LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2504244

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2504244

lundi 16 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2504244
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de l’association action grand passage visant à annuler l’arrêté du 10 juin 2025 du préfet des Pyrénées-Orientales. Cet arrêté mettait en demeure les occupants de caravanes installées sans autorisation sur le stade Jep Maso à Saint-Laurent de la Salanque de quitter les lieux sous 48 heures. Le tribunal a jugé que la procédure était fondée sur les articles 9 et 9-1 de la loi du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage, et que les moyens soulevés par l’association, notamment l’insalubrité des aires de grand passage proposées, n’étaient pas établis. La solution retenue confirme la légalité de la mise en demeure préfectorale.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 juin 2025, l’association action grand passage doit être regardée comme demandant au tribunal, statuant en application de l’article L. 779-1 du code de justice administrative, d’annuler l’arrêté du 10 juin 2025 du préfet des Pyrénées-Orientales qui met en demeure les propriétaires et occupants de caravanes et de véhicules, établis sans autorisation sur le stade Jep Maso de la commune de Saint Laurent de la Salanque de quitter les lieux dans un délai de 48 heures.

Elle soutient que :
- les aires de grand passage proposés sont impraticables ou insalubres, l’aire d’Argeles a été dégradée par un girobroyeur, et l’aire de Saint-Cyprien est trop proche du centre de tri avec odeurs et déchets, et aucune autre solution n’est proposée ;
- les véhicules partiront au plus tard le 17 juin 2025 à 10 heures.

Par un mémoire enregistré le 14 juin 2025, le préfet des Pyrénées-Orientales, représenté par Me Joubes, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que le recours est irrecevable et que les moyens invoqués ne sont pas fondés

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Rabaté, vice-président, en application des articles L. 779-1 et R. 779-1 et suivants du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Après avoir entendu au cours de l’audience publique du 16 juin 2025 à 10h :
- le rapport de M. Rabaté, juge des référés,
- et les observations de Me Joubes qui persiste dans ses écritures.

L’instruction a été close à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par arrêté du 10 juin 2025 pris en application des articles cités au point 2, le préfet des Pyrénées-Orientales a mis en demeure les propriétaires et occupants de caravanes et de véhicules, établis sans autorisation sur le stade Jep Maso de la commune de Saint-Laurent de la Salanque, de quitter les lieux dans un délai de 48 heures à compter de la notification du présent arrêté, et les a informés qu’à défaut d’exécution de cette mesure il pourra être procédé à leur évacuation forcée. L’association requérante doit être regardée comme demandant l’annulation de cet arrêté.

2. Aux termes de l’article 1er de la loi du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage : « I. - Les communes participent à l'accueil des personnes dites gens du voyage et dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles installées sur des aires d'accueil ou des terrains prévus à cet effet. Ce mode d'habitat est pris en compte par les politiques et les dispositifs d'urbanisme, d'habitat et de logement adoptés par l'Etat et par les collectivités territoriales. II. - Dans chaque département, au vu d'une évaluation préalable des besoins et de l'offre existante, notamment de la fréquence et de la durée des séjours des gens du voyage, de l'évolution de leurs modes de vie et de leur ancrage, des possibilités de scolarisation des enfants, d'accès aux soins et d'exercice des activités économiques, un schéma départemental prévoit les secteurs géographiques d'implantation et les communes où doivent être réalisés :1° Des aires permanentes d'accueil, ainsi que leur capacité ; 2° Des terrains familiaux locatifs aménagés et implantés dans les conditions prévues à l'article L. 444-1 du code de l'urbanisme et destinés à l'installation prolongée de résidences mobiles, le cas échéant dans le cadre des mesures définies par le plan départemental d'action pour le logement et l'hébergement des personnes défavorisées, ainsi que le nombre et la capacité des terrains ;3° Des aires de grand passage, destinées à l'accueil des gens du voyage se déplaçant collectivement à l'occasion des rassemblements traditionnels ou occasionnels, ainsi que la capacité et les périodes d'utilisation de ces aires. (…). Les communes de plus de 5 000 habitants figurent obligatoirement au schéma départemental. (…). ». Aux termes de l’article 9 de cette loi : « I.- Le maire d'une commune membre d'un établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de création, d'aménagement, d'entretien et de gestion des aires d'accueil des gens du voyage et des terrains familiaux locatifs définis aux 1° à 3° du II de l'article 1er peut, par arrêté, interdire en dehors de ces aires et terrains le stationnement sur le territoire de la commune des résidences mobiles mentionnées au même article 1er, dès lors que l'une des conditions suivantes est remplie : 1° L'établissement public de coopération intercommunale a satisfait aux obligations qui lui incombent en application de l'article 2 (…). II.- En cas de stationnement effectué en violation de l'arrêté prévu au I ou au I bis, le maire, le propriétaire ou le titulaire du droit d'usage du terrain occupé peut demander au préfet de mettre en demeure les occupants de quitter les lieux. La mise en demeure ne peut intervenir que si le stationnement est de nature à porter atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques. ». Enfin, aux termes de l’article 9-1 de la même loi : « Dans les communes non inscrites au schéma départemental et non mentionnées à l'article 9, le préfet peut mettre en œuvre la procédure de mise en demeure et d'évacuation prévue au II du même article, à la demande du maire, du propriétaire ou du titulaire du droit d'usage du terrain, en vue de mettre fin au stationnement non autorisé de résidences mobiles de nature à porter atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques. / Les personnes objets de la décision de mise en demeure bénéficient des voies de recours mentionnées au II bis du même article. ».

3. Il résulte de l’instruction que, suite à la plainte du maire de la commune de Saint-Laurent de la Salanque, la brigade de gendarmerie de cette commune a constaté le 8 juin 2025 la présence illicite d’une quarantaine de véhicules et du même nombre de caravanes sur le stade Jep Maso, entrainant nuisances sonores comme les déplacements de véhicules et les tapages musicaux, et branchements électriques dangereux notamment sur les bornes incendies pour l’eau potable. Et ces nuisances ne sont pas contestées par la requérante, qui se borne à arguer du caractère impraticable ou insalubre des autres aires de stationnement et du fait que les véhicules partiront au plus tard le 17 juin 2025 10 heures. Dans ces conditions, le préfet a fait une exacte application des articles cités au point 2, et la requête, sans qu’il soit utile de statuer sur sa recevabilité, doit être rejetée.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de l’association action grand passage est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l’association action grand passage et au préfet des Pyrénées-Orientales.
Copie en sera transmise à la commune de Saint-Laurent de la Salanque.

Fait à Montpellier, le 16 juin 2025.


Le juge des référés,

V. Rabaté



La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Montpellier, le 16 juin 2025,
La greffière,




A-L. Edwige

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions