mardi 22 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2502140 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BAUTES |
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête enregistrée le 24 mars 2025 sous le n° 2502140, M. C, représenté par Me Bautès, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 janvier 2025 du préfet de l'Hérault portant refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours à compter de la notification de cette décision, fixant le pays de destination, et d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 3 mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour " étudiant ", ou une carte de séjour au titre de la " vie privée et familiale ", ou au titre des " circonstances exceptionnelles " ; ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
II - Par une requête enregistrée le 10 février 2025 sous le n° 2502142, M. C, représenté par Me Bautès, demande au tribunal :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 22 janvier 2025 du préfet de l'Hérault portant refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours à compter de la notification de cette décision, fixant le pays de destination, et d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 3 mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault, à titre principal, dans un délai de 15 jours suivant la notification du jugement si besoin sous astreinte, de lui délivrer, une carte de séjour temporaire, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire enregistré le 4 avril 2025, le préfet de l'Hérault conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que l'arrêté a été retiré, le 1er avril 2025, compte tenu de la transmission par M. C, le 18 mars 2025, de la réponse à l'autorisation de travail nécessaire à l'instruction de sa demande de titre de séjour en qualité de salarié et ce dernier s'est vu renouveler, le même jour, le récépissé à sa demande de titre de séjour, l'autorisant à travailler.
Vu :
- les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les deux requêtes de M. C présentent les mêmes questions à juger et ont fait l'objet d'une instruction commune, il y a donc lieu de les joindre pour statuer par une même décision.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 3º Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 22 janvier 2025 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. C, refus assorti d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours à compter de la notification de cette décision et d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 3 mois. Par décision du 31 mars 2025, le préfet a retiré cet arrêté, puis a remis à l'intéressé, le 1er avril suivant, un récépissé à sa demande de titre de séjour, l'autorisant à travailler. Par suite, il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions des présentes requêtes de M. C tendant à l'annulation et à la suspension de l'exécution de la décision par laquelle le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire ainsi que sur les conclusions aux fins d'injonction.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y pas lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation, de suspension et d'injonction des requêtes n° 2502140 et n° 2502142 de M. C.
Article 2 : Le surplus des conclusions des deux requêtes est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C, au préfet de l'Hérault et à Me Bautès.
Fait à Montpellier, 22 avril 2025.
Le président de la 4ème chambre,
E. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 23 avril 2025.
Le greffier,
D. Martinier
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026