lundi 24 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2501363 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | NIVET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 février 2025, la société LPJS et M. B A, représentés par Me Nivet, demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 3 février 2025 qui suspend pour 28 jours l'agrément de controleur technique de véhicules légers de M. A ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la condition d'extrême urgence est satisfaite ;
- sur l'atteinte grave et manifestement illégale portée à une liberté fondamentale : l'administration a méconnu la liberté fondamentale que constitue la liberté du commerce et de l'industrie en la privant de revenu ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Rabaté, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. En vertu de l'article L. 521-2 du code de justice administrative le juge des référés peut, en cas d'urgence caractérisée, ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une autorité administrative aurait porté une atteinte grave et manifestement illégale. L'article L. 522-3 de ce code prévoit que le juge des référés peut rejeter une requête par une ordonnance motivée, sans instruction contradictoire ni audience publique, lorsqu'elle ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. Les requérants n'apportent aucun élément démontrant que l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 3 février 2025 qui suspend pour 28 jours l'agrément de controleur technique de véhicules légers de M. A porte une atteinte grave et manisfestement illégale à la liberté du commerce et de l'industrie ou à une autre liberté fondamentale. Par suite, leur demande de suspension de l'arrêté, et leurs conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, peuvent être rejetées selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société LPS et de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société LPS et de M. B A.
Fait à Montpellier, le 24 février 2025.
Le juge des référés,
V. Rabaté
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 24 février 2025
La greffière,
C.Touzet
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Conseil d'État — N° 515333
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.
03/05/2026
Conseil d'État — N° 509298
Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 507528
Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.
09/04/2026