intéressée fait valoir qu'elle ne pourra obtenir un poste à la direction départementale des territoires et de la mer de l'Hérault qui sera vacant en mars 2025, elle ne le démontre pas, ni n'établit l'impossibilité d'obtenir un autre emploi à cette date. Par suite, la décision du 18 novembre 2024 ne peut être regardée comme portant une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de Mme B.

4. Il s'ensuit que la condition d'urgence n'est pas remplie, et que les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative peuvent être rejetées sans audience et procédure contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code, ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées à fin d'injonction et au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

5. Il convient, à toutes fins utiles, de rappeler à la requérante et à son conseil qu'une amende peut être infligée en cas de requête abusive en application de l'article R.741-12 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Montpellier, le 15 janvier 2025.

Le juge des référés,

V. Rabaté

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 15 janvier 2025,

La greffière,

B. Flaesch

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions