Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contestant le refus de la commission de médiation de l’Hérault de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante n’a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation du tribunal fondée sur l’article R. 772-6 du code de justice administrative. En application des articles R. 412-1 et R. 222-1 du même code, l’absence de production de la décision contestée entraîne l’irrecevabilité de la requête, qui n’a pas été régularisée dans le délai imparti.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2025 et complétée le 8 août suivant, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler une décision par laquelle la commission de médiation de l’Hérault a rejeté son recours tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social en application des dispositions du II de l’article L. 441-2-3 du code de de la construction et de l’habitation.
Par un courrier du 28 juillet 2025 envoyé en lettre recommandée avec avis de réception, auquel était joint le formulaire prévu par l’article R. 772-6 du code de justice administrative, le tribunal a invité Mme B... à régulariser sa requête, dans un délai de quinze jours, à peine d’irrecevabilité, en produisant la décision attaquée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. ».
2. Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée de la décision attaquée, ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant du dépôt de la réclamation. ».
3. En dépit de la demande de régularisation envoyée par lettre recommandée avec avis de réception le 28 juillet 2025 la requérante n’a pas, à l’expiration du délai qui lui était imparti, produit la décision qu’elle entend contester et n’a pas justifié de l’impossibilité de la produire. Par suite, la requête de Mme B..., qui n’a pas été régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Montpellier, le 28 octobre 2025.
La présidente de la 6ème chambre,
S. Encontre
La République mande et ordonne au préfet de l’Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 28 octobre 2025.
La greffière,
F. Roman