Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par le préfet des Pyrénées-Orientales d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler l’arrêté du maire de Perpignan interdisant une conférence sur l’islamophobie. Le préfet s’est désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 10 septembre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 12 novembre 2025. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la légalité de l’arrêté municipal.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 juin 2025, le préfet des Pyrénées-Orientales demande au tribunal d’annuler l’arrêté municipal du 12 juin 2025 par lequel le maire de Perpignan, dans le cadre de ses pouvoirs de police, a décidé d’interdire la conférence sur l’islamophobie organisée le 13 juin 2025.
Par un mémoire en désistement, enregistré le 10 septembre 2025, le préfet des Pyrénées-Orientales déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1( donner acte des désistements ; (…) ».
2. Par un mémoire en désistement, enregistré le 10 septembre 2025, le préfet des Pyrénées-Orientales déclare se désister purement et simplement de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête présentée par le préfet des Pyrénées-Orientales.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au. préfet des Pyrénées-Orientales et à la commune de Perpignan.
Fait à Montpellier, le 12 novembre 2025.
Le président,
J. Charvin
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 12 novembre 2025,
La greffière,
L. Salsmann